La Guinée française était une colonie de 1891 à 1946, puis un territoire d'outre-mer français en Afrique de l'Ouest. Elle intègre la fédération coloniale de l’Afrique-Occidentale française à partir de 1895.
Le territoire devint indépendant en 1958 en tant que république de Guinée.
Histoire vignette|gauche|Palais du gouverneur de Guinée française à Conakry (1956) Le décret du a transformé la colonie des Rivières du SudMission permanente des Nations Unies en Guinée en Guinée françaiseSite diplomatie.gouv.fr : fiche sur la guinée. Le décret du la démembre en trois colonies : Guinée française, Côte d'Ivoire et Bénin. Il faudra attendre 1899 pour que ses frontières soient fixéesSite stat-guinee.org : Histoire.
La colonie est initialement divisée en quatre cercles : le Rio Nunez (chef-lieu Boké), le Rio Pongo (chef-lieu Boffa), le Dubréka (chef-lieu éponyme) et la Mellacorée (chef-lieu Benty). Le cercle de Faranah est rattaché en 1895 et le Fouta-Djalon est conquis l'année suivante.
La Guinée prend sa forme presque définitive par l'adjonction de la partie sud du Soudan français, lors de sa division par le décret du (cercles de Beyla, Dinguiray, Kankan, Kissidougou, Kouroussa et Siguiri).
La délimitation des frontières avec la Sierra Leone, qu'elle encercle partiellement, et avec la Guinée-Bissau donne lieu à de nombreux conflits.
Elle faisait partie de l'Afrique-Occidentale française (AOF) à partir de 1904La Guinée.
La Guinée française devient un territoire d'outre-mer (TOM) dans le cadre de la Constitution française du Université Laval : fiche sur la Guinée et le reste jusqu'à la fin de la Quatrième République en 1958.
Contrairement aux autres colonies de l'AOF, qui approuvent la constitution de la Cinquième République, la Guinée la rejette. En 1958, les première deviennent ainsi des républiques autonomes membres de la Communauté française (lesquelles deviendront indépendantes en 1960), tandis que la Guinée se sépare de la France à l'occasion de l'indépendance prônée par le président Ahmed Sékou Touré. Le général de Gaulle considérera cela comme un affront et la nouvelle république de Guinée ne bénéficiera d'aucun investissement français, les institutions seront détruites par les fonctionnaires français avant de quitter le pays. Seule l'URSS apportera son aide au président Sékou Touré.
Pacification et résistance vignette|droite|Hôpital Ballay, Conakry (v. 1905) La colonisation se déroulait tranquillement sur les côtes ou au Fouta Djalon car ces régions étaient faciles d'accès soit par la mer soit par le fleuve Sénégal et le climat était plus supportable pour les colonisateurs.
Par contre, dans certaines régions, une résistance s'est élevée contre l'occupant. Des chefs tels que Mahmadou Lamine et Samory Touré vont se convertir à l'islam et essayeront de convertir les régions voisines. Ils harcèleront continuellement le colonisateur dans de durs combats.
Vers 1912, la conquête armée totale de la Guinée sera effective.
Administration Lors de sa création la colonie est constituée de 4 cercles issus des Rivières du Sud, le Rio Nunez (chef-lieu Boké), le Rio Pongo (chef-lieu Boffa), le Dubréka (chef-lieu éponyme) et la Mellacorée (chef-lieu Benty). Le cercle de Farnah est rattaché en 1895. En 1900, elle reprend une partie du Soudan français et obtient 6 nouveaux cercles : Beyla, Dinguiray, Kankan, Kissidougou, Kouroussa et Siguiri. Labé est érigée en cercle en 1903, N'Zérékoré en 1917Archives nationales d'Outre-mer, Guinée française, 6 décembre 2017. En 1929, la colonie est composée de 18 cercles, 8 subdivisions et deux communes mixtesPaul Pollacchi, Atlas colonial français, Editions de l'Illustration, 1929..
L'éducation 140 px|vignette|droite|Timbre AOF, Guinée (1947) Pendant la colonisation, très peu de Guinéens étaient scolarisés (moins de 12 %) et l'enseignement supérieur n'existait pas.
Les étudiants devaient aller à Dakar au Sénégal pour avoir un enseignement de qualité.
Développement économique Dans le cadre de la politique de mise en valeur voulu par l'administration coloniale, des routes ainsi que des voies ferroviaires et aéroportuaires sont développés dans le territoire pour l'exploitation des ressources naturelles évacuées à partir du Port de Conakry. D'où une forte syndicalisation qui s'est concrétisée par des mouvements de grèves de la part des ouvriers.
Elle devient un site d'extraction de bauxite. En 1921, Alcan, par sa filiale "Bauxites du midi", y prospecte. Bauxites du Midi, fondée en 1912 à Paris, a commencé des travaux d'exploitation sur l'île de Tamara en 1937, précédés d'une campagne de prospection en 1936-1937"L'avenir de la Guinée Française", par Roland Pré Gouverneur du Territoire , 1951, Editions guinéennes. Conakry. 1951 . En 1948 et 1950 la bauxite guinéenne des îles de Los est expédiée en petites quantités vers les alumineries Alcan du Saguenay-Lac-Saint-Jean au Québec, le site cessant son activité en après l'indépendance.
Soldats guinéens Près de sont mobilisés pendant la Première Guerre mondiale et près de pendant la Seconde.
Voir aussi
Articles connexes Histoire de la Guinée (1675-1682) Imamat du Fouta-Djalon (1725-1896), Empire Baté (1550?-1879), Empire Ouassoulou (1878-1898) Campagne du Soudan (1880-1893), Bataille de Woyowoyanko (1883), Bataille de Porédaka (1896) Convention anglo-française de 1882 Colonie française de Gorée et dépendances (1854), dont les comptoirs de Rivières du Sud (1882-1891), devenant "Guinée française" (1891-1946) Afrique-Occidentale française (1895-1956) Comité d'études historiques et scientifiques de l'Afrique occidentale française (1915-1936) Administrateurs coloniaux en Guinée française
Liens externes Images anciennes de la Guinée
Notes et références
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