La Cage aux folles est un film franco-italien d'Édouard Molinaro, adapté de la pièce de théâtre éponyme et sorti en 1978.

Succès commercial en France, il demeure également de 1980 à 1998 le film de langue étrangère le plus vu aux États-Unis« Classement des films de langue étrangère les plus vus aux États-Unis » sur Box Office Mojo...

Édouard Molinaro réalise une suite, La Cage aux folles 2, basée sur un scénario original en 1980. Un troisième volet réalisé par Georges Lautner, La Cage aux folles 3, sort en salles en 1985.

Synopsis Renato Baldi et Albin Mougeotte forment un couple homosexuel installé à Saint-Tropez, où ils dirigent un cabaret de travestis, La Cage Aux Folles. Albin en est l'artiste principal sous le pseudonyme de Zaza Napoli.

Renato a eu autrefois une brève liaison avec une femme, dont est né un fils, Laurent. Celui-ci annonce à son père son intention d'épouser sa compagne, Andréa. Si Renato se réjouit du bonheur de son fils, la situation se complique lorsqu'il apprend qu'Andréa est la fille de Simon Charrier, député et figure éminente du parti ultraconservateur « Union pour l'ordre moral », connu pour ses positions rigoristes.

Craignant de choquer ses futurs beaux-parents, Laurent demande à son père de présenter l'image d'une famille traditionnelle lors de la rencontre officielle. Renato accepte à contrecœur, ce qui implique d'écarter temporairement Albin, au risque de le blesser profondément. Parallèlement, Simon Charrier, fragilisé par un scandale politique touchant son parti, voit dans ce mariage une occasion de restaurer son image publique, ce qui renforce ses exigences à l'égard de la famille de Laurent. Andréa, consciente de la réalité, choisit de dissimuler la vérité à son père.

Après plusieurs tentatives maladroites pour éloigner Albin sans l'offenser, le conflit éclate au sein du couple. Partagé entre l'amour qu'il porte à Albin et son désir d'aider son fils, Renato sollicite même Simone, la mère de Laurent, afin qu'elle se fasse passer pour son épouse, ce qui accroît la tension. Finalement, il accepte qu'Albin soit présent lors de la rencontre.

Le jour venu, Albin décide, à l'insu de Renato et de Laurent, de se présenter déguisé en femme afin d'endosser le rôle de la mère de Laurent. Les époux Charrier, suivis en secret par des journalistes, arrivent sans savoir qu'ils se trouvent dans les locaux de La Cage aux Folles. Une série de quiproquos conduit finalement à la révélation de la vérité.

Alors que les journalistes cherchent à exploiter la situation, Albin imagine un stratagème : déguiser les époux Charrier en habitués du cabaret afin de leur permettre de quitter les lieux discrètement. En échange, il obtient leur bénédiction pour le mariage des deux jeunes gens. Le subterfuge réussit et l'union peut avoir lieu.

Fiche technique

Titre français : La Cage aux folles Titre italien : Litt. « Le vice » en italien. Réalisation : Édouard Molinaro Scénario : Francis Veber et Édouard Molinaro d'après la pièce de Jean Poiret Adaptation et dialogues : Jean Poiret, Francis Veber, et Édouard Molinaro Musique : Ennio Morricone Décors : Mario Garbuglia, assisté de Ferdinando Giovannoni et Tiziana Cassoni Tableaux naïfs de la collection Sonia Duska Barbieri Costumes : Ambra Danon Costumes d'Ugo Tognazzi et Michel Serrault dessinés par Piero Tosi et réalisés par Carlo Palazzi. Photographie : Armando Nannuzzi Son : Mario Dallimonti Montage : Robert et Monique Isnardon Production : Sociétés de production : Les Artistes associés (Paris), Da Ma Produzione (Rome) Sociétés de distribution : Les Artistes associés Pays de production : , Langue de tournage : français / italien Format : Couleurs (Eastmancolor) - 35 mm - 1,75:1 - son stéréo Genre : Comédie Durée : Dates de sortie : Italie : France : Affiche : Jouineau Bourduge (France)

Distribution

Ugo Tognazzi (VF : Pierre Mondy) : Renato Baldi Michel Serrault (VI : Oreste Lionello) : Albin Mougeotte / « Zaza Napoli » Rémi Laurent : Laurent Baldi Claire Maurier : Simone Deblon, mère de Laurent : Andréa Charrier, fiancée de Laurent Michel Galabru : Simon Charrier, député conservateur Carmen Scarpitta (VF : Martine Messager) : Louise Charrier, sa femme Benny Luke (VF : Greg Germain) : Jacob, « bonne » de Renato et Albin Venantino Venantini (VF : Roger Rudel) : le chauffeur de Charrier Carlo Reali : le videur Guido Cerniglia : le docteur Piero Mazzinghi : un journaliste Peter Boom (VF : Roger Souza) : un serveur au restaurant Giancarlo Pellegrini : un assistant de la boîte de nuit . ( : Jacques Balutin)</small> : un assistant de la boîte de nuit : Mercedes. Liana Del Balzo (VF : Jacqueline Porel) : , mère de Simon Walter Lucchini. : le partenaire de Zaza, mâcheur de chewing-gum Margherita Horowitz (VF : Jacqueline Porel) : la secrétaire de Simone Deblon Bruno Sgueglia (VF : Pierre Garin) : un journaliste

Production Malgré le succès, la pièce n'a jamais été filmée en intégralitéL'Institut national de l'audiovisuel ne possède qu’un enregistrement de 65 minutes.|https://madelen.ina.fr/content/la-cage-aux-folles-68793 et aucun producteur français n'accepta de l'adapter au cinéma. C'est la raison du recours à une coproduction italienne, impliquant l'emploi de nombreux acteurs italiens en lieu et place de la distribution française, à commencer par Ugo Tognazzi à la place de Jean Poiret...

Alors que son contrat le prévoyait, Ugo Tognazzi refusa au dernier moment de jouer en français, craignant d’être éclipsé par le rôle plus flamboyant de Michel Serrault, ce qui fut difficile pour ce dernier car comprenant mal l’italien.

Il fut doublé par Pierre Mondy, ami de Jean Poiret et Michel Serrault, et également le premier metteur en scène de la pièce en 1973. Le film a été tourné dans les studios de Cinecittà à Rome tout comme ses deux suites La Cage aux folles 2 (1980) et 3 (1985).

Accueil Le film remporte un gros succès public en France comme en Italie. Il a valu à Michel Serrault son premier César du meilleur acteur en 1979. Il en remportera deux autres par la suite : en 1982 pour Garde à vue et en 1996 pour Nelly et Monsieur Arnaud.

Le film est diversement accueilli dans le milieu gay, certains critiquant la mise en avant d'homosexuels caricaturalement efféminés, d'autres soulignant que le film met en scène un couple gay sympathique et ayant élevé un enfant délaissé par sa mère.

Box office Le film a également été un succès commercial, demeurant de 1980 à 1998 le film en langue étrangère le plus vu aux États-Unis. Il a réalisé en France. et aux États-Unis, soit un total de pour ces deux pays, auquel il faut ajouter en Hongrie (liste non exhaustive).

La Cage aux follesSourcesPaysDatesEntréesTotal

Birdcage, remake américain de Mike Nichols sorti en 1996, avec Robin Williams et Gene Hackman, sera le neuvième film de l'année aux États-Unis avec ..

Distinctions Récompenses César 1979 : Meilleur acteur pour Michel Serrault Golden Globes 1980 : Meilleur film étranger

Nominations Oscars 1980 : Meilleur réalisateur Meilleurs costumes Meilleure adaptation

Autour du film

Le personnage de Zaza est inspiré par Michou, célèbre directeur de cabaret. ; La petite amie de Laurent s'appelle Adrienne dans la version italienne, probablement parce qu'Andréa aurait prêté à confusion avec le prénom masculin italien Andrea. Ce film compte deux remakes, l'un américain et officiel intitulé Birdcage sorti en 1996 et réalisé par Mike Nichols, l'autre vietnamien intitulé Ngoi Nha Buom Buom (titre anglophone : Butterfly House) sorti en 2019 et réalisé par Huynh Tuan Anh, où l'auteur de la pièce, bien que fidèlement adaptée, n'est pas crédité.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Danny Peary, « La Cage aux Folles », Cult Movies, coll. A Delta Book, Dell, New York, 1981, pages 192-194 ; Carolyn A. Durham, « La Cage aux Folles 2: The inversion of laughter », Jump Cut, 1982 ; John Simon, « La Cage aux Folles », Something to Declare (Twelve Years of Films from Abroad), Clarkson N. Potter, New York, 1983, pages 383-387 ; B. Ruby Rich, New Queer Cinema, Sight and Sound, Leonard Maltin, « La Cage aux folles », Leonard Maltin's 2001 Movie & Video Guide, Signet, New York, 2000, page 761 ; Claude Bouniq-Mercier, « La Cage aux folles », Guide des films de Jean Tulard, tome I, coll. Bouquins, éditions Robert Laffont, Paris, , page 477 ; Alain Brassart, « La représentation de l'homosexuel(le) dans le cinéma français. Quelques pistes de réflexion », Double jeu , 97-112, 2009 ; Édouard Molinaro, « La Cage aux folles », Intérieur soir, éditions Anne Carrière, , pages 83, 150, 175, 177-181, 183, 184, 201, 205, 212, 263, 300 ; Émilie Marolleau, « Subversion, provocation et expérimentation aux États-Unis d'Amérique : le New Queer Cinema des années 1990 à nos jours » dans J.-L. Guerena (éd.), Sexualités occidentales, Presses universitaires François-Rabelais, 2014.

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Liens externes

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