Étienne Fajon, né le à Jonquières (Hérault) et mort le à ArgenteuilRelevé des fichiers de l'Insee., est un instituteur et homme politique français.

Membre du comité central et du bureau politique du Parti communiste français, il est directeur de l'Humanité de 1958 à 1974 et député de 1936 à 1940, de 1945 à 1958 et de 1962 à 1978.

Biographie

Fils d'un petit viticulteur et d'une institutrice, Étienne Fajon sort major de sa promotion à l'école normale d'instituteurs de Montpellier et est nommé instituteur près de Jonquières en . Il adhère au Parti communiste français (PCF) au début de 1927.

Au début des années 1930, son poste n'est pas renouvelé à l'Éducation nationale en raison de son appartenance politique. Il s'implante alors à Alès, où il est candidat aux élections législatives et dirige Le Cri du Gard. En 1932, il est élu membre du Comité central du Parti communiste et chargé de l'éducation des militants, responsabilité qu'il conserve jusqu’à 1948, et assume à nouveau de 1974 à 1979.

Étienne Fajon est élu député de la Seine (dans la de Saint-Denis) en 1936. Il siège dans la commission du règlement, la commission de la législation civile et criminelle et la commission de l'enseignement et des beaux-arts..

Le , il est mobilisé à Marseille comme maréchal-des-logis. Après la dissolution du Parti communiste, il adhère au nouveau groupe parlementaire communiste, le groupe ouvrier et paysan français, créé le . Durant la drôle de guerre et en accord avec la position du PCF depuis la signature du Pacte germano-soviétique condamnant la « guerre impérialiste », le , à la chambre des députés, il justifie l'invasion de la Finlande par l'URSS et déclare que la guerre menée par la Grande-Bretagne et la France n'est pas une « guerre de défense de la liberté » ...

Le , il est déchu de son mandat de député et condamné le par le militaire de Paris à de prison, d'amende et de privation de ses droits civils et politiques pour reconstitution de ligue dissoute.. Il est incarcéré au Cherche-Midi, à la Santé, à Angers, à l’île de Ré, à Tarbes, au Puy, puis transféré en en Algérie au bagne de Maison Carrée. Comme ses 26 camarades députés emprisonnés, il n'est libéré que le .

le , Étienne Fajon devient membre de l'Assemblée consultative provisoire à Alger en remplacement de François Billoux nommé commissaire d'État.

À partir de 1945, il fait partie de la première et de la deuxième Assemblée constituante. Le , il dénonce devant l'Assemblée les émeutes, ainsi que les « hitlériens d'Algérie » qui les ont provoquées, qui ont conduit aux massacres de Sétif, Guelma et Kherrata (Algérie) et déclare que ces tueries sont la ...

Au sein du Parti communiste, il gravit rapidement les échelons : il est membre du Comité central (1932-1990), du Bureau politique (1945-1979) et du Secrétariat (1954-1956 et 1970-1976). Il est également, avec Georges Cogniot, le représentant du PCF au Kominform à sa création.

Par ailleurs, il devient directeur-adjoint (1948-1958), puis directeur (1958-1974) de L'Humanité. Il est également directeur de la revue pédagogique du PCF L'École et la Nation à sa fondation en 1951Notice bibliographique de la BNF..

Lors des événements de Mai 68, Étienne Fajon fait partie des 20 députés communistes qui déposent, avec 49 autres, une motion de censure le à l’Assemblée nationale, laquelle condamne le régime gaulliste qui .

Mandats Député PCF de la Seine (1936-1940, 1945-1958 et 1962-1967) Député PCF de la Seine-Saint-Denis (1967-1978) (Épinay-sur-Seine, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Ouen et L'Île-Saint-Denis)

Ouvrages Les grands problèmes de la politique contemporaine, Bureau d'Éditions, 1938. Le Communisme et l'homme, Éditions Liberté, 1943. En feuilletant l'Humanité (1904-1964), Éditions de l'Humanité 1964. L'Union est un combat, Éditions Sociales, 1975. Ma vie s'appelle liberté, préface de Georges Marchais, Éditions Robert Laffont, 1976. ABC des communistes, Éditions Sociales, 1979

Distinctions () 50px Ordre de l'Amitié des peuples. ()

Notes et références

Sources Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français

Liens externes

Jacques Chancel reçoit Étienne Fajon lors de l'émission Radioscopie du 12 avril 1976

Catégorie:Député de la Seine (Troisième République) Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1945 Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1946 Catégorie:Député de la Seine (Quatrième République) Catégorie:Député de la première législature de la Quatrième République Catégorie:Député de la deuxième législature de la Quatrième République Catégorie:Député de la troisième législature de la Quatrième République Catégorie:Député de la IIe législature de la Ve République Catégorie:Député de la IIIe législature de la Ve République Catégorie:Député de la IVe législature de la Ve République Catégorie:Député de la Ve législature de la Ve République Catégorie:Député de la seizième législature de la Troisième République Catégorie:Personnalité politique liée au Gard Catégorie:Député de la Seine Catégorie:Député de la Seine-Saint-Denis Catégorie:Député membre du Parti communiste français Catégorie:Candidat aux élections législatives françaises de 1958 Catégorie:Collaborateur de L'Humanité Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de l'Amitié des peuples Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en septembre 1906 Catégorie:Naissance dans l'Hérault Catégorie:Décès en décembre 1991 Catégorie:Décès à Argenteuil (Val-d'Oise) Catégorie:Décès à 85 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 97)