vignette|Tombe de Théodore Gouvy à Hombourg-Haut Louis Théodore Gouvy est un compositeur français, né à Goffontaine (un quartier de Sarrebruck en Allemagne) le et mort à Leipzig le . Il est enterré à Hombourg-Haut en Lorraine.
Biographie Né dans une famille francophone en Sarre peu après qu'elle est devenue prussienne en 1815 à la suite de la bataille de Waterloo et du traité de Paris, Gouvy est prussien de naissance alors que deux de ses frères aînés (nés à Goffontaine, antérieurement encore en France) sont français. Il est scolarisé au collège de Sarreguemines, puis au lycée de Metz.
Il étudie le droit puis la musique à Paris. Le Conservatoire de Paris lui demeurant fermé en raison de sa nationalité prussienne, il suit des cours privés avec Antoine Elwart et Pierre-Joseph ZimmermanCieslik, Astrid, Die Klaviermusik des Lothrinischen Komponist Théodore Gouvy (1819-1898), Thèse de doctorat, Sarrebruck, Université de la Sarre, 2013.. Il se perfectionne également au contact des musiciens de Francfort, Leipzig et Berlin, où il rencontre entre autres Franz Liszt. Il séjourne ensuite à Rome où il fréquente un cercle de musiciens parmi lesquels , Eduard Franck et Niels Gade. Il n'accède à la citoyenneté française par naturalisation qu'à .
Gouvy vit et compose longtemps à Hombourg-Haut en Moselle, chez son frère maître des forges. Il est un homme de double culture, française et allemande, d'où il tire son inspiration et sa particularité. Bien qu'il y soit connu et reconnu de son vivant, il tombe au dans l'oubli.
Hector Berlioz écrit dans le Journal des Débats du : « Qu'un musicien de l'importance de soit encore si peu connu à Paris, et que tant de moucherons importunent le public de leur obstiné bourdonnement, c'est de quoi confondre et indigner les esprits naïfs qui croient encore à la raison et à la justice de nos mœurs musicales. »
Mais Berlioz n'y change rien et Gouvy reste largement ignoré jusqu'à la fin du . C'est toute l'action entreprise dans sa région, la Lorraine, et la redécouverte de son Requiem, avec son vigoureux Dies iræ, qui le fait sortir à nouveau de l'ombre en 1994.
Gouvy obtient le prix Chartier de l'Institut (1875), devient correspondant de l'Académie des beaux-arts en France (1894) puis membre de l'Académie royale de Berlin (1895). Il est également membre fondateur de la Société nationale de musique. Bien que résident en Allemagne après le Traité de Francfort par lequel l'Alsace-Lorraine est annexée à l'Empire allemand, Théodore Gouvy est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1876.
Œuvres L'œuvre de Gouvy demeure largement méconnue bien qu'elle comporte plus de 300 compositions, dont publiés de son vivant. Il a notamment écrit pour grand orchestre dont neuf symphonies, des ouvertures et des variations. La musique de chambre occupe également une place importante dans sa production musicale avec notamment quatre sonates en duo, cinq trios avec piano, onze quatuors, sept quintettes, un énorme répertoire pour piano – à deux et quatre mains et pour deux pianos – , plusieurs partitions pour ensembles à vent, ainsi que de très nombreuses mélodies et des Lieder. On connaît aussi cinq grandes cantates dramatiques – Aslega, Œdipe à Colone, Iphigénie en Tauride, Électre et Polyxène –, deux opéras – Le Cid et Mateo Falcone – ainsi que des grandes œuvres religieuses, dont un Requiem, un Stabat Mater, une Messe brève et la cantate Golgotha.
Les œuvres sans numéro d'opus sont inédites.
Musique pour orchestre
Symphonies Symphonie en majeur, op. 9 (1844-45) Symphonie en fa majeur, op. 12 (1848-49) Symphonie en do majeur, op. 20 (1852) ; création à Paris, salle Herz, le Symphonie en ré mineur, op. 25 (1855 ; révision du finale ; éd. Richault) ; création à Paris en Symphonie en majeur, op. 30 (1857, première version ; deuxième version en 1868) ; création de la première version à Leipzig par l'Orchestre du Gewandhaus en 1865, de la deuxième version à Cologne en 1868 Symphonie en sol mineur, op. 87 (1882 ; seconde version 1892) ; création le par l'orchestre du Gewandhaus de Leipzig, dir. Reinecke Symphonie brève en sol mineur (variations et rondo pour orchestre), op. 58 ; création par Édouard Colonne à Paris le Sinfonietta pour grand orchestre en ré majeur, op. 80 (1885, composition) ; création à Leipzig par l'Orchestre du Gewandhaus le Sinfonietta n°2 en sol mineur
Ouvertures Ouverture de concert en la majeur, op. 13 (1843) Ouverture de concert en mi mineur, op. 14 (1844) Ouverture de concert en la mineur Ouverture de concert en fa majeur (1847) Jeanne d'Arc, ouverture de concert (1851) Le Festival, ouverture de concert (1852) Hymne et marche dans la forme d'une ouverture, op. 35 (1861) Le Giaour, ouverture, op. 14 (1878)
Divers Petite variations sur un thème original Musique d'orchestre inédite (1865) Pastorale pour violon solo et orchestre (1875) Fantaisie symphonique en sol mineur, op. 69 (1879) Variations pour orchestre sur un thème Scandinave (1881) Variations de Schubert arrangées pour orchestre (1881) Divertissement en fa mineur (1891) Paraphrases symphoniques pour grand orchestre, op. 89 (1896)
Musique de chambre
Instruments à vent Petite suite gauloise pour neuf instruments à vents, op. 90 (1888) Ottetto n°1 pour instruments à vent, op. 71 (1879) Ottetto n°2 en sol mineur pour instruments à vent (1886) Sérénade en sol majeur pour otteto Septuor pour instruments à vent dédié à Paul Taffanel (1888) Sérénade en quintette pour vents (1875)
Piano et vents Sonate pour piano et clarinette (ou violon) en sol majeur, op. 67 (1875) Introduction et polonaise pour flûte et piano
Piano et cordes Trio n°1 pour piano, violon et violoncelle, op. 8 (1844) Trio n°2 pour piano, violon et violoncelle, op. 18 (1847) Trio n°3 pour piano, violon et violoncelle, op. 19 (1855) Trio n°4 pour piano, violon et violoncelle, op. 22 (1860) Trio n°5 pour piano, violon et violoncelle, op. 33 (1860) Cinq duettos pour piano et violon, op. 34 (1865)
Allegro moderato Moderato assai Alla breve Allegro non troppo Andantino semplice (Souvenirs du temps passé) Six duettos pour piano et violon, op. 50 (1869)
Prélude Sérénade Capriccio Romance Impromptu Rondo-scherzando Sonate pour piano et violon en sol mineur, op. 61 (1873) Sonate pour piano et violon en sol majeur Sérénade vénitienne en mi mineur pour piano et alto (1875) Décaméron, dix pièces pour piano et violoncelle, op. 28 (1860) Prélude Pastorale Hongroise Nocturne Capriccio Barcarolle Romance Ballade Allegro Marziale Villanelle Sérénade pour piano, violon, alto et violoncelle, op. 31 (1857) Scherzo pour piano, violon, alto et violoncelle Quintette pour piano et quatuor à cordes, op. 24 (1861)
Vents et cordes Sérénade en sextuor n°1 pour flûte et cordes, op. 82 (1888) Sérénade en sextuor n°2 pour flûte et cordes, op. 84 (1890) Sextuor pour flûte et cordes (1891) Nonetto pour octuor à vent et contrebasse (1883)
Orgue et cordes Marche funèbre pour orgue et quintette à cordes ou orchestre à cordes
Cordes Quatuor à cordes en mi mineur (1848) Quatuor à cordes en ré majeur (1848) Quatuor à cordes en la mineur (1848) Quatuor à cordes en si b majeur (1855) Quatuor à cordes n°1 en si b majeur, op. 16 (1857) Quatuor à cordes n°2, op. 16 (1857) Quatuor à cordes n°3, op. 56 (1872) Quatuor à cordes n°4, op. 56 (1873) Quatuor à cordes n°5, op. 68 (1874) Quatuor à cordes en sol mineur (1886) Quatuor à cordes en sol majeur (reconstitution Pierre Thilloy) (1888)
Sérénade pour quintette ou orchestre à cordes, op. 11 (1852) Quatre pièces pour orchestre à cordes Danses suédoise pour orchestre à cordes
Quintette à cordes n°1 en mi mineur (1869) Quintette à cordes n°2 en sol majeur, op. 55 (1869) Quintette à cordes n°3 en ré majeur Quintette à cordes n°4 en si mineur (1871) Quintette à cordes n°5 en mi b majeur (1872) Impromptu pour violoncelle avec accompagnement de quatuor (1878)
Musique pour piano
Piano solo Deux études, op. 1 (1842) Étude n°1, en do mineur Étude n°2, en la majeur
Vingt sérénades Sérénade n°1, en fa majeur, op. 3 Sérénade n°2, en la b majeur, op. 4 Sérénade n°3, en si mineur, op. 5 Sérénade n°4, en mi majeur, op. 6 Sérénade n°5, en sib majeur, op. 7 (1860) Sérénade n°6, en la majeur, op. 10 (1860) Sérénade n°7, en sol majeur, op. 27 (1859) Sérénade n°8, en la majeur, op. 27 (1859) Sérénade n°9, en si b majeur, op. 27 (1859) Sérénade n°10, en mi b majeur, op. 38 Sérénade n°11, en la b majeur, op. 38 Sérénade n°12, en ré b majeur, op. 38 Sérénade n°13, en sol majeur, op. 39 (1865) Sérénade n°14, en ré b majeur, op. 39 (1865) Sérénade n°15,en do majeur, op. 39 (1865) Sérénade n°16, en do majeur, op. 53 (1872) Sérénade n°17, en la mineur, op. 53 (1872) Sérénade n°18, op. 53 (1872) Sérénade n°19, en la majeur, op. 64 (1878) Sérénade n°20, en la b majeur, op. 64 (1878) Sonate n°1, en sol majeur, op. 17 (1844) Sonate n°2, en la majeur, op. 29 (1861) Six études, op. 79 (1886)
Prélude, en do majeur Étude, en la mineur Impromptu, en la majeur Capriccio, en ré # majeur Romance, en sol # majeur Divertimento, en si majeur
Un bouquet à Pippo, valse pour piano Petite chasse pour le pian dédiée à Mlle Preusser Plusieurs petites pièces
Piano quatre mains Sonate n°1, en ré mineur, op. 36 (1861) Sonate n°2, en do mineur, op. 49 (1865) Sonate n°3, en fa majeur, op. 51 (1869) Valse de fantaisie, op. 54 (1870) Variations sur un thème original, op. 52 (1871) Variations sur un thème français, op. 57 (1872) Six pièces, op. 59 (1873)
Prélude Caprice Marche Danse mauresque Thème varié Polonaise Scherzo et Aubade, op. 77 (1883) Trastullo, sept pièces, op. 81 (1890)
Menuet Humoresque Farandole Romance Scherzetto Inter pocula Ballet Ghribizzi, douze pièces, op. 83 (1892)
Prélude Siciliano Barcarolle Burlesca Impromptu Fanfare Bagatelle Chanson portugaise Intermezzo Tambourin Elégie Alla polacca
Intermezzo Tempo di Minuetto Mezza Voce Rondo Rondo Tema con Variazioni
Deux pianos Scherzo en si b majeur, op. 60 (1875) Marche, op. 63 (1875) Sonate en ré mineur, op. 66 (1875) Lilli Bulléro, variations sur un air anglais, op. 62 (1877) Fantaisie en sol mineur, op. 69 (1879) Divertissement en ut mineur, op. 78 (1879)
Musique pour orgue Trois pièces pour orgue
Musique vocale Voix solo et piano Gondoliera, op. 2 (1842) Six Lieder d'après Moritz Hartmann traduits par Adolphe Larmande, pour baryton, op. 21 (1858)
À l'absente (An die Entfernte) Consolation (Trost) Le matin au bord de la mer (Morgen am Meere) Dans les bois (Im Walde) Feuilles qui murmurez (Blätter Lispeln) Amour brisé [Warnung) Douze poésies allemandes de Moritz Hartmann traduites par Adolphe Larmande, pour ténor, op. 26 (1858)
Tu demandes pourquoi (Du fragst warum) Mon cœur barque légère (Du leichter Kahn) Adieu (Leb' Wohl) Mon âme est près de toi (Geh' Hin !) La chanson de printemps (Frühlingslied) Le château dans la forêt (Das Schloss im Walde) Dans un songe enchanté (Und kommst du nicht am Tage) Illusions perdues (Abendgang) Beaux yeux aimés (Ein Blick) À ta gloire et bonheur ! (Ich strebe nach Ruhm) Comme la fleur discrète (Wie die Blume sich verschliesset) La nuit après l'orage (Nacht nach dem Sturme)
Six odes de Ronsard, pour ténor, op. 37 (1866)
Chère Vesper, lumière dorée Du grand Turc je n'ai souci Dieu vous gard' messagers fidèles Lorsque Bacchus entre chez moi À Cassandre Fais rafraîchir le vin
Neuf poésies de Ronsard, op. 41 (1866) Aubade Prends cette rose aimable comme toi Amour, amour, que ma maîtresse est belle Voici le bois que ma sainte angelette Je compare à ta jeune beauté Amour me tue et pourtant ne veuc dire Que dites-vous, que faites-vous, mignonne ? Quand je pense à ce jour où je la vis si belle À Coryon Six poésies de Ronsard, pour ténor ou soprano, op. 42 (1866)
Je meurs hélas ! Le rossignol