156 All Starz est un groupe d'artistes créé sur 156th Street et Broadway par JonOne, Rac7 et Kyle. Ce groupe peignait dans le métro de New York au début des années 1980.
Histoire
Le crew (ou groupe) 156 a été créé sur 156th Street et Broadway par JonOne, Rac7 et Kyle. C'était un groupe d'artistes peignant sur les métros de New York au début des années 1980. L'équipe s'est agrandie aux États-Unis puis s'est répandue en Europe et dans le reste du monde avec l'expatriation de JonOne à Paris. JonOne transmet la gestion du crew à son ami Set 156, puis Set laisse la gestion du crew à Criz. Criz, Set, Jez, et Snatch, dirigent le crew en association avec Chapter Prez dans différentes parties du globe, continuant ainsi à garder l'esprit du crew 156 vivant et dynamique.
Membres les plus notoires
Akut (Allemagne) Falk Lehmann, Akut, est né en 1977 à Schmalkalden en Allemagne. Il commence les tags dans les années 1990. Il étudie la communication visuelle et le design graphique au Bauhaus à Weimar.
Amok (Allemagne) Amok influence toute une génération de graffeurs berlinois et contribue avec Poet 73, Phos 4, cherchant constamment à faire évoluer leurs lettres et Shek avec ses b-boys, à créer le style typique de lettre à Berlin dans les années 1990. Avec Bas2, Ruzd (RIP), Inka, Wesp, Fame184, Rew, ils sont tous très actifs autant sur murs que sur trains .
A-One (États-Unis) Né en 1964 à New-York et mort en 2001 à Paris. Il commence le writing dès l'âge de six ans. Il préféra peindre dans la rue plutôt que de suivre une formation dans une école d'art. En 1984 il est le plus jeune artiste exposé lors de la biennale de Venise.
André (France) André (André Saraiva), né en 1971 à Uppsala en Suède où ses parents avaient fui la dictature de Salazar. André découvre le writing vers l'âge de treize ans à Stockholm qu'il quitte avec ses parents pour Paris. Il affectionne taguer avec un marqueur rose partout dans Paris de Barbès à la porte de Versailles et invente en 1989 Monsieur A, ce fameux Shadok, qu'il produira déguisé parfois en employé de la mairie de Paris : " Je faisais 50 tags par nuit, frénétiquement, compulsivement, j'en ai probablement dessiné environ [...] ". On peut dire que les différentes créations d'André ont marqué les esprits, que ce soit avec les " love graffiti " ces peintures de prénoms commandés par leurs proches, souvent entouré de cœurs graffés près de chez eux, les boites aux lettres qu'il investit systématiquement avec la tête de son Mr A devenue carrée pour mieux épouser la forme de la boite au lettre jaune française, ses formes filaires et ses tags et graffs. Ces multiples interventions ont considérablement augmenté la somme des amendes pour vandalisme. Il peint également des téléphones à la main : " Quand je peins sur une toile ou dans la rue, les gens ont l'impression que c'est plus noble, pas moi, je personnalise moi-même les 40 téléphones, avec mes mains, ce n'est pas industriel et ça me permet de gagner ma vie tout en continuant à peindre! ". André préfère dessiner sur des bouts de papier, des cahiers, des toiles qui échappe à la monstration massive pour lui préférer l'intimité d'être partagée avec des proches, il conçoit ses dessins comme des billets-doux pour partager ce qui ne peut s'acheter (l'amour et la générosité). Il ouvre sa galerie à Paris, La mercerie d'André où il vend les toiles au mètre et en 2002 il ouvre le concept-store BlackBook au Palais de Tokyo. Il organise également depuis les années 1990 de nombreuses soirées, en 2004 il ouvre le club Le Baron à Paris, et en ouvre par la suite à Tokyo, Londres et Shanghai. Il est aussi le fondateur, ou l'associé de nombreux établissements : Chez Moune, le Montana, Castel, les hôtels Amour et Grand Amour sur Paris, l'hôtel Ermitage et le restaurant La fidélité à Saint-Tropez, Béatrice Inn et café Henrie à New-York. Il fut également rédacteur en chef de 2011 à 2015 du magazine de mode L'officiel Homme.
L'Atlas (France) L'Atlas, Jules Dedet, peintre, photographe et vidéaste, est né à Paris en 1978, il est le fils du réalisateur Yann Dedet. L'atlas commence à photographier les tags et graffs avant de taguer vers ses onze ans. Des tags au fat cap dont il module la ligne pour lui donner une dynamique aux emprunts aux calligraphies kufiques qui épousent l'architecture pour en relever les méandres dans les labyrinthes qui représentent son tag, L'Atlas impose son style qu'il soit issu de la pure tradition du writing New-Yorkais ou des traditions arabes. Ses œuvres calligraphiques sont complètement hypnotiques. C'est par le biais de ses études d'histoire de l'Art et d'Archéologie qu'il commence en 1997 à s'intéresser à la calligraphie arabe et chinoise. Il abandonnera ses études où il se nourrissait de savoirs à la suite d'un voyage au Maroc, dans l'Atlas où il suivit une formation avec un maître calligraphe. Il estimait que cela lui offrait plus de créativité. Il travaille dès lors en tant qu'intermittent dans le cinéma à raison d'un film par an. Il manipule du ruban adhésif ce qui ne manque pas de l'inspirer pour ses créations. En 2001 il part au Caire et s'initie aux codes géométriques du kufi, de retour à Paris il commence à faire des boussoles sur le sol et adapte le style kufi à son nom de tagueur le métamorphosant en labyrinthe, dans une quête d'écriture universelle entre phonèmes et idéogrammes, créant ainsi un style unique. Il n'aime pas les cases et son œuvre qui présente parfois des porosités entre peinture, photographie et vidéo répond à un processus de voyage et d'action dans le monde où chacun de ses média saisissent un peu de ce monde pour le retranscrire soit dans l'espace-temps figé d'une œuvre réalisée avec une technique traditionnelle comme la peinture, ou plus récente et nécessitant moins l'intervention de la pensée humaine comme la photographie ou encore dépliant l'espace-temps avec la vidéo. L'Atlas cherche à fabriquer des chemins où l'art s'échappe des espaces clos pour rejoindre la rue, et faire entrer ces espaces publics dans les espaces clos. C’est un morceau du monde qu'il amène à travers le dédale d'une pratique qui se nourrit et s’épanouit hors de l'atelier. Il expose et réalise des œuvres dans le monde entier, et on note parmi ses réalisations des collaborations avec Guerlain, Perrier...
Bando (France) Né en 1965, Bando dont une partie de sa famille vit aux États-Unis grandit entre Paris et New-York, il découvre le writing avec le writer new-yorkais Bear 167 lorsqu'il a quinze, seize ans et le photographe Henry Chalfant en 1981. Il commence à peindre à Paris en 1983 important de facto le style de lettres new-yorkaises et ses tags envahissent dès lors les murs et le métro parisien. Il vole ses peintures et se laisse enfermé la nuit dans le métro pour y peindre avec les 93 NTM. Il explique dans une interview que pour pouvoir peindre il est nécessaire de pouvoir voler ses peintures dont le prix excessif décourage les meilleures volontés, son record est d'avoir dérobé cent bombes de peinture. Il attire à Paris les writers new-yorkais JonOne et Ali, le hollandais Shoe, le groupe anglais TCA (The Chrome Angels) qui compte parmi ses membres Mode 2, qui s'installe à Paris en 1985 et avec qui Bando réalise de nombreuses pièces. Pour Bando les lettres doivent être simples pour être facilement lisibles et les plus grandes possibles pour être les plus visibles. Début des années 1990 il fonde trois labels : Pure Records (plutôt Funk), Desco Records (Funk/ Disco fondé à New York avec Gabe Roth) et Soul Fire Records (fondé sans Gabe Roth).
Bates (Danemark) Il est né à Copenhague en 1971, il commence le writing en 1984, son travail connu internationalement tourne essentiellement autour de la lettre , il commence à poser Bates en 1986. Il réalise sa première toile en 1985 et vend ses toiles à partir de 1987.
Belin (Espagne) Belin (Miguel Ángel Belinchón Bujes), est né en 1979 à Linares en Espagne. Il passe progressivement de la lettre au personnage. C'est un artiste préférant au programme d'éducation artistique obsolète la liberté de se former seul dans les bibliothèques, les musées et l'expérience picturale. Il privilégie la créativité dans son travail qui est reconnu dans le monde entier. Il réalise des figures hyper-réaliste qu'il décrit comme une expérience post néo-cubiste, sans grille, projecteur ou modèle.
Beto (Espagne) Beto est né à Madrid en 1976. C'est un artiste autodidacte qui développe son style caractéristique basé sur l'étude des formes et des couleurs affectées par la lumière.
Brone (France) Brone aka Bomb Revolution, est né à Paris et vit à Berlin. Il commence à taguer en 1987 et réalise sa première pièce en 1988. Dès lors il se passionne sur les subtilités de l'art de l'écriture et visite de nombreuses villes : New York, Sydney, Berlin... afin de découvrir les scènes du writing étrangères. C'est un artiste autodidacte reconnu pour ses pièces sur les rames de métro, les voies ferrées, les rues ainsi que pour ses réalisations en terrain. Pour Brone, les scènes artistiques européennes du writing sont influencées par les New-Yorkais qui interprètent leur style, que ce soit à Paris dont le style de lettre est basé sur celles de Bando (Paris), qui a influencé toute l'Europe avec Shoe (Amtersdam), celles des BBC (Paris), avec JayOne (Paris), les freestyles de JonOne (New York) et Mode 2 (Londres) pour les personnages, comme à Berlin dont la scène est influencée par les BBC et T-Kid (New York). Ces pionniers prennent leurs influences chez Dondi, T-Kid, Seen et la vielle école de New York. On distingue chez Brone deux styles qu'il considère comme complémentaire : le freestyle et le lettrage, qu'il travaille, essentiellement sur feuille libre, privilégiant la qualité à la quantité et le développement de nouveaux styles. La tradition du freestyle est venue avec l'installation de JonOne à Paris, c'est également pour Brone une marque de 156 que de réaliser des freestyles, pour les lettres Brone puisse ses inspirations avec les TNB.
Colorz (France) Colorz est né en 1972, et marque considérablement la scène du writing français grâce à son omniprésence dans les rues et métros dès 1987. Il ira peindre son premier métro seul en 1988, qui sera le premier métro d'une longue lignée avec son ami Shest qui sera condamné à une peine de prison ferme. Colorz peint seul les lignes de trains de banlieue. Son déménagement de Sartrouville à Paris rend ses tags dans les rues, et les intérieurs de métros parisiens incontournables. C'est un artiste autodidacte possédant un style et une signature. Il acquiert une notoriété en posant sa signature du nord au sud de la France et à l'international en posant à Athènes, Amsterdam (où il peint notamment avec Oeno), New York, Jakarta... Curieux, Colorz aime voyager et s'intéresse à la scène artistique. Il ne souhaite pas restreindre sa création artistique, reflétant l'époque dont il est acteur et témoin. Il commence à réaliser des toiles en 1992. Il expose à travers le monde ses travaux sur la couleur et la matière (bois, plexiglas, aluminium...) qui se veulent être non une illustration de son travail dans la rue, mais la retranscription de cette énergie où il puise son inspiration, et de son vécu.
Colt (France) Colt aka Steph 2 et Pop Corn avant de poser Colt, rejoint Bando dans le groupe qu'il fonde avec Scam, le Bomb Squad 2. Ensemble, ils vont vers 1984 peindre majoritairement la nuit après avoir volé des bombes dans une boutique de bricolage ou autre. Leur technique était pour le moins originale : Colt était installé sur une chaise roulante et ils remplissaient le dessous de la chaise avec des bombes. Il trouve un soir le nom du groupe NTM, Nique Ta mère.
Cope2 (États-Unis)