Les Pennes-Mirabeau est une commune française située dans la banlieue nord de Marseille, dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Pennois(es).
La devise de la commune est en latin « Super pennas ventorum », ce qui signifie « Sur les ailes du vent »AUREILLE Michèle, CHABOT Louis, CAYOL Robert, GERMAIN Anne-Marie, Les Pennes Mirabeau, le temps retrouvé, Barbentane, Equinoxe, 1996, .
Géographie
Perché sur un éperon rocheux entre la route de Martigues et celle de Salon-de-Provence, le village des Pennes-Mirabeau ressemble à une crèche provençale avec son église, son moulin à vent et ses deux châteaux. Pays de collines calcaires et de vallons avec ses reliefs variés, de (), le village est dans un site pittoresque au-dessus d'un coteau isolé, appuyé par sa base à la chaîne des collines de Vitrolles. La commune compte , au dernier recensement.
Située à au nord de Marseille, à de l'aéroport international de Marseille-Provence à Marignane et à quelques minutes de la gare d'Aix-en-Provence-TGV, la commune de offre bien des atouts. En effet, elle rassemble sur son territoire - l'un des plus étendus de la région - des zones urbaines et agricoles, les autoroutes et des petits chemins de campagne, un vaste secteur commercial et des zones d'activités industrielles et de services, des vestiges du passé et un urbanisme tourné vers l'avenir.
Lieux-dits et écarts au nord-est : Plan-de-Campagne, ancienne zone rurale largement convertie en zone commerciale ; au nord-ouest : le Repos, avec la Z.A.C. de l'Agavon, et les Cardelines ; au sud-est : les Cadeneaux avec son église de près de , et la Gavotte, quartier attenant à Marseille ; au sud-ouest : le Plan-des-Pennes, hameau campagnard au pied des collines où se trouvent les oppidums de Teste-Nègre et de la Cloche.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marignane à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie En raison de la nature calcaire du sol, peu de cours d'eau arrosent la commune. Seul le Merlançon traverse la commune d'est en ouest au sud du village, et conflue avec le Raumartin, affluent de la Cadière, qui se jette dans l'étang de Berre. Au nord-ouest de la commune, la Cadière, née d'une exsurgence nommée l'Infernet, sépare les Pennes de la commune de Vitrolles.
Communications et transports Les Pennes est depuis l'antiquité un carrefour de routes au voisinage de la métropole marseillaise.
La commune est traversée du sud-est au nord-ouest par l'ancienne route nationale 113 qui reliait Marseille à Salon-de-Provence et au-delà à la vallée du Rhône et au Languedoc. Devenue départementale, cette route reste un axe important de desserte entre les abords nord de Marseille et la zone d'activités de Plan-de-Campagne d'une part, les zones industrielles de Vitrolles et Marignane d'autre part. Les départementales 6 et 368 forment un axe est-ouest complémentaire du précédent.
L'autoroute A7, ouverte en 1951 du côté de Marseille, et en 1970 du côté de Salon-de-Provence, est devenu l'axe principal de circulation dans le secteur, avec deux échangeurs de part et d'autre des Pennes. L'autoroute A55, ouverte en 1975 vers Martigues et en 1989 vers Marseille, tangente l'autoroute A7 aux Pennes, formant avec elle un échangeur complexe en plein cœur de la commune.
Deux gares SNCF sont situées à proximité : celle de Pas-des-Lanciers, à l'ouest de la commune, sur la ligne de Marseille à Arles, desservie seulement par des TER, et celle d'Aix-TGV, au nord, sur la ligne à grande vitesse Paris-Marseille (LGV Sud-Est), avec liaisons fréquentes vers Paris, Lyon, le Nord et l'Ouest de la France.
L'aéroport Marseille-Provence est situé à des Pennes, directement accessible.
Plusieurs lignes du réseau Salon Etang Côte Bleue desservent depuis le square de Gaulle les communes voisines ou quartiers excentrés (Vitrolles, Rognac, Marignane, Plan-de-Campagne, Saint-Antoine (Marseille), Tante Rose, etc.).
Urbanisme Typologie Au , Les Pennes-Mirabeau est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (42,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (48,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (30,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (17 %), zones agricoles hétérogènes (16 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,9 %), forêts (6,6 %), mines, décharges et chantiers (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Le nom de Pennes provient du pré-latin, probablement ligure penna, hauteur rocheuse plus ou moins pentue dans la Gaule du Sud ; attesté en 1047 en in PennicisAlbert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,1979 , p. 517 ; Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence, depuis les origines jusqu'aux invasions barbares, Paris, d'Artray, 1950, p. 232 qui pourrait se rapprocher du Penn (tête, pointe, cap) breton.
Le nom de la commune en provençal est Lei PenoLou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, F. Mistral, vol. 2, p. 536, édition CPM 1979.
L'ajout de la particule "Mirabeau" s'est faite en 1902, à l'occasion de la politique d'État visant à supprimer les homonymes communaux. La raison principale est certainement un hommage au révolutionnaire Mirabeau, un précédent projet de "Les Pennes-Voltaire" ayant été présenté à cette occasionArchives Départementales des Bouches-du-Rhône, côte 1 M 56. Pour autant certains, suivant l'ancien instituteur du village et chantre du Félibrige Maurice Ripert, avancent que ce nom ferait également référence au provençal "mira-beù", rendant ainsi hommage à la magnifique vue observée depuis la barre rocheuse sur laquelle a été érigée le vieux-village..
Le vallon Kléber en référence au passage de la dépouille du général, du château d'If à Strasbourg, est encore appelé de nos jours vallon de l'assassin, en référence à l'assassinat de l'aubergiste et de sa famille sur le terrain de l'actuelle usine de sodas.
Le pas des lanciers : lou pas de l'encié ("le passage de la brèche").
La gavotte (en provençal, gavòta) désigne une montagnarde, une habitante des hauteurs (Alpes du sud)
Histoire
Antiquité Les premiers hommes s’installèrent dès le à quelque à l'ouest du chef-lieu, sur l'oppidum de Teste-Nègre. Ce site défensif fortifié, situé au nord de la chaîne de la Nerthe, domine de ses la plaine de Marignane et le ravin des Poiriers. Il permettait à ses occupants de se prévenir de toutes attaques ennemies. Il en reste d'importants vestiges. La population se déplaça plus tard sur l'Oppidum de la Cloche, sur ce site fut découvert de nombreux vestige tel que des voies d'accès à rail, des fours et des citernes. En 49 av J.-C le site de la Cloche fut vraisemblablement détruite par de rudes combats contre Caius Trebonius à la tête de l'armées de Jules César lors du siège de Massilia.
Moyen Âge Le terroir des Pennes aurait été découvert par les Sarrasins et autres Barbaresques durant les .
C'est au cours du haut Moyen Âge que le bourg des Pennes s'est formé autour de son château fort, défendant l'entrée du vallon de l'Assassin, seule voie d'accès à Martigues et aux étangs, ce qui lui vaut bien des convoitises et des luttes.
Le titre le plus ancien faisant état des Pennes date de 1022. La seigneurie des Pennes vit passer en 1310 Bertrand de Guitto, seigneur de Duras. Puis en 1348 la reine Jeanne la confia à son mari, Louis de Tarente. Durant 20 ans, elle est inféodée par Guillaume-Roger de Beaufort, seigneur des Baux.
La mort de la reine Jeanne I ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis d'Anjou. Les Pennes se rallie à l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le à Marie de Blois, régente de Louis II d'Anjou. . Durant toute la guerre, la garnison était commandée par Guillaume III Roger de Beaufort, qui suivait le sénéchal de Beaucaire Enguerrand d'Eudin. Mais, bien que la place soit tenue par le sénéchal de Beaufort, la communauté des Pennes adhère à l’Union d'Aix (1382-1387), soutenant Charles de Duras. Elle fait même partie des plus fidèles et maintient son soutien même après la reddition d’Aix.
En 1481, Louis XI hérite de la Provence et la seigneurie des Pennes passe à la maison du Luxembourg.
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