vignette|redresse|Jean-François Millet, Des glaneuses (eau-forte), après 1857. Des glaneuses (souvent nommé Les Glaneuses) est une peinture à l'huile sur toile de Jean-François Millet, réalisée en 1857, présentée la même année au Salon et conservée à Paris au musée d'Orsay.

Description Dans une apparente richesse de la récolte de blé chargée sur les charrettes en arrière-plan par le maître et les gens de ferme, Millet représente dans le ciel une nuée d'oiseaux, prêts eux aussi à picorer les grains oubliés, à l'instar des glaneuses présentes au premier plan.

Le glanage est un sujet connu à cette époque. Balzac, dans Les Paysans, met en scène le régisseur du comte de Montcornet qui conteste le droit de glaner. Deux ans plus tard, Jules Breton prend le contre-pied de Millet dans Le Rappel des glaneuses (1859) (après Les Glaneuses (1854)).

Comme pour son tableau Moissonneurs (1852), Millet a pu, en observant les paysannes de Chailly, se souvenir d'un passage de la Bible, mettant en scène Boaz et Ruth, le premier autorisant la seconde à glaner dans son champ, puis à partager le repas des travailleurs.

Ce tableau s'inscrit dans une série de peintures de Millet illustrant la vie paysanne.

Acquisition du tableau

Acheté dans un premier temps pour par , de L'Isle-Adam, sur les conseils de Jules DupréAlfred Sensier, La Vie et l'Œuvre de J.-F Millet, A. Quantin, 1881., Des Glaneuses est dans un deuxième temps acquise par Mme Pommery en 1890 pour 300 000 francs. En réalisant cette acquisition, le but de cette dernière est de faire entrer la toile au sein des collections du musée du Louvre et plus largement, faire un don à l'État français. Cette acquisition a pu se réaliser grâce à Louis Guyotin, membre du jury des Amis des Arts de Reims et intermédiaire entre le marché parisien et la haute bourgeoisie rémoise dont madame Pommery et Henry Vasnier faisaient partie tous deux.

Le , Louis Guyotin transmit une lettre de madame Pommery stipulant qu'à défaut de ne pas avoir réussi à acheter L'Angélus de Millet pour ensuite en faire don au musée du Louvre, elle réussit à acquérir Les Glaneuses du même artiste. Les Américains avaient pourtant constitué un dossier pour également obtenir ce tableau de Millet. Mais grâce à la rapidité de Guyotin et à l'intention patriotique de madame Pommery, Ferdinand Raphaël Bischoffsheim donna sa préférence à la Rémoise quant à l'achat du tableau. L'acte de donation sous réserve d'usufruit est acceptée le par le Comité des conservateurs et le décret est pris le .

Le tableau est exposé au musée du Louvre dans la salle des États le avant d'être affecté au musée d'Orsay en 1986.

Critiques de 1857 Pour les critiques de droite, ces femmes sont le symbole d'une révolution populaire menaçante, quand les journaux de gauche y voient le peuple rural appauvri par le Second Empire.

Hommages Le tableau a notamment été détourné par l'artiste de rue Banksy, qui a fait sortir le personnage de droite du cadre de la toile pour le représenter fumant une cigarette ; l'œuvre a été exposée en 2009 à Bristol au Bristol City Museum and Art GalleryGuy Duplat, « Banksy au musée », La Libre Belgique, . Paul Mitchell, « Britain: The strengths and limitations of Banksy’s “guerrilla” art », World Socialist Web Site, .

Notes et références

Annexes

Bibliographie Laurent Manœuvre, Millet. Les Saisons, Paris, Herscher, , 1996. Geneviève Lacambe, Henri Soldani et Bertrand Tillier, L'ABCdaire de Millet, Flammarion, 1998.

Articles connexes Glanage Paysan

Liens externes

Des glaneuses sur Rivage de Bohème

Catégorie:Tableau de Jean-François Millet Catégorie:Tableau réalisé en 1857 Catégorie:Moisson dans la peinture Catégorie:Œuvre exposée au Salon de 1857 Catégorie:Œuvre de Jean-François Millet au musée d'Orsay