Xavier-Henry Aymon de Montépin, né le à Apremont (Haute-Saône)Acte de naissance n° 14 (vue 25/344). Archives départementales de la Haute-Saône en ligne, état-civil d'Apremont, registre NMD 1823-1832. et mort le dans le Acte de décès à Paris , n° 597, vue 18/31., est un romancier populaire français.
Biographie Fils d'un officier de la Garde RoyaleHenry Aymon de Montépin (1786-1876), officier de la Légion d'Honneur en 1873., et neveu du pair de France Jules Aymon de Montépin, Xavier-Henry Aymon de Montépin est auditeur à l'École des chartes. En 1848, il crée un journal, Le Canard, et participe à deux autres journaux contre-révolutionnaires : Lampion et Pamphlet.
Xavier de Montépin, auteur de romans-feuilletons, s'illustre dans le drame populaire. Il est notamment l'auteur de l'un des best-sellers du , La Porteuse de pain, paru en feuilleton dans Le Petit Journal du au , qui sera par la suite adapté successivement au théâtre, au cinéma et à la télévision.
Le Médecin des pauvres, paru en feuilleton de janvier à dans le journal illustré Les Veillées parisiennes, est le plagiat d'un roman historique de Louis Jousserandot, un avocat républicain. Jousserandot et Montépin s'assignent mutuellement en justice. Le procès a lieu en . Les deux plaignants sont renvoyés dos à dos et condamnés tous deux aux dépens. Mais la défaite est bien du côté de Jousserandot, l'ancien proscrit républicain qui a bien peu de chances de gagner face au riche et célèbre Xavier de Montépin, adulé des lecteurs et politiquement proche du pouvoir impérial en place.
Les Filles de plâtre, paru en 1855, fait également scandale et vaut à Montépin l'année suivante une condamnation à trois mois d'emprisonnement et d'amende pour obscénité.
Xavier de Montépin, comme beaucoup d'auteurs à succès de son époque qui produisaient du roman-feuilleton « au kilomètre »« Montépin ourdissait pour un même feuilleton tant d’intrigues si compliquées que sa plume s’y emberlificotait. Le Trombinoscope de Touchatout (1875, 4e volume, numéro 187) révèle — mais est-ce vrai ? — que pendant la publication des Tragédies de Paris dans le Figaro, “il envoya à M. de Villemessant un télégramme de détresse ainsi conçu : ‘Suis complètement embourbé, sais plus qu’ai fait de Sarriol ; ai mêlé enfants du prologue, me rappelle plus avec qui ai marié comte de Tréjean mois dernier. Envoyez secours.’ ” » (Roland de Chaudenay, Les plagiaires, Perrin, p. 209.), avait recours à un ou plusieurs « nègres » ; on connaît le nom de l'un d'entre eux : Maurice Jogand.
De 1882 à sa mort en 1902, il vécut dans un hôtel particulier (depuis disparu) 12 rue Adolphe-Yvon ()Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Rue Adolphe-Yvon », ..
Montépin repose au cimetière ancien (cimetière communal de l'Ouest), , de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, à côté de la tombe de sa femme, Louise Lesueur, et de celle de Caroline Lesueur.
Principaux romans vignette|Caricature de Xavier de Montépin parue en 1875 dans Le Trombinoscope de Touchatout. vignette|La Porteuse de pain publié en fascicules par H. Geffroy (avant 1903), dessin de Guilliod.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Écrivain français du XIXe siècle Catégorie:Dramaturge français du XIXe siècle Catégorie:Élève de l'École nationale des chartes Catégorie:Naissance en mars 1823 Catégorie:Naissance en Haute-Saône Catégorie:Décès en avril 1902 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 79 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de l'Ouest (Boulogne-Billancourt)