L'article présente un panorama des sites mégalithiques dans la Loire-Atlantique, en France.

vignette|droite|Tombe transeptée de la Joselière.

Recensements anciens Le département de la Loire-Atlantique compte encore un nombre important de mégalithes, malgré les outrages du temps et les destructions volontaires survenues au XIXe siècle, notamment dans le pays de Châteaubriant. Plusieurs décomptes à l'échelle du département (appelé Loire-Inférieure jusqu'en 1957) ont eu lieu depuis la fin du : En 1880, L'Inventaire des monuments mégalithiques de France mentionne : 50 dolmens, 57 menhirs, 1 alignement, 2 cromlechs, 6 pierres à bassin, 1 pierre branlante et 10 pierres diverses (sic); En 1901, Adrien de Mortillet recense 125 dolmens, En 1908, Joseph Déchelette mentionne 200 menhirs; En 1958, Fernand Niel reprend les décomptes de Mortillet et de Déchelette en les actualisant, et dénombre 125 dolmens et 155 menhirs.

Aucun autre inventaire ne semble avoir été réalisé depuis lors pour l'ensemble du département.

En 1911, le recensement d'Henri Quilgars, limité au pays de Guérande, mentionne 72 dolmens, 28 menhirs, 2 alignements et 2 cromlechs.

La fin du est marquée par la découverte de l'alignement du Pilier dans la forêt du Gâvre.

Répartition géographique

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En Loire-Atlantique comme dans les autres départements de la Bretagne historique, le mégalithisme se caractérise par le contraste entre la façade maritime et l'intérieur des terres .

L'arc côtier, de la presqu'île de Guérande au Pays de Retz en passant par la Brière et l'estuaire de la Loire, concentre la plus grande partie des alignements, tumuli, dolmens et menhirs recensés dans le département.

Le nord du département, autour de Châteaubriant et le long d'un axe allant de Châteaubriant à Redon, passant notamment par Le Gâvre, où se trouve un alignement d'une longueur d'un kilomètre, constitue la deuxième concentration de mégalithes de Loire-Atlantique, avec une prédominances des menhirs. Le pays d'Ancenis constitue la troisième zone, de moindre importance.

En dehors de ces trois ensembles, il existe quelques mégalithes disséminés, souvent à proximité de la Loire. Il s'agit uniquement de menhirs isolés, souvent peu spectaculaires et généralement méconnus, de plus en plus cernés par le développement de l'habitat.

Les dolmens de type « tombes transeptées » Le département se singularise en ce qui concerne les dolmens par une forte densité de tombes transeptées , concentrées autour de Pornic (tumulus des Mousseaux, tumulus du Moulin de la Motte, dolmen de la Joselière, dolmen du Pré d'Air) ce qui a d'ailleurs conduit à les nommer parfois tombes de type Pornic-Notgrove. Il faut inclure dans cet ensemble le tumulus de Dissignac (Saint-Nazaire) et le dolmen du Riholo (Herbignac), bien qu'ils soient situés au nord de l'estuaire de la Loire.

Ces constructions mégalithiques se caractérisent par une architecture intérieure avec des chambres secondaires symétriques se développant autour de l'allée menant à la chambre principale. Selon les édifices, on trouve de 1 à 4 chambres latérales.

Les monuments de ce type se caractérisent tous par une édification en hauteur à proximité du littoral ou d'une dépression (Brière), dominant des espaces actuellement inondés, mais où se situaient probablement des zones d'habitat avant la remontée du niveau de la mer au . Cette particularité régionale indique la présence en ces lieux d'une société néolithique originale qui s'est développée sur un espace géographique limité.

Inventaire