Lans-en-Vercors , nommée Lans avant 1947, est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce bourg de moyenne montagne est le passage obligé du Vercors septentrional à Grenoble. Il fait de cette situation un privilège. Elle lui permet de s'approprier chaque progrès du val de Lans, dont fait également partie Villard-de-Lans. Il est inclus parmi les quatre paroisses des montagnes de Sassenage.

Sa population, de en , globalement jeune, est en pleine croissance. Elle connaît un taux de chômage deux fois et demie moindre que la moyenne nationale. Natifs comme nouveaux venus descendent pour la plupart travailler à Grenoble. La commune souhaite concilier son activité agricole et d'élevage, qui préserve son cadre de vie, ainsi que le tourisme avec le développement d'activités durant les intersaisons.

Initialement, cette commune isolée dépend des seigneurs de Sassenage qui s'installent parfois sur une motte castrale dont il ne reste qu'une ruine. Lors de la Révolution, cette terre de tradition rurale s'avère peu républicaine et perd son statut de centre administratif. Au début du , le premier réseau routier qui désenclave le massif du Vercors passe par Lans ce qui permet à l'économie agricole et forestière de s'ouvrir vers l'extérieur et la venue de touristes. Dans le même temps, le chef-lieu communal se développe autour des axes de communication aux dépens du Peuil qui devient un simple hameau. Au , Lans-en-Vercors se transforme en petite station climatique qui s'attache ensuite à développer les sports d'hiver.

Lans-en-Vercors est une des entrées du parc naturel régional du Vercors, aux paysages et à la biodiversité remarquables. L'architecture de son habitat est caractérisée par des maisons aux pignons à redents qui entourent l'église Saint-Barthélemy dont une partie, datant du , est classée au patrimoine.

Géographie Localisation vignette|alt=Carte topographique.|Carte topographique du massif du Vercors. Lans-en-Vercors est située au sud-ouest de Grenoble. Entre les deux villes, la route la plus directe, de , serpente pour une partie dans les gorges d'un cours d'eau et franchit un dénivelé de . L'agglomération s'avère alors la première du val de Lans située sur la partie nord-est du plateau du Vercors. Les deux lieux peuvent être joints en environ.. Ceci ne représente que à vol d'oiseau., soit d'hélicoptère.

Villard-de-Lans est au sud de Lans-en-Vercors. Les deux agglomérations appartiennent à la même vallée. Ceci en fait un bourg de référence malgré des ressources bien moindres que celles de Grenoble. Une route de , soit environ, réunit les deux chefs-lieux de communes..

Le territoire de cette commune de moyenne montagne appartient aux qui est l'étendue la plus au nord du massif du Vercors. Au pays des Quatre Montagnes, la partie à l'est abrite un val tel qu'il s'observe dans un relief jurassien. Le bourg se trouve à son extrémité nord.. Du côté oriental du val de Lans se trouve le prolongement de l'ensemble du Moucherotte avec vers le sud la Croix des Ramées, le Grand-Cheval, le pic Saint-Michel et enfin le col de l'Arc, dernier élément de l'ensemble sur le territoire. Ces éléments d'une partie des massifs subalpins le séparent de la cuvette grenobloise. Du côté occidental, le val de Lans est bordé par le mont boisé de la forêt de Guiney, qui s'abaisse au sud pour former le col de la Croix-Perrin, dernier élément de la commune. Ceci le sépare du val d'Autrans dans lequel se trouve la commune d'Autrans-Méaudre en Vercors.

Au nord la limite du territoire se fait avec deux communes. À l'ouest, le ruisseau de Chasau dans la forêt de Guiney marque une limite avec Engins. À l'est, le torrent du Bruyant en parcourant le plateau de Saint-Nizier-du-Moucherotte, dominé par Le Moucherotte, le sépare de la commune du même nom. Au sud, le val de Lans se poursuit avec le val de Villard-de-Lans et sa commune.

Communes limitrophes

Géologie et relief La géologie de Lans-en-Vercors est bien expliquée car .

vignette|alt=Carte géologique schématique, avec légendes, d’un territoire communal.|Carte géologique simplifiée de Lans-en-Vercors... À l'ère tertiaire lors de l'érection du massif alpin, au Miocène , les plissements créent une succession d'anticlinaux et de synclinaux. Le val de Lans, ainsi créé, est alors une large dépression allongée nord-sud. Il résulte de l'intersection du synclinal de Villard-de-Lans, presque nord-sud, qui est le pli majeur de ce val, avec un pli oblique, le trans-synclinal de Saint-Nizier, , de superposition plus tardive. Les axes de ces deux plis, très ouverts l'un par rapport à l'autre, se recoupent aux abords sud de Lans-en-Vercors.

À l'ère quaternaire, deux entités se distinguent. Une petite partie nord de la commune est comprise dans la vallée du Furon et le vallon du Bruyant, par ailleurs tout le reste de la commune se situe sur le val de Lans.

Au nord du val de Lans, le vallon du Bruyant résulte d'un glacier local (G). Ainsi, les pentes du Moucherotte qui le dominent présentent la forme caractéristique d'un cirque glaciaire avec des pentes raides au-dessus d'un fond de cirque en pentes plus douces. À la glaciation de Riss , ce glacier rejoint celui qui remonte la vallée du Furon. À la décrue des glaciers rissiens, ils se séparent. À la glaciation de Würm , les glaces provenant de l'Isère ne remontent pas assez loin dans la vallée du Furon et laissent isolé le glacier de cirque du Moucherotte.

Pour le val de Lans, lors du Riss existe probablement un vallum terminal ainsi qu'en témoigne la crête rectiligne d'est en ouest qui barre complètement la vallée. Cette crête forme le barrage qui retient le lac du val de Lans. Lors du Würm, le glacier de l'Isère, moins étendu que lors du Riss, envoie une langue qui ne remonte la vallée du Furon que jusqu'aux environs d'Engins. Ainsi, le val de Lans est le fond d'un lac et non pas issu . Progressivement s'installe un vaste marécage qui donne les terres humides actuelles.. Sur la crête rectiligne qui barre la vallée au niveau de l'Olette s'est construit Lans-en-Vercors.

Le fond du val de Lans est donc une prairie garnie d'alluvions fluviatiles et glaciaires (Fy-z). Sous les alluvions fluviatiles se trouve, presque horizontale, une dalle de calcaires à silex du Sénonien supérieur. La gorge du Furon entaille cette dalle au nord de Lans-en-Vercors. À l'est de cette gorge se trouve de la molasse miocène (E), riche en couches de conglomérats. Son épaisseur augmente vers Saint-Nizier-du-Moucherotte.

Sur le côté oriental du val se trouve la Combe-Claire où le Furon prend sa source. Elle se forme entre deux lignes de relief parallèles orientées nord-sud. La plus à l'est comprend des dalles structurales d'Urgonien (n4 5U) inférieur qui vont des falaises de la Croix-des-Ramées et du stade de neige, jusqu'à la crête du rebord subalpin. Celle-ci commence au Moucherotte et sur la commune comprend le sommet du Grand-Cheval () et le pic Saint-Michel () . Le col de l'Arc () marque la limite sud du territoire lantier. Visible du val de Lans comme de la cuvette grenobloise, la crête est souvent enneigée. La ligne de reliefs plus à l'ouest, avec un maximum de , reste émoussée et boisée. Elle est formée d'une succession de couches du Sénonien (c6).

Sur le côté occidental du val, le mont boisé de la forêt de Guiney orienté nord-sud est constitué de calcaires à silex du Sénonien supérieur (c7). Sur la commune, le point culminant est à mais, un peu plus au nord, le Charande atteint . L'abaissement au sud se fait progressivement vers le col de la Croix-Perrin à , dernier élément du territoire.

Hydrographie La Bourne et le Furon, tous deux affluents de la rive gauche de l'Isère, prennent leur source à Lans-en-Vercors, mais s'écoulent au départ dans des directions opposées : la Bourne vers le sud et le Furon vers le nord ; leurs bassins versants sont séparés schématiquement par le versant ouest de la Combe-Claire puis la ., plus précisément l'axe du bourg de Lans-en-Vercors qui joue ainsi le rôle de ligne de séparation des eaux.. Ces cours d'eau résultent d'un écoulement rapide des précipitations au travers d'un sol karstique donc peu filtrant. Le faible pourcentage de pente, particulier en montagne, aboutit notamment à la constitution de zones marécageuses de rôle particulièrement important sur le territoire..

Sur la commune, tant la Bourne que le Furon et son affluent le Bruyant sont classés en réservoirs biologiques..

La Bourne vignette|alt=Chute d'eau d'un torrent.|Torrent du Peuil. Élément du bassin versant de la Bourne. Bourne, au Borna et au Burna, signifie « frontière ». Cette rivière sépare de nombreuses entités administratives ..

La source de la Bourne est aux Jailleux, à l'est du village, à d'altitude. En effet, ce lieu est le plus éloigné du confluent avec l'Isère.

Elle s'écoule dans le val de Lans selon une direction en effectuant de nombreux méandres. Sur la rive gauche, elle reçoit le torrent du Peuil. Au hameau du Bouilly, la source de Bouilly, sur la rive droite, est la première exsurgence qui donne un affluent d'origine souterraine. Située à d'altitude, son débit est de environ. Il n'est pas possible de l'explorer.. Elle draine probablement la zone de la Croix-Perrin . Pour la commune, le bassin versant de la Bourne est d'environ . Puis, elle quitte son territoire pour celui de Villard-de-Lans au pont des Aniers avec un débit moyen de /s.

Le Furon Furon vient de foron et signifie « torrent. ».

La source du Furon est dans la Combe-Claire, en contrebas du gite des Allières, au sud-est de Lans-en-Vercors à une altitude de . Sur le territoire de la commune, les limites de son bassin versant sont ouest . Initialement de quelques litres par seconde, son débit augmente progressivement avec les contributions du ruisseau des Jailleux puis du ruisseau « source de la Lutinière » à proximité de la grotte de l'Olette .. Son débit moyen est de juste avant la confluence du Bruyant.. Celle-ci se situe à d’altitude, sous le bec de l'Aigle peu après la limite communale. Elle permet un apport important.

Le Furon s'écoule du sud au nord ce qui s'oppose aux directions ouest des autres cours d'eau qui suivent ainsi la pente générale du massif du Vercors. Après un cheminement au pied des hameaux des Bernards et des Geymonds dans un fond de vallée peu encaissé, il parcourt des zones de pâturage. Puis à l'Olette, il emprunte des gorges assez larges jusqu'au barrage d'Engins.

Le Bruyant Le Bruyant est un torrent, affluent de la rive droite du Furon, qui forme une frontière entre les communes de Lans-en-Vercors et de Saint-Nizier-du-Moucherotte pour cheminer ensuite sur la commune d'Engins. Sans désignation dans les années 1860, il ne semble nommé que vers 1880..

La source est à d'altitude. Cette source est alimentée par un bassin versant compris entre Le Moucherotte et le pic Saint-Michel . Cette étendue d'environ de large sur de long est limitée à l'est par une ligne de crête légèrement orientée vers le sud-sud-ouest. Puis apparaît une exsurgence karstique froide dont le débit moyen est de /s.. Initialement les eaux coulent dans une gorge étroite puis le lit s'élargit en passant de . Ainsi, après un parcours est-ouest de , le cours d'eau se jette, sur le territoire de la commune d'Engins, dans le Furon à d'altitude..

Un sentier de randonnée le suit et des travaux sont régulièrement entrepris pour le rendre accessible malgré de fréquentes crues. À la source un moulin, dont des restes sont encore visibles , fonctionne avant 1552. jusqu'à la fin du . Tout le vallon du Bruyant est classé depuis le pour son intérêt pittoresque sur le Journal officiel de la République française..

Climat