Les Copains du dimanche est un film français réalisé par Henri Aisner en 1956 et sorti en 1957.
Synopsis Passionnés d'aviation et galvanisés par deux de leurs copains plus audacieux encore, de jeunes ouvriers mécaniciens d'une usine aéronautique cristallisent leurs rêves de voler. D'abord, ils découvrent au cours d'un vol au-dessus de l'Oise un appareil biplan endommagé dans un hangar d'un ancien aéro-club désaffecté de Méry-sur-Oise. C'est celui avec lequel s'est tué — comme l'indique une stèle placée au bout du terrain — le fondateur de cet aéroclub populaire, Alphonse Roche (dans la réalité, il s'agit de la figure emblématique de Jean BrestelStèle de Jean Brestel.). Rassemblant toutes les énergies, celles de l'ancien mécanicien de Roche, d'un de leurs camarades d'usine devenu pilote émérite de la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale, de leurs copains et copines voulant participer, cette aventure leur permettra de sortir de leur condition d'ouvriers confinés au sol, distraction alors souvent réservée aux gens fortunés. À force de persévérance, de passion et de patience, en dépit des coups du sort, les oppositions ou récupération de leur patron, des tentatives d'encadrement militant du syndicaliste CGT de l'usine, des réticences de leurs familles, ils parviennent à remettre à neuf l'avion et permettent à leurs amis d'accéder à des baptêmes de l'air depuis leur aéro-club rénové.
Fiche technique Titre : Les Copains du dimanche Titre d'origine : Dimanche, nous voleronsVoir notice du lien externe. Réalisation : Henri Aisner assisté de Serge Witta, René Vautier et Gaston Bounoure Scénario : Henri Aisner, Gaston Bounoure et Raymond Lavigne adapté par Henri Aisner et Lilo Damert Dialogues : Lilo Damert et Antoine Tudal Images : André Dumaître Opérateur : Philippe Brun Son : Séverin Frankiel et Roger Cosson Décors : Maurice Colasson Costumes : Jacqueline Guilbert Montage : Jean-Louis Levi-Alvarès Musique : Philippe-Gérard Chanson : Avec ses dix doigts, paroles de Jacques Larue et musique de Philippe-Gérard Orchestration : Wal-Berg Photographe de plateau : Émile Savitry Pays de production : Société de production : Coopérative générale du cinéma français Producteurs : Pierre Lévy-Corti, Louis Daquin Directeur de production : Jean Cotet Distribution : Sigmadis/ORTF Tournage : au à Asnières-sur-Oise, Abbaye de Royaumont et à l'aérodrome Jean Brestel de Méry-sur-Oise rebaptisé aéroclub des métallurgistes. Format : Noir et blanc — Monophonique — 35 mm Genre : Film d'aventure Durée : Dates de sortie : France : Printemps 1957 (sortie limitée à Paris) France : ( ORTF) Allemagne de l'Est : Classification CNC. : mention « tous publics » (visa d'exploitation délivré le )
Distribution
Production Les Copains du dimanche a été tourné avec un budget de 30 millions de francs à l'initiative de la CGT : il marque les débuts au cinéma de Jean-Paul Belmondo, repéré par le réalisateur dans un bistrot en face du Conservatoire de Paris. Le tournage s'est déroulé dans un contexte historique changeant, marqué notamment par l'entrée des chars soviétiques à Budapest, l'intervention militaire franco-britannique à Suez et le « rapport Khrouchtchev ».
Présenté à la Commission d'examen des projets de films et de longs métrages le , cette dernière réserva un accueil favorable aux Copains du dimanche. Le film est montré au printemps 1957 à Paris..
Destiné à un large public, après avoir passé les différentes étapes de la censure, Les Copains du dimanche devait subir la pression du syndicat des producteurs exercée sur les représentants des distributeurs, qui visait à empêcher la sortie du film. Dans l'ouvrage Ouvriers en banlieue : dirigé par Jacques GiraultÉditions de l'Atelier, 1998, ., on lit que « si le film de Henri Aisner fut victime des manœuvres du syndicat patronal des distributeurs de films, il ne déclencha guère l'enthousiasme de la CGT qui ne se battit pas pour sa diffusion ». Il sera seulement diffusé en Allemagne de l'Est le et à la télévision française le .. Déçu du sort réservé au film, d'autant plus qu'il était convenu qu'il ne serait payé qu'au pourcentage des recettes en salles, Belmondo retourne sur les planches, où il interprète des pièces de Feydeau et de George Bernard Shaw. Le film sera cependant diffusé gratuitement tout au long des années 1960 dans différents comités d'entreprise et c'est grâce à ce film que visionne Marcel Carné que Belmondo décroche son petit rôle dans Les Tricheurs..
Notes et références
Annexes Bibliographie Tangui Perron, « Vie, mort et renouveau du cinéma politique », in L'Homme et la société (« Cinéma engagé, cinéma enragé »), , éditions L'Harmattan, 1998, .
Liens externes Film disponible à l'achat sur viva.videofutur.fr Notice du film par valdoise.terredecinema.fr. Historique de l'« Aéro-club Central des Métallurgistes » de Persan-Beaumont évoqué dans le film. Affiche du film.
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