Pordic (en breton ) est une ancienne commune française située près de Saint-Brieuc dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
Le , elle fusionne avec sa voisine Tréméloir pour créer la nouvelle commune Pordic dont elle est une commune déléguée. Géographie
D’une superficie de 2 894 hectares, la commune est située au bord de la Manche, à environ 10 km au nord-ouest de la ville de Saint-Brieuc. Avec une altitude moyenne d’environ 100 m, elle occupe une partie du plateau qui entoure la baie de Saint-Brieuc. Ce plateau est entaillé par des vallées profondes, dont plusieurs délimitent le territoire de la commune (Parfond de Gouët, Rodo, Ic, ruisseau du Vau Madec).
Sur sa façade maritime, il est bordé par une côte à falaises qui laisse de temps à autre la place à de petites plages, (Tournemine, Petit Havre) ou à des grèves de galets (Barillet, Port Jéhan).
Climat Le climat de Pordic est identique de celui de la ville de Saint-Brieuc. Voir : Climat Saint-Brieuc.
Communes limitrophes
Voies de communication et transports Pordic est reliée au reste de l'agglomération du lundi au samedi grâce aux lignes 40 (pour la commune déléguée de Tréméloir) et 10 des Transports urbains briochins (TUB).
Urbanisme
Morphologie urbaine La commune est constituée du bourg qui regroupe au centre la majeure partie de la population, et plusieurs hameaux dispersés dans la campagne.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Pordic vers 1160, 1190 et en 1202, Porzic en 1198, Ecclesia de Port Dic en 1206, Ecclesia de Pordic en 1211, Parochia de Pordic en 1229, Pordich et Pordic en 1255, Pordic vers 1330.
Deux étymologies ont été formulées sur le nom. Pordic viendrait de la désignation en breton du port situé à l’embouchure de la rivière Ic (« port d’Ic »)., qui faisait partie autrefois du territoire pordicais. Il dépend aujourd’hui de celui de Binic, commune créée au début du par démembrement partiel de celles d’Étables-sur-Mer et de Pordic. Par ailleurs, selon Hervé Abalain, la localité qui est en breton, serait le diminutif de Porzh, c'est-à-dire « le petit port »..
En breton, le nom est . C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne..
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 18,8 % des toponymes de la commune sont bretons..
Histoire Préhistoire Le territoire de Pordic a été occupé dès le Néolithique, mais les mégalithes érigés sur la commune ont été détruits au . La période gallo-romaine y a laissé un certain nombre de traces, notamment les ruines du Camp des Bernains, situées à proximité du village de Quéré. Ce camp faisait vraisemblablement partie d’un ensemble défensif plus complet comprenant aussi celui de la ville Oria en Trégomeur et du Rocher-Collet en Lantic.
Moyen Âge La paroisse de Pordic a été créée au haut Haut Moyen Âge par démembrement de la paroisse primitive de Plérin. Elle comprenait aussi à l’époque le territoire de Tréméloir.
La première mention qui a été conservée de son nom date de 1160, à l’occasion d’une donation à l’abbaye Sainte Croix de Guingamp. possession de Conan, fils cadet du comte de Penthièvre ; la paroisse a été attribuée en donation à l’abbaye de Beauport (près de Paimpol) lors de la création de cette abbaye, en 1202, par Alain, son frère aîné. De cette date jusqu’à la Révolution, la paroisse de Pordic dépendra d’ailleurs de l’abbaye de Beauport. Elle a traversé les diverses vicissitudes de l’histoire de la Bretagne mais en a gardé peu de traces ; même le donjon fortifié construit au à la Côte de Courbiot pendant la guerre de la Ligue, a été détruit depuis.
En fondant l'Abbaye de Beauport pour les Prémontrés en 1202, Alain d'Avaugour, juveigneur de Bretagne et comte de Goëlo, donna à ladite abbaye les six grandes paroisses du Goëlo : Pordic, Étables, Plouvara, Plélo, Plouézec et Plouha, de sorte que Plouha était administré par un religieux de l'abbaye qui portail le titre de prieur-recteur. Les autres paroisses étaient desservies par des prêtres séculiers..
Époque moderne
Sous l'Ancien Régime, Pordic était une paroisse appartenant à l'évêché de Saint-Brieuc et au comté du Goëlo.
En 1665 Charles Colbert de Croissy écrit que « le lieu de Pordicq (Pordic) est gardé par la paroisse de Pordicq de quatre gardes de cent hommes chacune, celle de Plerneut (Plerneuf) une de cent hommes, celle de Saint-Donnant (Saint-Donan) deux de cent hommes chacune, celle de Tremusson (Trémuson) une autre de pareil nombre »..
Révolution française
Pordic a élu sa première municipalité en 1790.
Le En 1836, la commune a été amputée d’une partie de son territoire située sur la rive droite de l’Ic, attribuée à Binic dont la commune venait d’être créée quelques années auparavant (1821) par démembrement de celle d’Etables-sur-Mer.
Au et pendant la première partie du , la commune de Pordic apparaissait comme une commune rurale traditionnelle avec cependant une activité maritime importante liée à la pêche côtière traditionnelle (Petit Havre), et surtout aux emplois fournis par la grande pêche à la morue (Binic, Saint-Quay-Portrieux et Paimpol) ainsi qu’à des activités annexes, comme des corderies. Le
Les guerres du Le monument aux morts de Pordic porte les noms de 180 soldats morts pour la Patrie. : 139 sont morts durant la Première Guerre mondiale . 34 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale . 2 sont morts durant la Guerre d'Algérie. 5 sont morts durant la Guerre d'Indochine. 2 sont morts pendant la Guerre d'Algérie.
La Seconde Guerre mondiale vignette|gauche|Bunker de la batterie d'artillerie.
Durant la Seconde Guerre mondiale , les Allemands installèrent quatre bunkers entre les hameaux du Vaudic et de Bourgneuf. Ils avaient pour objectif de protéger le port de Binic situé à deux kilomètres, ainsi que la pointe de Pordic, à , à l'Ouest de la plage des Rosaires..
Les allemands avaient également conçus un faux aérodrome avec des avions en bois, dans le secteur de la Croix Guinguard. Un bunker a aussi été construit..
Le
La fusion avec Tréméloir Le , Pordic fusionne avec sa voisine Tréméloir pour créer la nouvelle commune Pordic dont elle est une commune déléguéeRecueil des actes administratifs des Côtes-d'Armor, décembre 2015...
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Liste des maires La commune de Pordic fait partie du canton de Plérin qui comprend les communes de Plérin, Pordic et Trémuson. Depuis le développement de l’intercommunalité autour de Saint-Brieuc, Pordic adhère aux diverses structures intercommunales qui se sont succédé pour organiser ce territoire : charte intercommunale en ; district urbain en ; communauté d'agglomérations en .
Par délibération du , cette communauté qui comprend et compte un peu plus de est désormais dénommée Saint Brieuc Agglomération Baie d’Armor.
Jumelage
Démographie Ses habitants sont appelés les Pordicais.
Économie
Revenus de la population et fiscalité
Activités économiques
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments
vignette|L'église Saint-Pierre. La commune possède plusieurs monuments intéressants notamment : la chapelle du Vaudic : fin du et ; le manoir du Pré-Créhant : ; les vestiges du corps de garde : à la pointe de Pordic ; le viaduc du Parfond du Gouët : (vallée du parfond du Gouet), témoin de la voie ferrée Saint Brieuc - Paimpol, construit par Louis Harel de la Noë ; l'église Saint-Pierre qui est l'église paroissiale. Elle a été construite en 1853, à l'emplacement d'une église du XVIIIe siècle (détruite en 1836), en réemployant les matériaux de construction de celle-ci. Les plans ont été réalisés par l'abbé Renaut et Pierre Chevreau. la villa de la Ville-Evêque la croix celtique de Massignon la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde
Patrimoine naturel Commune côtière, Pordic bénéficie du caractère sauvage de sa côte à falaises. Longée par le sentier des douaniers celle-ci offre des vues sur l’ensemble de la baie de St-Brieuc, de Paimpol au cap Fréhel. La commune est parcourue par un réseau de sentiers balisés de grande et petite randonnée régulièrement entretenu.
Personnalités liées à la commune Plusieurs personnages célèbres sont liés à Pordic dont : Louis Félix Conen de Prépean (1777-1837), né à Pordic qui peut être considéré comme l’un des fondateurs de la sténographie. L'abbé Perrot (vers 1800 - après 1870) écrivit la Grève de Pordic ou la Pordicane (1872). Louis-Marie Épivent (1805-1876) né à Pordic, prélat catholique, évêque d’Aire de 1859 à sa mort. Jean Épivent (1877-1939), homme politique, né et mort à Pordic. Ferdinand Massignon, dit Pierre Roche (1855-1922), sculpteur lié à Auguste Rodin qui fit bâtir Le manoir de la Ville Évêque, conçu par l'architecte Jean-Marius Girard, où il résidait une partie de l’année. Il est également le sculpteur du monument aux morts de Pordic. Louis Massignon (1883-1962), fils de Ferdinand Massignon, spécialiste des civilisations arabo-islamiques, professeur au Collège de France. Fondateur du Pardon « islamo-chrétien » des Sept Dormants d’Ephèse à Vieux Marché, près de Lannion. Sébastien Hinault, originaire de Pordic, il a plusieurs fois participé au Tour de France.
Logotype La commune ne possède pas de blason. Cependant, elle possède un logo- Image du logo de la ville..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Saint-Brieuc Armor Agglomération Liste des communes des Côtes-d'Armor
Liens externes
Pordic sur le site de l'Institut géographique national Site de la mairie
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