La démographie de Provence-Alpes-Côte d'Azur est caractérisée par une densité forte et une population âgée qui croît depuis les années 1800.
Avec ses en , la région française de Provence-Alpes-Côte d'Azur se situe en sur le plan national.
En six ans, de 2015 à 2021, sa population s'est accrue de près de , c'est-à-dire de plus ou moins par an. Mais cette variation est différenciée selon les que comporte la région.
La densité de population de Provence-Alpes-Côte d'Azur, en , est deux fois supérieure à celle de la France entière qui est de pour la même année.
La répartition de la population sur le territoire est assez inégale. Près des trois quarts de la population vit dans les cinq principales aires d'attraction des villes (Marseille - Aix-en-Provence, Nice, Toulon, Cannes - Antibes et Avignon) tandis que les régions intérieures montagneuses ou alpestres sont peu peuplées. La région de la vallée du Rhône (avec les villes d'Arles, Orange) est également plus densément peuplée.
Évolution de la population
Historique AnnéesPopulation des départementsRégionPACAAlpes-de-Haute-ProvenceHautes-AlpesAlpes-MaritimesBouches-du-RhôneVarVaucluse1801 -Y compris l'arrondissement de Grasse.994602Sans l'arrondissement de Nice.1851Sans l'arrondissement de Grasse.1901192119361946195419621968197519821990199920102015Sources : IAURIF., Insee...
Années récentes La population régionale connaît une croissance importante, liée avant tout à une immigration continuelle de Français d'autres régions et aussi d'étrangers.
+Évolution de la population par départements entre et DépartementsPopulation()Variation(/)Superficie()Densité() Bouches-du-Rhône Alpes-Maritimes Var Vaucluse Alpes-de-Haute-Provence Hautes-Alpes Provence-Alpes-Côte d'Azur Source : Insee..
Naissances et décès par département
Chiffres fournis par l'INSEENaissances et décès par département et région INSEE - La population de la France en 2000 INSEE - Naissances vivantes et décès domiciliés des régions et départements au 31 décembre.
Dpt. 2000 2004 2005 2006 2007Naiss.DécèsSoldeNaiss.DécèsSoldeNaiss.DécèsSoldeNaiss.DécèsSoldeNaiss.DécèsSoldeAlpes-HteProvence1 5591 491681 5221 496261 5141 614-1001 5361 572-361 5691 59910HautesAlpes1 4121 1352771 4031 2012021 3951 2411541 4611 1822791 4481 253195AlpesMaritimes11 35011 461-11111 51410 79472011 63111 23140011 75410 77298211 63310 822811Bouchesdu-Rhône23 81716 7237 09424 05615 8268 23024 41116 4727 93925 37115 9139 45825 12616 3378 789Var10 3799 47590410 6229 5861 03610 64610 11253410 8899 7891 10010 93810 129809Vaucluse6 2914 7221 5696 6294 4872 1426 6084 7321 8766 8054 5782 2276 6944 8001 894Total PACA54 808 45 0079 80155 746 43 39012 35656 20545 40210 80357 81643 80614 01057 40844 94012 468
Fécondité
Fécondité par département
DépartementFécondité1999INSEE - Indicateurs généraux de population par département et région Fécondité2000Fécondité2001Fécondité2002Fécondité2003INSEE - La population française en 2003 (septembre 2005) Fécondité2004INSEE - Situation démographique en 2005 (page 238) Fécondité2005Alpes-de-Haute-Provence1,791,901,931,991,901,89Hautes-Alpes1,801,831,971,921,891,84Alpes-Maritimes1,611,681,681,671,671,71Bouches-du-Rhône1,751,811,851,841,841,84Var1,851,881,921,881,891,91Vaucluse1,881,911,921,932,032,02Total PACA1,751,801,831,821,831,84France métropolitaine1,791,871,881,871,871,901,92
On remarque la fort bonne tenue du département de Vaucluse qui fait partie du "ruban" de haute fécondité localisé le long du sillon rhodanien, et ce avec les départements de la Drôme, du Gard, de l'Ardèche et aussi de la Haute-Loire. Dans les départements des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence, la fécondité, à la hausse ces dernières années, a rejoint la moyenne française et dépasse celle de la Savoie et de l'Isère voisines. C'est aussi le cas du Var, qui jadis peu fécond a rejoint la moyenne française. En revanche, les Alpes-Maritimes sont une zone de basse fécondité analogue à bien des départements du bassin aquitain. Les Bouches-du-Rhône ont une fécondité fort moyenne, malgré une importante proportion d'immigrés dans l'agglomération marseillaise. Au total et malgré les grands progrès enregistrés, avec une fécondité globale de 1,83, la région PACA reste encore loin du seuil de remplacement des générations situé vers 2,07-2,08 enfants par femme.
Évolution de la fécondité ces dernières décennies
Dans les années 1960, Provence-Alpes-Côte d'Azur faisait partie des régions françaises à basse fécondité, de même que l'ensemble des régions du centre et du sud du pays, y compris l'Île-de-France. À cette époque la zone de haute fécondité française formait un vaste croissant appelé "croissant fertile" qui partait du Poitou (Vendée) à l'ouest et remontait en direction de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais en longeant la Manche, comprenant ainsi la Bretagne, les Pays de la Loire et la Normandie. Puis ce croissant s'incurvait vers le sud-est, englobant la Champagne-Ardenne, la Lorraine et la Franche-Comté, en contournant l'Île-de-France par le nordINSEE - carte du croissant fertile dans les années 1960 et fécondité en 1998-2000 (page 2) .
Depuis lors un phénomène général d’homogénéisation de la fécondité dans les diverses régions de métropole a eu lieu qui a contribué à rapprocher le taux de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de la moyenne nationale. La fécondité a moins baissé là où elle était faible mais a fort baissé là où elle était élevée, et globalement, l’écart entre les régions les plus fécondes et les moins fécondes s’est fortement réduit de ce fait. Ainsi la région Provence-Alpes-Côte d'Azur est (avec l'Île-de-France) celle qui a connu la plus faible diminution de fécondité entre la fin des années 1960 et les années 1974-1976. La fécondité s'est même mise à remonter dans la région à partir du milieu des années 1970 (+ 0,07 enfant par femme entre cette période et 1997-1998), alors qu'en moyenne elle baissait ailleurs. Enfin, comme dans l'ensemble de la France, elle a encore grimpé depuis la fin des années 1990INSEE Première - La Fécondité dans les régions à la fin des années 1990.
Cette tendance a probablement été renforcée, par un flux d'immigration assez important. En effet, les mères étrangères constituent une part appréciable des mères de la région. En 1999, 11,1 % des femmes qui accouchent en région PACA sont étrangères (en Île-de-France 22,1 %, en Corse 17,3 %, en Rhône-Alpes 10,0 % et en Languedoc-Roussillon 8,8 %). En 2004, cette proportion était déjà passée à 13,12 %. Et les femmes étrangères ont, dans la région comme partout en France, une fécondité plus importante que les femmes françaises (voir tableau : 2,84 contre 1,68).
Mais le comportement des mères étrangères n'explique pas l'entièreté du phénomène. Entre 1975 et 1999, leur part dans la population est restée à peu près la même aux alentours de 6-7 % et leur fécondité a diminué. Par contre la fécondité des femmes de nationalité française a augmenté dans la région depuis 1975, comme le montre le tableau suivant :
EnsembleFrançaisesÉtrangères1974-19761998-20001974-19761998-20001974-19761998-2000France entière1,951,811,811,723,312,80Région PACA1,701,771,571,683,202,84
Nouvelle progression de la fécondité en 2005
Au premier semestre 2007, on avait toujours fort peu de données concernant la fécondité des régions après 2003. Cependant l'INSEE Bretagne nous révèle qu'en 2005, la fécondité a dépassé le seuil des 1,9 enfant par femme dans la régionINSEE Bretagne - Le Flash d'Octant - Michel Rouxel : Bilan démographique 2005 (avec carte de la fécondité des régions de France en 2005) . Comme l'indice conjoncturel de fécondité pour la métropole était cette année-là de 1,92 enfant par femme, on mesure ainsi combien la fécondité provençale s'est rapprochée de la moyenne française, et ce malgré le lourd handicap constitué par la notable sous-performance des Alpes-Maritimes.
Immigrés et étrangers
Par immigré on entend quelqu'un résidant en France, né étranger à l'étranger. Il peut être devenu français par acquisition ou avoir gardé sa nationalité étrangère. Par contre le groupe des étrangers est constitué par l'ensemble des résidents ayant une nationalité étrangère, qu'ils soient nés en France ou hors de France.
Nombre d'étrangers et d'immigrés en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Au recensement de 1999, les étrangers et les immigrés se répartissaient comme suit en France et en région Provence-Alpes-Côte d'Azur :
FrancemétropolitaineINSEE - répartition selon le lieu de naissance et nationalitéRégion PACALa proportion d'immigrés décroît régulièrement en région PACA PourcentagePACA/FranceFrançais55.260.0004.223.7007,64-- Français de naissance nés en France51.340.0003.615.8007,04-- Français de naissance nés à l'étranger1.560.000348.90022,37-- Français par acquisition nés en France (3)800.00070.5008,81-- Français par acquisition nés à l'étranger (1)1.560.000188.50012,08Étrangers3.260.000282.6008,67-- Étrangers nés en France510.00040.6007,96-- Étrangers nés à l'étranger (2)2.750.000242.0008,80Population totale58.520.0004.506.3007,70 dont Immigrés(1) + (2)4.310.000430.5009,99dont Français par acquisition(1) + (3)2.360.000259.00010,97
Ventilation des immigrés par région du monde et pays de naissance
Durant la période 1994-2004, 80 000 immigrés sont arrivés dans la région, mais 55 000 l'ont quittée ou sont décédés. Au total la population immigrée installée en Languedoc-Roussillon a crû de 25 000 personnes pour atteindre l'effectif de 453 413.
Évolution de la population immigrée au fil du temps :
AnnéePopulation tot.immigrésPourcentagerelatif1975450 94512,31982451 74411,41990436 46310,21999430 2549,52004453 4139,7
La population d'immigrés a légèrement augmenté tant en nombre absolu (plus 23 000 personnes) qu'en nombre relatif (plus 0,2 %), durant la période 1999-2004, caractérisée par un accroissement assez important de la population de la région PACAINSEE - La population immigrée en Provence-Alpes-Côte d'Azur en 2004 (décembre 2006) .
Les immigrés en 2004 :
La statistique qui suit se rapporte à la seule population des ménages, soit 438 000 personnes immigrées sur 453 400. Les personnes exclues du fait qu'elles ne vivaient pas en ménage, habitent divers types de collectivités ou de logements collectifs.
OriginePopulation tot.immigrée 2004PourcentagerelatifImmigrés entre1994 et 2004PourcentagerelatifEurope195 88244,731 68839,6-- dont Italie77 27317,65 2086,5-- dont Espagne30 7867,08491,1-- dont Portugal17 8444,12 5863,2-- Autres pays Europe des 1546 47810,615 22019,0-- Autres pays Europe des 256 2411,41 3141,6-- Autres pays d'Europe17 2603,96 5118,1Afrique198 87645,436 24045,2-- dont Algérie71 86316,412 67115,8-- dont Maroc58 91513,59 96812,4-- dont Tunisie39 9109,15 9997,5-- Afrique noire28 1886,47 6029,5Autres43 2539,912 18015,2--dont Turquie7 7961,82 4243,0--dont ex-Indochine9 2552,11 4221,8--Autres Asie15 7173,64 1745,2-- Amérique et Océanie10 4852,44 1605,2Total438 01110080 108100
Les immigrés arrivés en France depuis moins de 10 ans ont des origines nettement plus diverses que précédemment. Les Européens représentent 40 % des nouveaux arrivants, mais au sein de cette immigration européenne, les immigrés en provenance du Sud ne représentent plus que 11 % des nouveaux venus, alors qu'au total ils sont encore 29 % de l’ensemble des immigrés de la région.
Par contre la part des immigrés venus des autres pays européens s’accroît : elle constitue 29 % des nouveaux immigrés, alors qu'au total ils ne sont encore que 16 % de l’ensemble des immigrés de la région. Les ressortissants de l'Union européenne des 15 viennent surtout des pays du nord : Grande Bretagne (6 %), Belgique (5 %) et Allemagne (3 %). Quant aux immigrés originaires des autres pays européens, ils constituent 10 % des arrivées récentes (dont 1 % de Polonais et 1 % de Suisses). Ce sont surtout des anciens habitants des pays de l'Europe de l’Est, Roumains, Yougoslaves (et ex-Yougoslaves) et Bulgares qui sont les plus nombreux.