René Renoult, dit René-Renoult, né le à Paris (14e) (Seine) et mort le dans le arrondissement de la même ville, est un avocat, homme politique et résistant français.
Biographie Jules Philippe René Béranger est né le à Paris de père inconnu et d'Élisabeth Biringer. Le , il est reconnu par Romain Laurent Étienne Renoult., militant républicain et avocat. Le couple légitime l'enfant lors de leur mariage le à Paris .
René Renoult s'engage très tôt en politique, combattant le boulangisme. Son frère Daniel Renoult est un militant connu du socialisme puis du communisme français, qui fut journaliste à L'Humanité et maire de Montreuil-sous-Bois. Un troisième frère, André, devait partager les convictions de Daniel puisque comme lui présent le au dîner du Café du Croissant à l'issue duquel fut assassiné Jean Jaurès.
Pendant ses années de lycée, Renoult . Un 1er accessit en composition française et un 7e accessit en version latine semblent attestés (sous le prénom de Jules, 1er selon l'état-civil, le prénom usuel est alors en général le 3e comme c'est le cas pour Jules Philippe René Renoult) par le Bulletin administratif de l'Instruction publique pour l'année 1883.
Renoult fait ensuite des études de droit, jusqu'au doctorat, et s'inscrit au barreau de Paris en 1888.
Dès l'année suivante, il succède à Paul Doumer comme chef de cabinet de Charles Floquet, président de la Chambre des députés. En 1894, René Renoult crée, avec Charles Floquet, Léon Bourgeois, René Goblet et Camille Pelletan le Comité central d'action républicaine, qui devient, après 1901, le comité directeur du Parti radical. René Renoult est élu président du Parti radical en 1903, président du comité exécutif le Bulletin du Parti républicain radical et radical-socialiste : organe officiel du comité exécutif, 29 décembre 1905, ., puis président d'honneur en 1931. Il est l'auteur de la célèbre formule « Pas d'ennemis à gauche ! ». Il a aussi présidé le groupe parlementaire radical-socialiste à la Chambre pendant la Grande Guerre, notamment pendant la période où le poste de président du parti était vacant (1914-1917).
Élu député de la Haute-Saône en 1902 et constamment réélu jusqu'en 1919, René Renoult consacre la plus grande partie de son activité parlementaires aux questions sociales et fiscales. Il fait adopter la loi établissant un salaire minimum pour les ouvrières à domicile du vêtement, et participe à l'élaboration de la loi sur les retraites ouvrières, avec Joseph Paul-Boncour. Il est, en 1914, le rapporteur de la loi instituant l'impôt progressif sur le revenu. Il connaît sa première expérience ministérielle en 1909/1910, comme sous-secrétaire d'État aux Finances.
Franc-maçon, il est initié en 1910 à « L'avant-garde maçonnique ».
Membre de la commission des Finances et plusieurs fois vice-président de la Chambre, René Renoult est président de la commission de l'Armée pendant la Première Guerre mondiale. Le , il prononce le discours d'hommage à Georges Clemenceau, Ferdinand Foch, et surtout « à la République, qui a fait le miracle de la victoire ». La Chambre vote à l'unanimité l'affichage public de ce discours.
Après la démission de Clemenceau de son mandat de sénateur du Var, René Renoult lui succède. Il est constamment réélu jusqu'en 1940. Il appartient à la commission des Finances, de l'Armée, des Affaires étrangères, puis de la Législation civile. En 1921, il critique le rétablissement des relations diplomatiques avec le Vatican, décidée par le gouvernement de Bloc national.
Garde des Sceaux dans le gouvernement d'Édouard Herriot, de juin à , il dépose un amendement visant à étendre les droits civils de la femme mariée. Il doit aussi faire face à l'affaire de la Banque commerciale de Bâle. Éclaboussé dans l'affaire Stavisky, il est ensuite rapporteur, au Sénat, de cet amendement, finalement concrétisé par loi du : la mention selon laquelle « la femme doit obéissance à son mari » est supprimée du Code civil.
Dans les années 1930, il se range parmi les partisans d'une politique de fermeté face à Hitler.
Le , il est exclu par le congrès du Parti radical-socialiste (PRRRS), avec Albert Dalimier. La commission du congrès lui reproche notamment d'avoir été l'avocat de Stavisky, dans l'Affaire Stavisky, le rapporteur de la commission estimant qu'il n'a pas respecté la morale attendue de la part des élus au sein du parti. Son exclusion est votée à l'unanimité moins une voixL'Express du Midi, , page 1..
Le , il vote contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Il s'engage ensuite dans la Résistance. Arrêté en janvier 1944 par la Gestapo, il est libéré dès le 17 de ce mois par les Forces françaises de l'intérieur.
Après la Libération, René Renoult se retire de la vie politique non sans avoir été, en juillet et en , juré au procès de Pétain devant la Haute Cour de justice.
thumb|La tombe de René Renoult et de son beau-frère Maurice Leblanc au cimetière du Montparnasse (division 10).
Il meurt à son domicile, 20 bis rue La Boétie dans le arrondissement de Paris le ..
Il est inhumé au cimetière du Montparnasse ( division)..
Vie privée Le , à Paris , il se marie avec Blanche Clotilde Wormser. Le à Paris , veuf, il épouse Henriette Émilie Céleste Giriat,
Décoration
sans_cadre|50x50px Médaille d'honneur des chemins de fer échelon vermeil en 1939 (de droit en tant qu'ancien ministre des Travaux publics).
Fonctions ministérielles Sous-secrétaire d'État aux Finances du au Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale du au Ministre de l'Intérieur du au Ministre des Finances du au Ministre des Travaux publics du au Ministre de la Justice du au Ministre de la Justice du au Ministre de la Marine du 19 au Ministre de la Justice du au
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie .
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Liens externes
Les papiers personnels de René Renoult sont conservés aux Archives nationales, sur le site de Pierrefitte-sur-Seine, sous la cote 425AP : (Inventaire du fonds 425AP).
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