La Testacelle commune (Testacella haliotidea) est une espèce de mollusques gastéropodes de la famille des Testacellidae. Elle a un . À la différence des limaces, ce mollusque est carnivore et il dispose d'une coquille très rudimentaire. Sa radula et une bouche très extensible lui permettent de se nourrir de vers de terre.

Cette espèce est discrète et rarement aperçue car elle vit essentiellement dans le sol, où elle peut s'enfoncer à 1 mètre, voire plus selon Jean-Baptiste Gassies.

Pavon, D., & Bertrand, A. (2009). Mise à jour de la liste des mollusques continentaux du département des Bouches-du-Rhône. Bull. Soc. linn. Provence, 60, 35-44..

Dénominations Nom scientifique valide : Testacella haliotidea Draparnaud, 1801, Nom normalisé : Testacelle commune, depuis 2010., Autres noms vulgaires (vulgarisation scientifique) : Testacelle blanche, Testacelle ormeau, Testacelle ormier..

Histoire vignette|gauche|Illustration de Testacella haliotidea dans le Brehms Tierleben, fin du . Au moins dès le , des naturalistes s'étonnent de trouver quelques « limaces » en train de manger un ver de terre, dont l'une sera dénommée Testacella haliotideaBourguignat J.R (1860), Malacologie terrestre et fluviatile de la Bretagne. JB Baillière (lien (Google Livre).Gassies J-B (1856), Monographie du genre Testacelle. Baillière..

Description Comme les autres espèces de testacelles, elle possède une relique de coquille rudimentaire, située à l’extrémité postérieure de sa sole pédieuse (son "pied"). Son corps est plus lisse que celui des limaces, arions et hélices dont on l'a autrefois rapprochée.

Distribution On la trouve en Europe des rivages de la Méditerranée à l'Écosse et aux Pays-Bas De Winter, A. J., & Van Nieulande, F. A. D. (2011). Testacella haliotidea Draparnaud, 1801 in the Netherlands (Gastropoda Pulmonata, Testacellidae). Basteria, 75, 11-22., dont en FranceLocard, A. (1882). Catalogue général des mollusques vivants de France : mollusques terrestres, des eaux douces et des eaux saumâtres (Vol. 1). H. Georg..

Cette espèce a été introduite sur d'autres continents : elle était signalée en Australie dès le début des années 1950 (probablement dans la terre de plantes en pots transportées d'un continent à l'autre) Cotton B.C (1954) A catalogue of introduced snails and slugs in Australia. South Australian Museum. ; elle a été trouvée aux États-Unis, notamment en Pennsylvanie Branson B.A. (1976), Testacella haliotidea (Draparnaud) free living in Pennsylvania. Sterkiana62, 20.

Habitat Elle vit sous terre et se nourrit principalement de vers de terre qu'elle ingurgite lentement grâce à sa radula.

Origine Il existe des preuves archéologiques<ref>Figueiral, I., Jung, C., Martin, S., Tardy, C., Compan, M., Pallier, C., ... & Fabre, L. (2010). La perception des paysages et des agro-systèmes antiques de la moyenne vallée de l'Hérault. Apports des biomarqueurs à l'archéologie préventive. In La perception des paysages et des agro-systèmes antiques de la moyenne vallée de l'Hérault. Apports des biomarqueurs à l'archéologie préventive (n° , pp. 415-430). APDCA.</ref> et fossiles de son existence ancienne en Europe, au moins depuis le PléistocèneMontoya, P., Alberdi, M. T., Barbadillo, L. J., van der Made, J., Morales, J., Murelaga, X., ... & Szyndlar, Z. (2001). Une faune très diversifiée du Pléistocène inférieur de la Sierra de Quibas (province de Murcie, Espagne). Comptes Rendus de l'Académie des Sciences-Series IIA-Earth and Planetary Science, 332(6), 387-393.

Écologie Comme d'autres mollusques vivant au niveau du sol (Helix aspersa, Deroceras reticulatum), cette espèce peut véhiculer et être l'hôte intermédiaire de parasites d'animaux domestiques herbivores, en particulier de nématodes protostronglesCabaret, J. (1983). Dynamique de l'infestation des chèvres par les protostrongles en Touraine (hôtes intermédiaires : Helix aspersa, Deroceras reticulatum, Testacella haliotidea). Recueil de Médecine Vétérinaire..

Reproduction Selon Jean-Baptiste Gassies, l'animal pond 6 ou 7 œufs, plus gros (et moins nombreux) que ceux des limaces. Ils sont ellipsoïdes et possèdent une enveloppe dure, assez fragile, ayant une couleur proche de celle du jaune d'œuf, remplis d'un liquide aqueux.

Notes et références . .

article (www.pplvandoeuvre.net).

Voir aussi

Testacella Limace Loche

Lien externe Fiche : MOLLUSQUES gastéropodes - La Testacelle blanche, SFO-PCV Société Française d'Orchidophilie de Poitou-Charentes et Vendée.

Bibliographie Germain, L. (1908). Étude sur les mollusques recueillis par m. Henri Gadeau de Kerville pendant son voyage en Khroumirie (Tunisie)... J.-B. Baillière et fils. Larraz, M. L. (1986). Nota de distribución de Testacella haliotidea Daparnaud, 1801 y Testacella maugei Férussac, 1819 (Pulmonata, Testacellidae). Norris, A. (1987). Notes on Yorkshire mollusca. VII: The genus Testacella in Yorkshire. Naturalist, 112(9), 103-106. Stokes BM & Hirst J (1958) The worm-eating slugs Testacella scutulum Sowerby and T. haliotidea Draparnaud in captivity''. Journal of Molluscan Studies, 33(1), 11-20.

Catégorie:Espèce de gastéropodes (nom scientifique) Catégorie:Testacellidae Catégorie:Gastéropode décrit en 1801 Catégorie:Mollusque terrestre Catégorie:Mollusque vermivore