Henri Flournoy, né le à Genève, où il meurt le est un psychiatre et pionnier de la psychanalyse en Suisse romande.
Biographie Il est le fils unique du psychologue Théodore Flournoy Dr. Henri Flournoy Geneva, 1886–1955. Int. J. Psycho-Anal., 37:199-199, et sa sœur épouse le psychanalyste genevois Raymond de Saussure. Henri Flournoy étudie la médecine à Genève, soutient en 1910 une thèse de médecine intitulée Recherches sur l'inhibition des muscles et du réflexe patellaireThèse de médecine (1910) notice BNF., puis fait des stages à Berne, Warbourg, Munich et à l'université Johns Hopkins (Baltimore) où il est l’assistant du psychiatre d'origine suisse d'Adolf Meyer. Il est médecin délégué de la Croix-Rouge durant la guerre des Balkans (1912-1913)Olivier Flournoy, « Flournoy, Henri », cf. bibliographie.. Il obtient en 1941 une charge de cours en psychopathologie, à l'université de Genève, qu'il conserve jusqu'à sa mortFernando Vidal, « Flournoy, Henri », Dictionnaire historique de la Suisse, ..
Il s'installe comme psychiatre et psychanalyste à Genève en 1922, après avoir effectué quelques séances analytiques avec Carl Gustav Jung, puis une analyse durant six mois aux Pays-Bas avec le psychanalyste néerlandais Johan van Ophuijsen, et durant trois mois avec Sigmund Freud et à nouveau d'une durée de six mois, avec Herman Nunberg. Il est notamment lié avec Charles Odier, Raymond de Saussure et Marie Bonaparte, et figure en 1935 comme l'un des 21 membres de la Société psychanalytique de ParisAlain de Mijolla, La France et Freud, 1946-1953. Une pénible renaissance, , Paris, PUF, 2012., puis il en devient membre associé en 1950Alain de Mijolla, La France et Freud, 1946-1953. Une pénible renaissance, , Paris, PUF, 2012.. Il devient artisan actif du mouvement psychanalytique suisse, membre de la Société suisse de psychanalyse et s'investit dans la préparation de la conférence des psychanalystes de langue française (1933).
Il cesse progressivement d'exercer la psychanalyse, privilégiant une pratique psychothérapeutiqueOlivier Flournoy, s'engage dans un soutien à la libéralisation de l'avortement où il joua un rôle important, publiant notamment un essai intitulé Nouvelles données et réflexions psychologiques sur les avortements médicaux : pour une attitude libérale plus équitable et plus humaine et contre les avortements clandestins en 1955.
Publications (sélection) La psychanalyse, les médecins et le public, Neuchâtel : Forum, 1924Worldcat. « Le caractère scientifique de la psychanalyse », Revue française de psychanalyse, V, 1932. L'enfant nerveux : conseils éducatifs, Neuchâtel : Delachaux & Niestlé, 1932. Les principales étapes de l'histoire de la psychothérapie, Genève, 1935 (texte d'une conférence donnée à l'Université de Genève le )Worldcat. Erreurs et dignité de la pensée humaine, Paris, Le Mont-Blanc, 1949Worldcat. Nouvelles données et réflexions psychologiques sur les avortements médicaux : pour une attitude libérale plus équitable et plus humaine et contre les avortements clandestins, Genève, éd. médecine et hygiène, 1955, Worldcat. « Encore les avortements médicaux. (II), Considérations psychologiques », Praxis - revue suisse de médecine, .
Bibliographie Olivier Flournoy, « Flournoy, Henri », , in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L. Calmann-Lévy, 2002, . Entrée « Flournoy Henri (1881-1965) » dans
Articles connexes Psychanalyse en Suisse
Notes et références
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