Victor-Louis Goybet, né le à Lyon et mort le dans la même villeArchives municipales de Lyon, arrondissement, année 1947, acte de décès , cote 2E3373, est un général de division français.
Enfance Né à Lyon le , il est le fils de Pierre Jules Goybet (1823-1912), un industriel, et de Marie Louise Bravaisbase de données Léonore (Légion d'honneur) : ., nièce du physicien Auguste Bravais..
Son père fit ses études au collège des Jésuites de Fribourg, puis fut emmené à 16 ans par son oncle Augustin de Montgolfier dans son usine de Torero près de Saragosse ou il introduisait la fabrication du papier en Espagne. Il dirigera ensuite une entreprise de construction de machine à vapeur près de cette même ville. Nommé Chevalier et membre du conseil supérieur de l'industrie par la reine d'Espagne, il avait reçu le grade de lieutenant d'artillerie dans la milice. Son frère, Mariano (qui sera également général) nait à Saragosse en 1861.
La famille rentre en France en 1862 en raison de l'état de santé de la belle-mère de Pierre Jules et reste quelque temps à Annonay où naquit sa sœur Constance. Puis Pierre Jules est nommé principal de l'École professionnelle de la Martinière à Lyon où il demeura 16 ans, logé dans l'établissement. Henri et Victor naquirent là.
Premières années de service Victor Goybet poursuit ses études à l'École militaire de Saint-Cyr jusqu'en 1885Mariano Goybet de son livre enluminé de famille sur les Goybet, consultable aux archives de Savoie P 35 Cote IJ288.Henri Jaillard, Les Goybet de la vallée de Yenne P34, 25.08.64, consultable aux Archives de Savoie..
Il est ensuite nommé lieutenant au bataillon de chasseurs alpins, à Grenoble, qui sont rattachés aux deux corps d'armée défendant les Alpes. Il est ensuite reçu à l'École de guerre, d'où il sort avec la . Il est employé à l'état-major en 1898. Victor Goybet est détaché au service des renseignements sur la frontière italienne de 1901 à 1907. Il est chef de bataillon en 1906, après avoir été au régiment d'infanterie de ligne. Il est nommé chef d'état-major du gouvernement militaire de Briançon..
Au cours de sa carrière alpine, Victor Goybet s'affirma comme un montagnard infatigable, faisant de nombreuses ascensions, notamment le Mont Blanc par plusieurs itinéraires. Comme son oncle et parrain, Victor Bravais, il étudia la botanique en se spécialisant dans la flore des hauts sommets.
Première Guerre mondiale
Il accomplit presque toute sa carrière dans les troupes alpines. À la mobilisation de 1914, Victor part comme chef d'État Major de la division d'infanterie. En novembre, il est nommé au commandement du régiment d'infanterie de ligne. Au cours de combats dans la forêt d'Aspremont, il fut blessé le mois suivant d'une balle qui lui sectionna trois doigts de la main droite. Il quitte son poste qu'après avoir donné ses derniers ordres. Dès qu'il a pu, il a repris son service sur le front. Il sera de nouveau blessé en à la main à cause d'un éclat d'obus..
Citation concernant Victor Goybet promu Officier de la Légion d’honneur alors colonel commandant une brigade d’infanterie Ordre N2855 du .
Commandant du Régiment d'Infanterie puis de la Brigade de Chasseurs alpins, il participe à la défense de Verdun. Il prend part à l'offensive de la Somme (1916). Il prend le commandement de la Division d'Infanterie le . Extrait de la citation à l'ordre de la Armée du 17 concernant sa conduite de cette Division : Gallica citation à l'ordre de la Armée du 10 septembre 1917 ..
Il sera encore cité à l'ordre de la armée le pour avoir conduit avec succès ses régiments sur la Somme, l'Aisne et à Verdun et pour avoir réussi une attaque avec une rapidité exceptionnelle et l'enlèvement d'une position particulièrement forte, la capture de 300 prisonniers, 20 canons et de nombreuses mitrailleuses. Le 10 aout 1918 en Picardie, il conduit ses régiments à l'attaque sur une progression de . Il enraye une contre attaque le 12. Il atteint son objectif d'occuper le Bois des loges.
Il occupe la Place de Mayence le . Il était le premier commandant à Mayence depuis l'armistice de 1918.
Durant la guerre il reçoit le grade de colonel, la rosette d'Officier de la Légion d'honneur, 9 citations dont 6 à l'ordre de l'armée.
Entre-deux-guerres Le il est promu général de brigade et commande la Brigade. Le il est nommé commandant des subdivisions de Reims, Châlons-sur-Marne et Bar-le-Duc. Le il est promu général de division et commande la division d'InfanterieAutour d'un centenaire 'Soldats de Savoie sous le ciel lyonnais'par Martin Basse Article Paru dans la presse en aout 1959 (Une large part de l'article est consacré à la famille Goybet et sa tradition militaire)..Il est fait Commandeur de la Légion d'honneur.Il sera fait ensuite Grand officier de la Légion d'honneurBulletin AHH novembre 1987. Notice sur famille Goybet écrite par Monsieur Pierre Jaillard Président de l'héraldique de France Dossier AHH Famille Goybet.L'honneur de servir chapitre consacré à la famille Goybet Auteur Pierre Gentil secrétaire général des écrivains combattants mars 1998 Imprimerie des orphelins apprentis d'auteuil Paris..
Famille Victor est frère du général de division Mariano Goybet et du capitaine de vaisseau Henri Goybet et l'oncle du contre-amiral Pierre Goybet (fils de Mariano)Revue Savoisienne P6 jules Philippe Directeur gérant 1917 Famille Goybet se distingue de façon particulière ..
Il a pour fils le colonel Charles Goybet (né en 1898) qui participa à la Première Guerre mondiale (bataille du Chemin des Dames, Somme), à la campagne de Syrie (1920-1921) et à la Seconde Guerre mondiale (campagne de Norvège).
Notes et références
Annexes Articles connexes Mariano Goybet Pierre Goybet Charles Goybet Théodore Lespieau
Liens externes
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