Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française constitué en 1914 avec les bataillons de réserve du d'infanterie.

À la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.

Création et différentes dénominations 1914 : d'infanterie : dissolution : reformé ... ?

Chefs de corps Lieutenant-colonel Bourdon () Lieutenant-colonel Ayné (-) Lieutenant-colonel Hennequin (-) Lieutenant-colonel Delattre (-) Lieutenant-colonell Belhummeur (-)Source: Histoire d'un régiment (voir bibliographie) Lieutenant-colonel Beurville (1939-1940)

Historique des garnisons, combats et batailles Première Guerre mondiale Affectation Mâcon, Brigade d'Infanterie, Région, Groupe de Divisions de Réserve. d'infanterie d'août à d'infanterie de mars à d'infanterie d'août à d'infanterie de à d'infanterie d' à

1914 Le premier jour de la mobilisation générale est fixé au . Le RI comprend deux bataillons, numérotés 5 et 6. Son recrutement et sa garnison sont à Mâcon, comme pour le régiment d'active.

Dès sa mobilisation terminée, le , le RI quitte Mâcon et se dirige vers les Vosges. Selon le plan de campagne français (plan ), la (général Dubail) et la (général de Castelnau) doivent attaquer et reprendre l'Alsace et la Lorraine, alors que les , et sont concentrées dans le nord-est. L'instruction générale de Joffre énonce que "l'intention du général commandant en chef est de rechercher la bataille, toutes forces réunies en appuyant au Rhin la droite de son dispositif général".

Les 20 et , le RI est engagé dans les combats du col de Steige, aux côtés du RI. Du 25 au , le régiment combat devant Saint-Dié. Après dix jours de combat, le RI ne compte plus que 10 officiers et 985 hommes (contre 35 officiers et au départ de la caserne le ).

À partir de septembre, le RI se trouve dans le secteur de la Schlucht. La du régiment participe à la prise de Steinbach le .

1915 En janvier, février et , le RI combat sur le Sudelkopf (sud-ouest de Guebwiller), dans des conditions difficiles : températures rigoureuses, chutes de neige, canonnade quotidienne.

D'avril à , le régiment séjourne sur le plateau d'Uffholtz. En raison de la proximité des lignes ennemies, les fusillades, échanges de grenades et tirs d'artillerie sont quotidiens.

Le régiment occupe l'Hartmannswillerkopf entre les mois de septembre et . Pendant cette période, il repousse une violente attaque allemande (15 et ), au prix de pertes importantes (14 officiers, 400 hommes en deux jours de combat).

Relevé en novembre par le RI, le régiment retourne à Steinbach.

1916 À partir de , le RI occupe le Sudelkopf et le ballon de Guebwiller.

En avril, il part dans le Sundgau, dans le secteur des Seppois, où il relève le colonial. Depuis , le secteur fait l'objet d'attaques de diversion destinées à masquer l'offensive allemande sur Verdun. Le RI repousse une attaque allemande le .

En juin, il va occuper les bois de Carspach, puis retourne vers les Seppois le .

Le régiment quitte la d'infanterie pour la d'infanterie qui se constitue.

1917 Le régiment est à l'instruction à partir du .

En mars, le commandement du régiment passe au lieutenant-colonel Belhumeur, qui appartient au depuis 1914.

À partir d'avril, le quitte l'Alsace pour la Champagne, sur le Chemin des Dames. Il monte en ligne sur le plateau de Vauclerc et le plateau des Casemates (combats du ). Le , le régiment participe à la prise de la Caverne du Dragon, à côté du d’infanterie (RI). Le , le RI attaque le plateau de Californie. Ses pertes atteignent alors 40 % de l'effectif engagé. Le régiment est cité à l'ordre de la armée :

"Appelé sous les ordres du lieutenant-colonel Belhumeur à occuper dans des circonstances très difficiles un secteur violemment bombardé, a remarquablement exécuté son mouvement, malgré les efforts répétés de l'ennemi. Le a brillamment attaqué et a atteint, après de durs combats, la majeure partie de ses objectifs, reprenant la presque totalité du terrain enlevé les jours précédents par l'ennemi. A conservé les positions conquises, malgré deux violentes contre-attaques ennemies. Avait déjà brillamment coopéré à la prise du plateau des Casemates () et de la grotte du Dragon ()." (ordre , signé le par le général Duchêne).

En août, le régiment se trouve dans la région de Reims.

En octobre, il quitte la d'infanterie et est affecté à la d'infanterie. À l'occasion du départ, le régiment est passé en revue et son drapeau est décoré de la Croix de guerre.

Le régiment part vers le secteur du Mont-sans-Nom (Champagne).

1918 Le RI se trouve au début de 1918 dans le secteur de Sainte-Menehould. Le , le régiment reçoit l'ordre d'envoyer le au , qui vient de rejoindre la Champagne. D'autres soldats sont affectés aux , et .

Le régiment est dissous le .

Le lieutenant-colonel Belhumeur, qui commandait le depuis , reçoit le commandement du d'infanterie.

Seconde Guerre mondiale Le régiment est reformé le dans le secteur de Chalon-sur-Saône sous les ordres du Lieutenant-Colonel Beurville, il appartient à la .

Bataille des trois frontières, secteur de Longwy.

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Alsace 1914 L'Aisne 1917 400px

Décorations décernées au régiment '' Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec une citation à l'ordre de l'armée.

Personnalités ayant servi au Louis Hennequin (1869-1916), officier supérieur et historien militaire. Lieutenant-colonel à la tête du régiment en 1915. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au champ d'honneur pendant la Première Guerre mondiale.

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969) Histoire d'un régiment par Paul Guyot (agrégé de lettres, chevalier de la légion d'honneur) librairie L. Durand à Macon 1926. Carnets d'un prêtre soldat 1914-1918 (Jean-Louis Thomas -Bernard Giovanangeli éditeur, 2013, ) : JL Thomas est séminariste lorsqu’il rejoint le RI à la mobilisation. Ses carnets écrits au jour le jour forment un récit des opérations auxquelles il a participé jusqu'en 1918.

Articles connexes Liste de régiments français Histoire militaire de la France Régiment d'infanterie français

Liens externes Historiques régiment 14 18 le R.I

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