thumb|upright|Logo du de Paris. Le de Paris est un des vingt arrondissements de Paris. Il est situé sur la rive gauche de la Seine. Il est entouré par le à l'ouest et le au nord. Au sud, il communique, au-delà du boulevard périphérique, avec les communes du Val-de-Marne, d'ouest en est Gentilly, Le Kremlin-Bicêtre et Ivry-sur-Seine. La Seine borde l'arrondissement à l'est, le séparant du et de la rive droite.

Assez peu touristique, le est un ancien quartier ouvrier. Aujourd'hui, il est surtout connu pour son quartier asiatique, le quartier de la Butte-aux-Cailles, le quartier des Olympiades, le centre universitaire Tolbiac ainsi que pour l'implantation dans les années 1990 de la Bibliothèque nationale de France sur les quais de Seine. Du fait de la présence de nombreuses tours et d'immeubles d'habitation de construction récente, l'arrondissement présente un urbanisme original dans la capitale, qui s'exprime notamment à l'heure actuelle dans le projet Paris Rive Gauche.

L'arrondissement abrite, outre le site Tolbiac de la Bibliothèque nationale de France dite Bibliothèque François-Mitterrand, la gare d'Austerlitz, la manufacture des Gobelins, l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et le centre universitaire Tolbiac.

Il porte également le nom d'« arrondissement des Gobelins »Article R. 2512-1 du code général des collectivités territoriales sur Légifrance., mais cette appellation est rarement employée dans la vie courante.

Historique

Le a été créé après l'extension de Paris réalisée en 1860, par la loi du , en intégrant des parties de l'ancien , de Gentilly et d'Ivry. Un premier schéma de numérotation devait attribuer le numéro 13 à l'actuel , mais il a été rejeté à cause de l'expression « Ils se sont mariés à la mairie du », qui signifiait, lorsque Paris n'avait que douze arrondissements « vivre en concubinage », donc hors des bonnes conventionsAnecdote rapportée par Michel Carmona : Université de tous les savoirs, Le Paris d'Haussmann, minute 48... La répartition des arrondissements d'ouest en est et de nord au sud fut donc abandonnée pour le schéma actuel, la forme en spirale.

Les quartiers du ont été témoins de quelques progrès technologiques majeurs. Bien avant leur constitution, en 1783, Pilâtre de Rozier et le Marquis d'Arlandes avaient atterri sur la Butte-aux-Cailles après le premier vol humain en aérostat. En 1891, Panhard et Levassor créent la première usine d'automobiles près de la porte d'Ivry.

Au cours du et d'une partie du , le a connu une forte activité industrielle avec par exemple la présence de la chocolaterie Lombart, des usines Say ou de la SUDAC, usine produisant de l'air comprimé utilisé dans les réseaux de l'agglomération parisienne. La rue de la Glacière comptait des menuiseries, une tannerie, des ateliers de construction électrique, radiologique, de mécanique de précision, de serrurerie, une brasserie (bière de Lutèce), laquelle réutilisait d'anciens vides de carrière du quartier. Ancien chemin dit « de Gentilly », elle se prolongeait avant l'érection de l'enceinte de Paris, vers 1843, jusqu'au centre de Gentilly (où subsiste encore une « rue de la Glacière »), étant l'artère principale de cette extension « nordique » appelée « Le Petit Gentilly ». Approximativement, elle longeait en partie la Bièvre qui, en débordant l'hiver, permettait de récupérer la glace de ces étangs provisoires, où l'on pouvait aussi patiner ; la glace était conservée jusqu'en fin d'été dans des puits bien protégés par d'épaisses couches d'isolants textiles et végétaux. La première mairie du nouveau se serait trouvée dans cette rue, dans un assez bel immeuble face à l'ancienne rue Maurice-Mayer, disparue durant la rénovation de l'îlot insalubre n°13, et qui est démoli à son tour quelques années plus tard avec l'îlot Bièvre tout comme la cité Jeanne-d'Arc, construite entre 1869 et 1872 et démolie à partir de 1939 durant la rénovation de l'îlot insalubre n°4.

En 1876, une fois fermées les prisons Sainte-Pélagie et Saint-Lazare, exiguës et vétustes, il a été projeté de construire deux nouvelles prisons de part et d’autre part de la rue Nationale, dans le polygone formé par les rues Baudricourt, de Tolbiac, du Château-des-Rentiers, la ligne de Petite Ceinture et l’avenue d'Ivry. Le projet a été abandonné et reporté sur celui de la construction du centre pénitentiaire de Fresnes..

vignette|Ruelle des Gobelins, typique du et industrieux du début du (cf. cheminée à l'arrière-plan).|gauche Maître Mikinosuke Kawaishi Shi-Han, l'introducteur du judo en Europe vers 1937, avait son dojo boulevard Auguste-Blanqui, au 109. De très nombreuses ceintures noires y ont été formées (tout ce morceau de quartier a été démoli pour la rénovation de l'îlot Bièvre).

La partie de l'arrondissement située au sud de la place d'Italie a fait l'objet d'une transformation profonde dans la seconde moitié du . Dès avant la Seconde Guerre mondiale, la cité Jeanne d'Arc (rue Jeanne-d'Arc) est en partie reconstruite. D'autres îlots insalubres font l'objet de rénovations : l'îlot 13 (boulevard Auguste-Blanqui, rue de la Santé, passage Victor-Marchand, rue de la Glacière côté pair, à partir de 1955), l'îlot (autour de la place Nationale), l'îlot Bièvre (Boulevard Blanqui), rue Vergniaud, une partie de la rue Wurtz, rue de la Glacière en partie côté impair et celle située entre la rue d'Alésia et la rue Boutin. Quelques rares immeubles anciens restent encore présents, mais les dernières barres construites dans les années 1960 ont en grande partie bouché la vue de ces maisons. Leur construction a eu lieu entre 1964 et 1968.

vignette|Les nouveaux immeubles du quartier Paris Rive Gauche. L'opération la plus importante est toutefois l'opération Italie 13. Inspirée par les théories urbaines de Le Corbusier, elle devait remodeler une zone allant de la Butte-aux-Cailles à la rue Nationale et du boulevard Vincent-Auriol à la porte d'Italie. Elle a laissé dans le de trente tours d'une centaine de mètres de hauteur, dont en particulier le quartier sur dalle des Olympiades. Cette opération s'est interrompue au milieu des années 1970. À l'emplacement prévu pour la tour Apogée fut édifié à partir de 1988 un ensemble immobilier surmonté par une sorte de mât ou de campanile multicolore, dont le fameux complexe audiovisuel Grand Écran Italie fait partie intégrante, suivant une décision du Conseil de Paris qui voulait doter le d'un équipement culturel de premier plan.

Vers 1981-1982, les premiers réfugiés vietnamiens sont arrivés dans l'arrondissement. Ils ont commencé à s'installer dans les tours situées en face du stade Georges Carpentier, sur le boulevard Masséna (là où passe le tramway). Les Olympiades étant déjà en grande partie occupées par de nombreux foyers, dont bon nombre d'artistes peintres et sculpteurs.

D'autres vagues de réfugiés ou d'immigrés d'Asie du Sud-Est, surtout cambodgiens et laotiens, puis de Chine sont venus transformer une partie du sud de l'arrondissement en vrai quartier asiatique, relativement ouvert sur la ville contrairement à certains autres Chinatowns à travers le monde.

De nouveaux grands travaux ont été entrepris dans l'est de l'arrondissement à partir des années 1990 avec la construction de la Bibliothèque nationale de France et du vaste quartier nouveau Paris Rive Gauche. Il s'agit encore de l'un des plus grands chantiers de France.

Dans l'ancienne emprise des installations des expéditions/réceptions des marchandises pour la gare d'Austerlitz, il existe une halle occupée en dernier par le Sernam. Cette vaste halle, nommée halle Freyssinet, est construite en béton précontraint, œuvre de l'ingénieur Eugène Freyssinet. Préservée, elle a servi de lieu d'exposition et d'évènements avant d'être reconvertie en incubateur numérique avec un immense espace de restauration qui a ouvert en : Station F.

Dans la nuit du 25 au , un incendie au 20 boulevard Vincent-Auriol a fait 17 morts, dont 14 enfants, dans un immeuble loué à des familles africaines, mettant en exergue l'insalubrité de certains bâtiments parisiens..

Blason thumb|upright|Blason du de Paris. Le blason reprend les armes de la famille des Gobelins. Il est « [d]’azur à la fleur de lys d’or entourée d’une cordelière tressée en forme de G du même. Au chef de gueules chargé d’une mître accostée de deux roues d’engrenage le tout d’or».

La devise est : « Par le travail je deviens artiste. »

La fleur de lys est la marque de la manufacture des Gobelins qui faisait partie de la Maison du roi.

Le G en cordelière est celui utilisé comme chronogramme aux tapisseries des Gobelins.

La mître est le contre-sceau du bailli de Saint-Marcel.

Les roues d’engrenage évoquent le caractère industriel.

Administration Liste des maires successifs depuis 1983 Élection Identité Parti Notes 1983 Jacques Toubon RPR Élu en 1983, 1989 et 1995. 2001 Serge Blisko PS Élu en 2001, démissionnaire le après son élection comme député. 2007 Jérôme Coumet PS puis DVG Élu en 2008, 2014, 2020 et 2026 Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire du de Paris sont les suivantes : Élection Territoire Titre Nom Tendance politique - Début de mandat Fin de mandat Municipales arrdt de Paris Maire du arrdt Jérôme Coumet DVG juillet 2026 2030 Municipales Ville de Paris (13 conseillers de Paris dans le arrdt) Maire de Paris Emmanuel Grégoire PS juillet 2026 2030 Législatives - Député Sandrine RousseauLÉ Législatives - Députée Rodrigo ArenasLFI thumb|La mairie du donnant sur la place d'Italie. Élu depuis , Serge Blisko, élu député, démissionne de sa fonction de maire le . Lui succède Jérôme Coumet, son premier adjoint, réélu lors des élections municipales de 2008, ainsi qu'en élections municipales de 2014 et lors des élections municipales de 2026 à Paris.

Le a deux députés : Sandrine Rousseau (, à l'est de l'avenue des Gobelins et de l'avenue d'Italie) et Rodrigo Arenas (, à cheval sur les et 14 arrondissements).

Représentation politique

Tendances et résultats Scrutin tour tour%%%%%%Présidentielle 2017EM34,66LFI24,46LR17,29PS11,86EM87,92FN12,08Présidentielle 2022LFI36,13LREM29,96EELV7,43RN6,64LREM82,76RN17,24Législatives 2022EELV-Nupes42,90LREM-Ens26,77LR7,21DVG5,52EELV58,05LREM41,95Législatives 2024EELV-NFP52,13Ren-Ens23,14RN11,49LR diss.4,59Pas de tour

Démographie

L'arrondissement compte en 2022 sur une superficie de 715 hectares, soit .

Année(recensement national) Population Densité( par km²) 1861 1866 1872 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 Population légale Insee au janvier 2014 (population au janvier 2011). 2017 . 2019

Population par quartier Population du quartier de la Salpêtrière (superficie : 118,2 hectares) AnnéePopulationDensité( par km²)Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création201621 67821 678

Population du quartier de la Gare (superficie : 304,4 hectares) AnnéePopulationDensité( par km²)Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création201672 12923 695

Population du quartier de la Maison-Blanche (superficie : 223,2 hectares) AnnéePopulationDensité( par km²)Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création201667 20130 108

Population du quartier Croulebarbe (superficie : 69,2 hectares) AnnéePopulationDensité( par km²)Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création201620 79330 048

Géographie et équipements Le cœur de l'arrondissement est la place d'Italie. De forme circulaire, elle constitue le point de convergence des principales avenues et boulevards de l'arrondissement, ainsi que des lignes de métro. C'est là que se rejoignent les quartiers de l'arrondissement : Butte-aux-Cailles, Les Gobelins, quartier asiatique.