Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, actif pendant la Première Guerre mondiale. Constitué en avec les bataillons de réserve du d'infanterie, il est dissous en .

Création et différentes dénominations 1914 : d'infanterie.

Chefs de corps 1914 - : lieutenant-colonel (puis colonel) de Lagger-Camplong. - : lieutenant-colonel de La Beaume. janvier - : colonel Dussange.

Historique des garnisons, combats et batailles Première Guerre mondiale Affectations vignette|Soldats du fin 1915. division d'infanterie du à division d'infanterie de janvier à

1914 À la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200. Le est créé à partir du d’Épinal. Il fait partie de la défense mobile d’Épinal jusqu'au puis rejoint la . Le , le régiment est en place au col d'Urbeis et au Climont, subissant dans la soirée les premiers tirs d'artillerie allemands. Pressé par les Allemands, le régiment se replie.

1915

1916

1917 Mutineries Il rejoint Cœuvres le . Bien que le régiment ne participe pas à la sanglante offensive Nivelle, il est à l'origine d'une des mutineries de juin 1917. Le , le régiment est apostrophé par des soldats et même des officiers du d'infanterie et du d'infanterie, emmenés loin du front après leur mutinerie. Les soldats apprennent également que le gouvernement français a refusé les visas des syndicalistes qui voulaient participer à la conférence de paix de Stockholm. Le vers , la et la refusent de se mettre en marche vers Bucy-le-Long. Les soldats de la ne réagissent pas lorsque le colonel Dussange vient les voir. Les officiers essaient de parlementer, sans succès. La rejoint le mouvement à la suite de la et ces deux compagnies font leur jonction avec la . Dans la soirée, les soldats manifestent à Cœuvres, en chantant l'Internationale et tirant en l'air des coups de fusil. Un groupe de six cents soldats (la quasiment au couplet, la moitié de la et de la , un quart de la et quelques dizaines de la et du ) décident de se mettre en route vers Villers-Cotterêts. Dans la nuit, une partie d'entre eux se ravise et rejoint le reste du régiment à Bucy-le-Long. Les mutins, soit 20% de l'effectif, avec notamment deux mitrailleuses, stationnent au bois du Champ-Vernaux. Le , les mutins quittent le bois dans l'après-midi après la visite de deux officiers d'état-major du d'armée. Les soldats traversent Saint-Pierre-Aigle, cherchant à rejoindre le mutiné à Soissons. La de cavalerie parvient à les bloquer dans le village de Missy. Encerclés, les mutins ne se rendent que le . Une quarantaine d'entre eux, identifiés sans vraie enquête comme les meneurs, sont mis à part pour être jugés. Le procès a lieu du 23 au à Soissons, avec trente-deux accusés. Après un pourvoi en révision rejeté le , dix-sept sont condamnés à mort et les autres à dix ans de réclusion. Seize des peines de mort sont commuées par la présidence de la République après les demandes des députés de la Côte-d'Or. Un seul soldat, Joseph Ruffier, sans famille et condamné plusieurs fois avant et pendant la guerre, est fusillé le à Saint-Pierre-Aigle.

Le régiment est dissout le . Les et rejoignent le centre d'instruction divisionnaire de la d'infanterie () et le le CID 46.

Drapeau vignette|Dessin du revers du drapeau du , avec les inscriptions reçues après-guerre. Le drapeau du porte les inscriptions : Alsace 1914 L'Aisne 1917

Personnages célèbres ayant servi au Pierre Chaine, écrivain et dramaturge. Lieutenant de mitrailleuses en 1915, il commence à ce moment la rédaction des Mémoires d'un rat..

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie

Articles connexes Régiment d'infanterie français Infanterie française pendant la Première Guerre mondiale Ordre de bataille de l'armée française en août 1914

Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1917