thumb|right|« Autobiographie »Poème autobiographique paru dans Joseph Uzanne, Figures contemporaines tirées de l'Album Mariani, Ernest Flammarion, Paris, vol. I, 1894, . (1890) thumb|right|« Contes pantagruéliques et galants » (1884) Armand Silvestre est un écrivain français, romancier, poète, conteur, librettiste et critique d'art né le dans l'ancien arrondissement de Paris. et mort le à Toulouse..

Éléments biographiques Paul Armand Silvestre naît le à Paris. Fils d'un magistrat parisien, il est d'abord destiné à la magistrature. Mais l'étude des mathématiques le conduit à l'École polytechnique, dont il sort, en 1859, officier du génie, après avoir publié quelques mémoires scientifiques. Il quitte rapidement la carrière militaire et se consacre à la littérature.

À partir de 1866, il publie des recueils de vers. Il figure également dans Le Parnasse contemporain (1869 et 1876). Comme critique d'art et de théâtre, Il collabore activement à des journaux tels que l'Opinion nationale, le Journal officiel, L'Estafette et la Grande Revue de Paris et de Saint-Petersbourg.

En 1869, il entre au ministère des finances. Il devient sous-chef au bureau de la bibliothèque et des archives.

Pendant la guerre de 1870-1871, il reprend du service et fait la campagne comme capitaine.

En 1879, il entre au Gil Blas et y publie des nouvelles et des contes humoristiques et gaulois. Son ami Guy de Maupassant lui dédie en 1883 la nouvelle La Toux. Cette verve humoristique trouve ensuite à s'exprimer chez l'éditeur Paul Ollendorff avec la série « La Semaine pour rire », concept qu'il développe ensuite aux côtés de Catulle Mendès chez Dentu, en 1888, sous la forme d'une feuille hebdomadaire.

Dans les années 1880, il appartient également à la direction littéraire de L'Écho de Paris tout comme Octave Mirbeau. Il soutient le Ubu roi d'Alfred Jarry. Annotation de Noël Arnaud.. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le .

Le , il est nommé inspecteur des beaux-arts. Il éprouve une grande admiration envers la peintre Juana Romani, lui dédicaçant son poème Femme à la rose.

Vers la fin des années 1880, il se fait quelques ennemis, plus ou moins virulents, parmi ses jeunes confrères. Le plus féroce est, évidemment, Léon Bloy. En 1887, dans le Désespéré, Silvestre apparaît sous le pseudonyme d'Andoche Sylvain (ch. LVIII). Bloy, qui le dit « le plus lu » des écrivains qu'il déteste et qu'il a réunis dans ce chapitre, mesure ainsi son influence et son génie : « Le journal où il renarde sa prose et même ses vers lui doit, paraît-il, sa prospérité et double ses tirages les jours où le nom du Coryphée rutile au sommaire. Il est, en effet, le créateur d'une chronique bicéphale dont la puissance est inouïe sur l'employé de ministère et le voyageur de commerce. Alternativement, il pète et roucoule. » Pour la prose, Bloy enfonce le clou, disant que cet écrivain «… représente, pour tout dire, l'esprit gaulois. Il se recommande sans cesse de Rabelais, dont il croit avoir le génie, et qu'il pense renouveler en ressassant les odyssées du boyau culier et du grand côlon. » Plus loin, on apprend que Silvestre vivait à Asnières, dans ce que Bloy appelle un « castel ».

Alphonse Allais l'épingle lui aussi, quelquefois, sans trop d'acrimonie, avec des sous-entendus au génie si particulier que Bloy a stigmatisé. Ainsi, le , dans Le Chat noir, il adresse une lettre ouverte À M. Armand Sylvestre [sic], poète lyrique et pétardophile, titre dans lequel il faut comprendre que le néologisme final est plutôt un nom qu'un adjectif, et vise la partie prosaïque de son œuvre.

Pendant l'affaire Dreyfus, il devient membre de la Ligue de la patrie française, ligue anti-dreyfusarde modérée... Il y côtoie les peintres Edgar Degas et Auguste Renoir, les poètes José-Maria de Heredia et Pierre Louÿs, le compositeur Vincent d'Indy, etc.

Il meurt le à Toulouse. Il eut le privilège d'avoir une statue en bronze au Jardin des Plantes, aujourd'hui disparue, car fondue par les Allemands durant l'Occupation. Initié par Pierre Dumas alors au maire (Raymond Badiou), chargé de la culture, un buste en pierre est exposé sur la place Wilson, à Toulouse.

Œuvre Les ouvrages d'Armand Silvestre ont été principalement publiés par Alphonse Lemerre et Gervais Charpentier.

Des poèmes d'Armand Silvestre ont été mis en musique par Gabriel Fauré, sous forme de mélodies pour une voix et piano (Le Secret, L'Automne...).

Son poème Jours Passés a été mis en musique par Léo Delibes sous le titre Regrets..

De 1888 à 1891, il publie de manière hebdomadaire Les Joyeusetés de la semaine, chaque publication contenant trois histoires comiques illustrées, qui sont éditées par Paul Genay, au bureau de La Récréation de la jeunesse, rue du Croissant.. Poésie Rimes neuves et vieilles, avec une préface de George Sand (1866) Les Renaissances (1870) La Gloire du souvenir, poème d'amour (1872) Poésies, 1866-1874. Les Amours. La Vie. L'Amour (1875) La Chanson des heures, poésies nouvelles (1874-1878) (1878) Le Pays des roses, poésies nouvelles, 1880-1882 (1882) Le Chemin des étoiles : les Adorations, la Chanson des jours, Musiques d'amour, Dernières tendresses, Poèmes dialogués, 1882-1885 (1885) Le Dessus du panier : Impressions et souvenirs, Soleils toulousains, Propos de saison, Au pays des rêves (1885) Poésies, 1872-1878. La Chanson des heures (1887) Les Ailes d'or, poésies nouvelles (1890) Roses d'octobre, poésies, 1884-1889 (1890) Poésies, 1866-1872. Rimes neuves et vieilles. Les Renaissances. La Gloire du souvenir (1892) L'Or des couchants, poésies nouvelles, 1889-1892 (1892) Trente Sonnets pour Mademoiselle Bartet (1896) Les Aurores lointaines, poésies nouvelles, 1892-1895 (1896) Les Tendresses, poésies nouvelles, 1895-1898 (1898) Les Fleurs d'hiver, poésies nouvelles, 1898-1900 (1900)

Prose

Théâtre et livrets Dimitri, opéra en 5 actes et 7 tableaux, avec Henri de Bornier, musique de Victorin de Joncières, Paris, théâtre National-Lyrique, Monsieur ? comédie-bouffe en 3 actes, avec Paul Burani, Paris, Athénée-Comique, Myrrha, saynète romaine, Paris, Cercle des arts libéraux, La Tempête, poème symphonique en 3 parties, d'après Shakespeare, avec Pierre Berton, musique d'Alphonse Duvernoy, Paris, théâtre du Châtelet, Coquelicot, opéra-comique en 3 actes, d'après les frères Cogniard, musique de Louis Varney, Paris, théâtre des Bouffes-Parisiens, Galante aventure, opéra-comique en 3 actes, avec Louis Davyl, musique d'Ernest Guiraud, Paris, Opéra-Comique, Henry VIII, opéra en 4 actes et 6 tableaux, avec Léonce Détroyat, musique de Camille Saint-Saëns, Paris, Opéra, Pedro de Zalamea, opéra en 4 actes, avec Léonce Détroyat, musique de Benjamin Godard, Anvers, théâtre Royal, Les Templiers, opéra en 5 actes et 7 tableaux, avec Jules Adenis et Lionel Bonnemère, musique de Henry Litolff, Bruxelles, théâtre de la Monnaie, Le Mari d'un jour, opéra-comique en 3 actes, avec Adolphe d'Ennery, musique d'Arthur Coquard, Paris, Opéra-Comique, La Tesi, drame en 4 actes, avec Georges Maillard, Bruxelles, théâtre Molière, ; sous la direction de Paul Alhaiza (source: journal le globe illustré) Jocelyn, opéra en 4 actes, d'après le poème d'Lamartine, avec Victor Capoul, musique de Benjamin Godard, Bruxelles, théâtre de la Monnaie, Chassé-croisé d'amour, opéra-bouffe en 1 acte, avec Édouard Cavailhon, musique d'Auguste de Villebichot, 1888 La Femme bookmaker, opérette en 1 acte, avec Édouard Cavailhon, musique de Germain Laurens, 1888 Sapho, Le Pilote, opéra en 3 actes et 4 tableaux, avec A. Gandrey, musique de J. Urich, Monte-Carlo, Casino, c, drame en 1 acte et en vers, Paris, Comédie-Française, Les Drames sacrés, poème dramatique en 1 prologue et 10 tableaux, en vers, avec Eugène Morand (1853-1930), musique de Charles Gounod, Paris, théâtre du Vaudeville, Izeÿl, drame en 4 actes, avec Eugène Morand, musique de Gabriel Pierné, Paris, théâtre de la Renaissance, La Fée du rocher, ballet-pantomime en 2 actes et 6 tableaux, avec Francis Thomé et Jules Chéret, 1894 Salomé, pantomime lyrique, avec Meltzer, musique de Gabriel Pierné, Paris, théâtre de l'Athénée, Le Chevalier aux fleurs, ballet-pantomime, musique d'André Messager et Raoul Pugno, au théâtre Marigny... Tristan de Léonois, drame en 3 actes et 7 tableaux, dont 1 prologue, en vers, Paris, Comédie-Française, Chemin de croix, douze poèmes religieux d'Armand Silvestre, mis en musique par Alexandre Georges, 1897 thumb|Affiche de Vincent Lorant-Heilbronn Bianca Torella opéra en trois actes de Marie-Caroline Drummond de Melfort, 1897 Messaline, drame lyrique en 4 actes et 5 tableaux, avec Eugène Morand, musique d'Isidore de Lara, 1899 Charlotte Corday, drame musical en 3 actes, Paris, Opéra Populaire, Grisélidis, conte lyrique en 3 actes et 1 prologue, avec Eugène Morand, créé à la Comédie-Française le . Les auteurs en tirèrent un livret pour un mystère du même nom, représenté le à l'Opéra-Comique sur une musique de Jules Massenet. Le Chevalier d'Éon, opéra-comique en 4 actes, avec Henri Cain, musique de Rodolphe Berger, Paris, théâtre de la Porte-Saint-Martin,

Musique Édouard Lalo, Tristesse, À celle qui part, 2 poèmes mis en musique, extraits de Les Ailes d'or Jules Massenet, Poème d’Avril Camille Saint-Saëns, Le Feu céleste, cantate pour soprano solo, chœur, orchestre, orgue et un récitant, op. 115 (sur une poésie d'Armand Silvestre) Gabriel Fauré, Madrigal, op. 35 (1883) Albert Roussel, Les Rèves (1900) Maurice Ravel, Amants qui suivez le chemin pour petit orchestre et chœur mixte à 4 voix (entre 1900 et 1905). Manuscrit autographe inédit de 18 pages récemment découvert lors de la vente d'un lot aux enchères chez Drouot, acquis par la Bibliothèque nationale de France. Première exécution publique au Festival de Radio France à Montpellier le .

Armand Silvestre dans l'art

Hommages Une rue de Courbevoie porte son nom. Le poète José-Maria de Heredia lui dédicace le sonnet La Vie des Morts, dans le recueil Les Trophées .

Notes et références

Articles connexes Marie Damaschino

Liens externes

Paul Verlaine, Armand Silvestre, monographie publiée dans la revue Les Hommes d'aujourd'hui, ; texte sur wikisource Grand dictionnaire universel Larousse, tome 17, deuxième supplément, 1890. René Dumesnil, Le Réalisme et le Naturalisme, collection Histoire de la littérature française (dir. J. Calvet), del Duca, 1968 G. Walch, Anthologie des Poètes français contemporains, préface de Sully Prudhomme, Delagrave et Leyde, , 1922 ; .

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