Le tramway de Bruxelles est un système de transport en commun, composé de dix-neuf lignes, d’une longueur totale de Nous Connaître : Le STIB au cœur de la ville, stib.be., qui fonctionne en Région de Bruxelles-Capitale, depuis le , située en Belgique. Certaines de ces lignes empruntent le prémétro de Bruxelles.
Ce réseau voit passer en majorité des rames à plancher bas : les T2000 puis depuis 2006, les T3000 et T4000, rames construites par Bombardier Transport et faisant partie de la gamme Bombardier . Il existe encore cependant des trams à plancher haut, les tramways PCC, qui sont petit à petit remplacés. Quelques anciens trams bruxellois de toutes les époques sont conservés en état de marche par le Musée du transport urbain bruxellois et circulent encore avec des touristes certains mercredis, samedis et dimanches.
Le réseau bruxellois de tramways est maillé : dans le cœur de la Région-Capitale, principalement, la plupart des tronçons sont parcourus par plusieurs lignes, ce qui facilite les correspondances et augmente les fréquences.
Historique Tramways hippomobiles : les prémices du réseau thumb|right|Un vieux tramway, préservé par le Musée du transport urbain bruxellois. Le est mise en service la première ligne bruxelloise de tramway. Alors hippomobile, elle relie la Porte de Namur au Bois de la Cambre.
L’histoire des tramways bruxellois commence alors et elle connaîtra deux grandes périodes :
« Les Tramways bruxellois » De 1874 à 1953, le réseau est exploité par la compagnie des Tramways bruxellois (TB).
1874 : La société anonyme « Les Tramways bruxellois » est fondée par la fusion de deux sociétés : la Belgian Street Railways and Omnibus Company Limited et la Société des voies ferrées Belges. Elle devient rapidement l’unique concessionnaire du réseau. Un cahier des charges coordonné est élaboré entre le transporteur et la ville de Bruxelles ; 1885 : Les axes du réseau s’étendent sur ; 1892 : Un premier projet de réseau de tramways souterrain est lancé, sans suites immédiates ; 1894 : Le tramway électrique est mis en service. À cette occasion, Bruxelles électrifie ses premiers tronçons du réseau pour pouvoir permettre sa circulation ; 1899 : « Les Tramways Bruxellois » obtiennent la concession du réseau jusqu’au , à condition d’y appliquer la traction électrique sur son ensemble ; 1928 : La fusion de TB avec l'autre compagnie de tramway de Bruxelles : La CFE (Société générale des chemins de fer économiques) 1945 : Le réseau ferré de tramway est long de .
La Société des transports intercommunaux de Bruxelles alt=|vignette|Un PCC 7900 sur la ligne 52 au cœur d’un site propre créé pour l’Exposition universelle de 1958. Le réseau est exploité par la Société des transports intercommunaux de Bruxelles, depuis 1954, date de sa créationHistorique - De 1954 à 1959, stib.be.Historique - De 1960 à 1969, stib.be.Historique - De 1970 à 1979, stib.be.Historique - De 1980 à 1989, stib.be.Historique - De 1990 à 1999, stib.be...
De 1954 à 1963 : nouvelle société, nouveaux défis 1954 : le , naît la « Société des transports intercommunaux de Bruxelles » STIB issue de l’association de la Société anonyme « Les Tramways bruxellois » avec l’État belge, la Province de Brabant et vingt et une communes bruxelloises. Le capital de la STIB appartient désormais pour moitié aux pouvoirs publics et pour moitié à la S.A. « Les Tramways bruxellois » ; 1955 : la STIB exploite alors un réseau ferré long de pour une soixantaine de lignes de tramways ; la majorité des véhicules sont des motrices, parfois avec remorques, toutes datant des et modernisées en 1949-1950 par l'installation de portières et de plaques chauffantes au plafond.Datent de 1935 également, une centaine de motrices plus modernes à deux bogies de la , mieux suspendues que les modèles traditionnels, plus longues et sans remorque.En prévision de l'Expo 58, la STIB s'équipe à partir de 1952 de motrices type 7000 construites par La Brugeoise et Nivelles sous licence américaine PCC. Ces trams d'aspect aérodynamique sont mieux suspendus que les précédents ; leur accélération est plus progressive et ils possèdent plusieurs types de freins, depuis le freinage rhéostatique jusqu'au freinage d'urgence par patins électromagnétiques. 1958 : l'ouverture de l'Expo 58 et l'afflux de visiteurs à transporter permet à la STIB de développer son réseau ferré léger. Elle profite des grands travaux routiers prévus pour cet événement international pour investir dans les gares de tramways du plateau du Heysel. En outre, la STIB crée des sites propres pour les tramways de la Grande ceinture et de l’avenue Louise. C’est aussi à cette occasion qu’un premier tunnel pour les tramways est mis en service aux abords de la Gare du Midi.
De 1964 à 1971 : raccourcissement du réseau au profit du bus, et débuts du Prémétro vignette|Le PCC 7768 au cœur de l’axe Nord-Sud du Prémétro de Bruxelles.
1964 : quarante kilomètres de rails disparaissent alors que le réseau de bus passe de . En effet, depuis les , la voiture particulière et le bus sont de plus en plus populaires. Ces derniers sont à la fois plus maniables et nettement moins chers à l’exploitation. Cependant, afin de lutter contre la concurrence de l'automobile privée, la STIB ressort des cartons un projet de réseau de tramways souterrain. Ce sont alors les prémices du projet de prémétro ; 1965 : les premiers coups de pioche du prémétro sont donnés sur l’axe principal Est-Ouest, reliant De Brouckère à Schuman. Par anticipation sur son avenir métropolitain, le tunnel et les stations, bien qu’adaptés au passage des tramways, sont directement construits au gabarit du métro ; 1967 : le développement du réseau souterrain entraîne la réorganisation complète du réseau de surface, avec à la clé la suppression de petites lignes au profit des deux axes centraux. Source de protestations des voyageurs, cette restructuration provoque la perte, par la STIB, d’une importante part du marché : sa fréquentation passe sous la barre symbolique des deux cents millions de voyageurs à la fin de l’année 1968 ; 1969 : le , le Roi Baudouin inaugure le premier tronçon prémétro de l’axe Est-Ouest, permettant la desserte de six nouvelles stations souterraines, situées entre De Brouckère et Schuman ; 1970 : un nouvel axe prémétro sur la Petite Ceinture est mis en service. Les nouvelles stations sont d’ailleurs dotées d’œuvres d’art, enrichissant ainsi le patrimoine culturel bruxellois.
De 1972 à 1993 : débat sur la survie du réseau en surface vignette|Un 7500 sur l’ancienne ligne 103.
1972 : malgré un contexte économique crispé, la flotte doit grandir et se moderniser. La STIB acquiert à nouveau des tramways de type 7000 et des tramways articulées de type 7500, tout en se dotant de voitures bidirectionnelles « 7800 » ; 1978 : l'État belge rachète les parts de la S.A. « Les Tramways bruxellois », devenant ainsi une société publique, les pouvoirs publics détenant désormais l’ensemble des parts sociales de la STIB ; 1983 : l'État impose d’importantes restrictions budgétaires à la STIB en mettant en place un plan d’assainissement programmé sur cinq années. Dans un premier temps, il prévoyait, devant l'importance de la crise économique, de purement et simplement supprimer le réseau ferré de surface, c’est-à-dire le réseau de tramway. Mais à la suite du tollé soulevé par cette idée, il est finalement préféré, dans un second temps, une diminution de la longueur totale du réseau, en passant de ; 1985 : le , les indicateurs bicolores au numéro central sont remplacés par des indicateurs unicolores avec numéro de ligne à gauche, à l’occasion de la restructuration de la Petite ceinture. 1988 : le , à la suite de la mise en service de la ligne sur l’axe de la Petite Ceinture, entre Simonis et Gare du Midi, les stations de prémétro comprises entre Rogier et Louise sont converties pour accueillir le métro. Cinq nouvelles stations sont ainsi mises en service : deux entre Rogier et Simonis (Ribaucourt et Yser), et trois au-delà de Louise (Hôtel des Monnaies, Porte de Hal et Gare du Midi) ; 1990 : à la suite de la troisième réforme de l'État, la Région de Bruxelles-Capitale est créée en 1989, et les transports publics sont régionalisés. La STIB est dès lors « recréée » par l’Ordonnance du relative à l’organisation des transports en commun dans la Région de Bruxelles-Capitale. Les statuts de la société sont approuvés par l’Arrêté de l’Exécutif de la Région de Bruxelles-Capitale du (paru au Moniteur belge le ) Ordonnance du .. Contrairement à ce qui se passe dans les deux autres régions avec les autres intercommunales et la SNCV, le nom de la société est conservé et la livrée à dominante jaune des véhicules restera encore plusieurs années en usage. 1993 : l'axe Nord-Sud prémétro est prolongé de la Gare du Midi à Albert.
De 1994 à 2008 : retour en grâce du tramway vignette|Au premier plan, un T2000 sur la ligne 94.
1994 : le , le tramway se modernise avec l'arrivée d’une nouvelle génération de rames : le . Cent ans après l’introduction des premiers tramways électriques sur le réseau, ces nouveaux véhicules offrent une technologie proche de celle du métro avec un plancher surbaissé, de larges portes et un confort amélioré. 2006 : Une grande restructuration est entamée.Le : la STIB présente les nouvelles livrées de sa flotte de véhicules : l’argent combiné au cuivre, qui oscille entre le bronze et le laiton selon le matériel, remplace le jaune et bleu. Durant ce même mois, une nouvelle génération de tramway fait son entrée dans les rues de Bruxelles : le T3000, long de . Le T3000 dispose d'un plancher bas intégral et d'un design moderne rappelant l'Art nouveau.L’automne signe l’arrivée du T4000 : il s'agit de tramways similaires aux T3000, mais d'une longueur de , et dès lors d'une plus grande capacité.En outre, la est rétablie de Wiener à Herrmann-Debroux, afin d’offrir la correspondance avec la ligne 1A du métro à l’époque, ligne 5 de nos jours. Pour la première fois depuis la création de la STIB, le réseau de tram est étendu en surface.Le , durant l'émission Tout ça (ne nous rendra pas la Belgique) diffusée sur La Une, des personnes empêchent un tramway de la de passer la frontière linguistique. L'émission, également connue sous le nom de « Bye Bye Belgium », est un faux documentaire relatant la fin de la Belgique à la suite d'une scission unilatérale de la Flandre. 2008 : en janvier, est signé le bon de commande de trams à plancher bas. C’est la plus grosse commande de l’histoire de l’entreprise.En juillet, le réseau de la STIB poursuit sa mutation, avec la création du label CHRONO pour les , circulant sur l’axe de prémétro Nord-Sud. Elle traduit, pour les lignes qui l’abordent, une capacité, une régularité et des fréquences dignes d’un métro.En décembre, la , actuelle 7, qui dessert la Grande Ceinture, est la première à bénéficier d’un tout nouveau système de télécommande des feux de signalisation.
Depuis 2009 : restructurations et extension du réseau vignette|La ligne 4 est l’une des neuf lignes « fortes » du réseau. vignette|Dernière circulation des PCC 7000/7100 sur la ligne 44, le .
2009 : le , la Petite Ceinture de métro est bouclée par l'achèvement du tronçon entre Delacroix et Gare de l'Ouest. La STIB réorganise son réseau, mettant ainsi fin à la grande restructuration entamée en 2006. Ainsi, le réseau bruxellois est composé de six lignes dites « fortes » (quatre lignes de métro et deux lignes de tramway) qui sont les suivantes : Ligne 1 du métro : Stockel - Gare de l’Ouest Ligne 2 du métro : Simonis - Petite Ceinture - Simonis Ligne 3 du tramway : Gare du Nord - Prémétro Nord-Sud - Churchill Ligne 4 du tramway : Esplanade - Prémétro Nord-Sud - parking Stalle Ligne 5 du métro : Herrmann-Debroux - Erasme Ligne 6 du métro : Simonis - Petite Ceinture - Simonis - Roi Baudouin ;