Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française constitué en 1914 avec les bataillons de réserve du d'infanterie.

À la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.

Création et différentes dénominations : d'infanterie. : dissolution en raison des pertes subies lors de la bataille de Verdun.

Chefs de corps : lieutenant-colonel Claudon Lieutenant-colonel Adalbert Hébert, tué le . Lieutenant-colonel de Lamirault, tué en .

Historique des garnisons, combats et batailles du Première Guerre mondiale Affectation Le régiment fait partie de la brigade de la division d'Infanterie, du corps d'armée de la région militaire, d' à , date de sa dissolution ; En 1914, il est constitué de 2 bataillons, le (, , et ) et le (, , et ) représentant 41 officiers, et hommes de troupe et . Le , les 966 hommes (13 officiers, 89 sous-officiers et 864 hommes de troupe) restant du RI forment un bataillon de marche. Le , le d'infanterie est dissous.

1914 Du 6 au constitution à Sedan dans le département des Ardennes.

Le , en pleine période de mobilisation, le d'infanterie reçoit l'ordre d'assurer la garde des points de passage sur la Meuse entre Remilly-Aillicourt et Donchery. Le , le régiment tient également des postes à Daigny, Illy, Olly et Corbion sur le chemin de fer de Bouillon. Le , le régiment quitte Sedan et cantonne à La Francheville, Warnécourt et Évigny. Le , le arrive au point de concentration de la et de la à Renwez et cantonne à Clavy-Warby,

1915 Le est au Linguet, à la sortie Nord-Est de Reims, sur la route de Witry-les-ReimsJournal de guerre de G. Faleur. Mort du lieutenant-colonel Hébert, commandant le régiment le . Il se rendait en premières lignes à la suite de l'attaque de la veille au soir, sous son commandement, avec plusieurs unités de la division d'infanterie.

1916 Le , le régiment embarque à Épernay et arrive par train à Bettancourt-la-Longue en soirée, qu'il quitte le et, passant par Vroil, Nettancourt, Auzécourt, Laheycourt et Villotte-devant-Louppy, il arrive au soir à Lisle-en-Barrois. Le , le régiment est mis à la disposition du général LebrunIl s'agit probablement de Léonce Lebrun, le prénom reste à être confirmé commandant le groupe de divisions du secteur de Dugny-sur-Meuse. Il embarque sur automobile, à Lisle-en-Barrois et passant par la Voie sacrée il traverse Rembercourt-aux-Pots, Chaumont-sur-Aire, Issoncourt, Heippes, Souilly et Ancemont il atteint Dugny-sur-Meuse : le en début d'après midi et le à . À le est envoyé pour relever de leurs positions trois sections du RI et 1 compagnie du RI situées dans le secteur du bois de Fleury et la ferme de Thiaumont. Le , placé entre le RI à sa droite et le RI à sa gauche le subit toute la journée un violent bombardement. Les soldats se terrent dans les trous d'obus qui leur servent de tranchées. Les tranchées indiquées sur les croquis du dossiers du secteur n'existent pas. Ce sont de simples trous d'obus que les occupants organisent difficilement sous les bombardements. En fin de journée il est rejoint par le . Le régiment perd , et , soit JMO d'infanterie du 11 mars-22 juin 1916. : durant la nuit, le continue de réunir entre eux les trous d'obus qui lui servent de tranchées. Nouveau bombardement assez violent tout au long de la journée. Les liaisons téléphoniques sont constamment coupées par les bombardements. Le régiment perd 15 blessés. Le , tout au long de la nuit l'artillerie allemande bombarde, avec des petits calibres, qui bouleversent les travaux effectués par le RI. À , commence un bombardement violent et continu de la et du poste de commandement du avec des obus de 105, 150 et . Les communications entre le chef de bataillon et les commandants de compagnies ainsi qu'entre le lieutenant-colonel et le chef de bataillon sont presque impossibles. Toute la journée ce bombardement ininterrompu continue avec la même violence. Malgré ce déluge de feu, le régiment arrête les mouvements de plusieurs groupes ennemis qui progressent sur les pentes du fort de Douaumont. Le régiment perd , et soit . Le , pendant toute la nuit le bombardement violent de la , de l'abri cote 320 et du terrain entre cet abri et Fleury continue. Par suite de l'extrême violence du bombardement, le se trouve dans une situation très difficile. Le travail d'organisation est devenu impossible, le terrain est complètement bouleversé, un grand nombre d'hommes sont blessés, beaucoup de fusils sont détériorés et hors d'usage. Les communications entre le lieutenant-colonel et la ne peuvent plus être établies : à , le bivouac de Fleury est bombardé avec des obus lacrymogènes ; à , malgré un tir de barrage de l'artillerie française sur la ferme de Thiaumont, une attaque de plusieurs Allemands partant du fort de Douaumont est lancée. Vers le bois de la Caillette, les tirs de barrage français et allemands d'une attaque ennemie ; à , le bombardement continue avec une extrême violence ; à , le lieutenant-colonel envoie des coureurs au pour obtenir des renseignements sur la situation ; à , de nouveaux coureurs sont envoyés entre le poste de commandement et la première ligne ; à midi, le bombardement toujours aussi violent bouleverse le terrain de l'abri 320 et de ses abords ; à , le lieutenant-colonel du informe le colonel de la que malgré les diverses tentatives, il n'a obtenu aucune nouvelle des bataillons des et positionnés en et que tout envoi de nouveaux coureurs est impossible en raison des tirs de barrage intenses dirigés sur l'abri 320 ; à , le lieutenant-colonel reçoit l'ordre du colonel de la de se rendre compte si la ferme de Thiaumont est réellement aux mains des Allemands et dans ce cas de la reprendre à tout prix. Un sous-officier est envoyé en reconnaissance avec mission de rapporter ce renseignement ; à , le bombardement allemand atteint une violence inouïe. Ordre est donné au du de se préparer à contre-attaquer sur la ferme de Thiaumont ; à , le bombardement fait écrouler une cheminée d'aération de la redoute de la cote 320. Les décombres ensevelissent plusieurs blessés, médecins et infirmiers. La reconnaissance du sous-officier envoyé en reconnaissance sur la ferme de Thiaumont, n'ayant pas eu de résultat, un officier accompagné de deux pionniers reçoivent la même mission ; à , une vive fusillade éclate à proximité de la cote 320 ; ce sont les troupes allemandes qui attaquent la position par le nord et par l'est. Le lieutenant-colonel suivi de ses troupes sort baïonnette au canon et occupe une tranchée mais il est grièvement blessé. La défense de la redoute s'organise en trois groupes, sous le bombardement toujours aussi violent. Les défenseurs dirigent un feu de mousqueterie et de mitrailleuses violent contre les fantassins allemands qui tentent de progresser ; à , la et un peloton de la reçoivent l'ordre de se porter vers la voie ferrée située au nord-ouest de Fleury pour s'opposer et refouler une attaque allemande ; à , les , et du se portent sur la ferme de Thiaumont où elles subissent un tir de barrage violent ; à , l'avance des troupes allemandes vers la redoute 320 est enrayée ; à , des mouvements de troupes allemandes sont aperçus vers Fleury. Le contre-attaque vers le bois de la Caillette. Le régiment perd , et soit . Le , à du matin, une patrouille de la arrive à la ferme de Thiaumont où elle est accueillie par des feux allemands. à , la liaison est établie à gauche avec le régiment d'infanterie et à droite avec le régiment d'infanterie. Les positions sont les suivantes : pionniers, téléphonistes, signaleurs, compagnie hors rang (CHR), débris de la et 4 mitrailleuses à l'abri de la cote 320. Les et , très diminuées se trouvent à gauche de l'abri et la est en soutien. Sur la droite de l'abri, 2 compagnies du , sans mitrailleuses, sont positionnées le long de la voie ferrée. À gauche de l'abri, 1 section du et le tiennent la ligne à environ des lignes ennemies. Le reste en soutien lors de la contre-attaque du contre le ravin de Chambitoux mais envoie une reconnaissance afin de définir exactement la ligne allemande, située sur la voie ferrée, aux emplacements occupés précédemment par le RI. Cette reconnaissance permet de signaler l'existence d'un vide dans la ligne de défense au-delà du RI. La commence à se positionner et les éléments français commencent à glisser, vers le trou sous le tir de mitrailleuses allemandes. Un tir de barrage d'artillerie est demandé. Au soir l'abri de la cote 320 est tenu par la avec à sa droite la et 1 compagnie du RI ; à sa gauche se tiennent les et et le ; à , le RI est prévenu qu'une partie du régiment sera relevée dans la nuit par le de chasseurs à pied, mis en réserve au bivouac du bois de Fleury. L'ordre de relève ayant été reçu trop tard, la relève n'a pas lieu. Le régiment perd , et soit . Le , durant la nuit, le bombardement sur la cote 320 est continu. Un tir de barrage est demandé en raison du signalement de rassemblement de troupes allemandes à la ferme de Thiaumont : de à , une partie du RI est relevée par le BCP. Le régiment perd , et soit . Le , à du matin, les éléments du RI arrivent au bivouac du bois de Fleury : à , ordre du colonel Joseph-Jean-Baptiste-Prosper Bernard (1861-1935) commandant la : ; à , ordre du colonel Joseph-Jean-Baptiste-Prosper Bernard (1861-1935), Saint-Cyr de la Promotion d'Égypte (1881-1883), commandant la : ; à , d'infanterie : J.M.O. 26 N 758/3 du 11 mars-22 juin 1916 page 56 a lire en ligne sur memoiredeshommes. Le régiment perd (les sous-lieutenants Herduin et Millant), et soit . Le , à 4 h du matin, le bombardement allemand sur le bois de Fleury augmente en violence, il lance sur le bivouac et ses abords de nombreux obus lacrymogènes. L'artillerie française répond avec une égale intensité. À , le de chasseurs à pied est attaqué au ravin de la cote 320, le RI est disposé en formation articulée au sud et à l'ouest de La Poudrière : 1 section de la dans le boqueteau au sud-ouest de la Poudrerie, 1 section de la dans la corne au nord-est du Bois de Fleury, 1 section de la dans le ravin de la Poudrerie, 1 compagnie de la CotR (?) dans le boyau longeant la pente sud de la Poudrière à la droite de 2 compagnies du RI. Le bombardement se poursuit toute la matinée, sans discontinuer, avec plusieurs rafales d'obus lacrymogènes. à , le bombardement ralentit des deux côtés ; à , par crainte d'une attaque le bombardement reprend avec plus de violence. Le RI qui devait retourner à l'arrière, aux casernes Bévaux à Verdun, reçoit l'ordre de bivouaquer dans le bois de Fleury, pour être prêt à toute éventualité ; à minuit, le RI reçoit l'ordre de se diriger aux casernes Bévaux à Verdun. Le régiment perd , et soit .

Du au , le d'infanterie a perdu : 39 officiers (3 tués, 2 officiers exécutés, 19 blessés et 15 disparus) et (102 tués, 266 blessés et 619 disparus), l'effectif restant est de 966 hommes (13 officiers, 89 sous-officiers et 864 hommes de troupe). Le , après avoir quitté le bivouac du bois de Fleury, le régiment cantonne à Verdun aux casernes Bévaux puis Anthouard. Il reste stationné dans cette dernière caserne jusqu'au . Le , un régiment de marche est formé avec les restes du , sous le commandement du lieutenant-colonel Selva commandant le RI. Du 19 au , le régiment fournit, chaque jour, 2 compagnies de pour le secteur de Souville-Tavannes. Le , le d'infanterie est dissous. Une partie de son matériel et quelques spécialistes sont incorporés au RI et au . Ses éléments sont rattachés au RI pour former le de ce régiment.

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Saint-Gond 1914 Verdun 1916