Groß-Rosen était un camp de concentration nazi allemand, construit en 1940 en tant que satellite de Sachsenhausen. Il s'agissait au départ d'un camp de travail dont la main-d'œuvre était employée dans les carrières de graniteGross-Rosen sur le site de l'H.E.A.R.T. avec la liste des responsables du camp. des environs. Il devint autonome en 1941. Il fut libéré le par l'Armée rouge. L'une des dépendances de Groß-Rosen était située dans la ville tchécoslovaque de Brunnlitz, camp qui abrita les Juifs de Schindler qui survécurent à la Shoah.
Une centaine de sous-camps situés principalement en Basse-Silésie dépendaient du camp de Groß-Rosen.
Un total de prisonniers a été interné dans ce camp et d'entre eux y sont morts.
Le site de Groß-Rosen, à quelques kilomètres au sud du village de Rogoźnica - à l'origine sur le territoire allemand - est englobé par la Pologne depuis la modification en 1945 de la frontière entre l'Allemagne et la Pologne.
Commandants du camp Durant la période initiale de Gross-Rosen de fonctionnement comme un sous-camp formel de Sachsenhausen, les deux officiers SS-Lagerführer suivants ont servi de commandant des différents camps :
SS-Untersturmführer Anton Thumann SS-Untersturmführer Georg Gussregen
De jusqu'à la libération, les fonctionnaires suivants ont servi de commandants entièrement indépendants du camp de concentration de Gross-Rosen : SS-Obersturmbannführer Arthur Rodl : – SS-Hauptsturmführer : – SS-Sturmbannführer Johannes Hassebroek : jusqu'à l'évacuation
Liste des sous-camps de Gross-Rosen L'expansion la plus ambitieuse du système de Gross-Rosen des camps de travail a eu lieu en 1944 en raison de la demande accélérée du soutien de l'avancement du front.
On estime que leur nombre total a atteint 100 à ce moment selon la liste de leurs destinations officielles.
Aslau (Osła) Bad Warmbrunn (Cieplice Śląskie-Zdrój) Bautzen (in Bautzen) Bernsdorf (in Bernartice) Birnbäumel (Gruszeczka) Bolkenhain (Bolków) Brandhofen (in Brandhofen) Breslau I (Wrocław) Breslau II (Wrocław) Breslau-Hundsfeld (Wrocław) Breslau-Lissa (Wrocław-Leśnica) Brieg-Pampitz (in Pępice) Brünnlitz Buchwald-Hohenwiese Bunzlau I (Bolesławiec) Bunzlau II Christianstadt (Krzystkowice) Dyhernfurth I (Brzeg Dolny) Dyhernfurth II (Brzeg Dolny) Freiburg (Świebodzice) Friedland (Mieroszów) Fünfteichen (Miłoszyce) Fürstenstein (Książ) (in Trutnov) Gablonz Gassen (Jasień) Gebhardsdorf (Giebułtów) Geppersdorf Görlitz (Zgorzelec) Gräben (Grabina, Strzegom) Grafenort (Gorzanów) Gräflich-Röhrsdorf (Skarbowa Wrocław) Gross Koschen</li> Gross-Rosen (Rogoźnica) Grulich (Kraliky) Grünberg I Grünberg II Guben (Gubin) Halbau (Ilowa) Halbstadt (Meziměstí) Hartmannsdorf (Miłoszów) Hausdorf (Jugowice) Hirschberg (Jelenia Góra) Hochweiler (Wierzchowice) Hohenelbe (Vrchlabi) Hundsfeld (Psie Pole) Kaltenbrunn (Studzienno) Kaltwasser () Kamenz (Kamenz) Kittlitztreben (Trzebień) Klein Radisch (Radšowk [de]) Königszelt (Jaworzyna) Kratzau I (Chrastava) Kratzau II (Zitt-Werke AG) Kunnerwitz Kurzbach (Bukołowo, Milicz) Landeshut (Kamienna Góra) Langenbielau I (Bielawa) Langenbielau II Lärche (Glinica) Liebau (Lubawka) Ludwigsdorf (Ludwikowice) Mährisch Weisswasser (Bílá Voda) Markstädt (Jelcz-Laskowice) Merzdorf (Marciszów)</li> Mittelsteine (Ścinawka Średnia) Morchenstern (Smržovka) Namslau (Namysłów) Neiße (Nysa) Neusalz (Nowa Sól) Niederoderwitz (near Zittau) Niesky (in Niesky) Nimptsch (Niemcza) Ober Altstadt (Staré Město) Ober Hohenelbe Parschnitz I (Poříčí [cz]) Parschnitz II (Poříčí) Peterswaldau (Pieszyce) Rauscha (Ruszów) Reichenau (Rychnov) Reichenbach (Dzierżoniów) Rennersdorf Sackisch Schatzlar Schertendorf (Przylep) Schlesiersee I (Sława) Schlesiersee II St. Georgenthal (Jiřetín) St. Georgenthal II Treskau (Owińska) Waldenburg (Wałbrzych) Weisswasser Wiesau Wüstegiersdorf (Głuszyca Górna) Zillerthal-Erdmannsdorf Zittau
Gross-Rosen dans les marches de la mort En , le camp devient une étape dans l'évacuation des déportés depuis les camps situés plus à l'Est. Au cours des dernières semaines de janvier, le camp est rapidement surpeuplé en raison de l'arrivée des déportés d'Auschwitz, évacués dans la précipitation à partir du D.Blatmann, Les marches de la mort, : des baraquements prévus pour en hébergent jusqu'à 400D.Blatmann, Les marches de la mort, .
Évacuation du camp en février 1945 Appuyé sur les instructions de HSSPF du Bohême, envoyées en , Johannes Hassebroek, alors commandant du camp, ordonne l'évacuation du camp à compter du D.Blatmann, Les marches de la mort, . Cette évacuation s'effectue selon des ordres, diversement exécutés dans les camps satellites, de supprimer tout détenu qui serait susceptible de ralentir la progressionD.Blatmann, Les marches de la mort, . L'évacuation des camps satellites se fait par étapes au cours de l'hiver et du printemps 1945 (jusqu'à la veille de la capitulation en fait) : dans un premier temps, elle concerne surtout les camps satellites de l'Est de l'Oder, dont les détenus sont envoyés dans des camps plus à l'Ouest, puis, à partir d'avril, les détenus se trouvant dans des camps de l'Est de l'Elbe, envoyés plus à l'OuestD.Blatmann, Les marches de la mort, . À partir du moment où ils parviennent à l'Ouest de l'Oder, certains détenus font le voyage en train dans des conditions épouvantablesD.Blatmann, Les marches de la mort, .
Prisonniers notables
Leon Lewkowicz survivant de la Shoah. Champion de France poids et haltères, porteur de la flamme Olympique à Paris en 2024 à l'âge de 94 ans (1930-). Abbé Pierre Davignon (1912-1945), résistant belgeMarie-Pierre D'UDEKEM D'ACOZ, Pour le roi et la patrie. La noblesse belge dans la Résistance, Tielt, 2003.. Henri Gaillot (1896-1944), résistant belge. Jules Grandjean, (1899-1945), résistant belge. Robert Hugues-Lambert (1908-1945), acteur français, déporté pour homosexualité, mort le . Claude Malraux (1920-1944), résistant français. Adolphe Rabinovitch (1918-1944), résistant français d'origine russe. François Vallée (1912-1944), résistant français, Compagnon de la Libération. Rose Warfman (1916-2016), résistante française.
Galerie
Articles connexes
Karl Babor (1918-1964), médecin SS officiant dans le camp de Gross-Rosen Liste des camps de concentration nazis
Bibliographie Daniel Blatman, Les Marches de la mort. La dernière étape du Génocide nazi, été 1944-printemps 1945, traduit par Nicolas Weill, publié avec le concours de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, Fayard, Paris 2009,
Notes et références
Gross-Rosen Catégorie:Mémoire de la Shoah Catégorie:Histoire de la Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Fondation en 1940