Pascal Broulis, né le à Sainte-Croix (originaire du même lieu ; binational gréco-suisse), est une personnalité politique suisse, membre du Parti libéral-radical.
Il est membre du Conseil d'État du canton de Vaud de à , à la tête du département des finances, puis élu conseiller aux États à la fin 2023.
Biographie
Pascal Broulis naît le à Sainte-Croix, dans le canton de Vaud. Il est le fils d'un ouvrier grec, employé de l'usine de machines à écrire Hermès, et d'une Vaudoise. Il est naturalisé suisse, bien que sa mère soit originaire de L'AubersonJusqu'en 1978, la mère ne peut pas transmettre la nationalité suisse. Cf. Nationalité suisse > Acquisition de la nationalité suisse > Par filiation., et possède également la nationalité grecque.
Après une formation d'employé de commerce, il entame une carrière professionnelle au sein du Crédit foncier vaudois puis à la Banque cantonale vaudoise. En 2000, il devient directeur adjoint de sa division logistique.
Il a le grade de caporal au sein de l'Armée suisse.
Il est marié à une physiothérapeute d'origine hollandaise. Ils ont un fils.
Parcours politique
Élu en 1985 conseiller communal de sa commune de Sainte-Croix, il accède au Grand Conseil du canton de Vaud en 1990, à l'âge de . Il est alors le plus jeune député du canton. Il y préside la commission des finances.
Conseil d'État
Élu conseiller d'État en mars 2002, en première position des candidats de la droite, il prend en charge le département des finances et préside le Conseil en 2006. Réélu en mars 2007 au premier tour, il voit ses prérogatives étendues avec le département des finances et des relations extérieures en assurant la présidence du Conseil pendant toute la législature. À ce titre, il préside le Conseil du Léman en 2008 et 2009Site officiel.
Le , il annonce sa candidature à la succession de Pascal Couchepin au Conseil fédéral« Un quatrième candidat au gouvernement », swissinfo, 6 août 2009, mais il n'est pas retenu dans le ticket final du Parti libéral-radical (PLR)Patrick Chuard, « Auf wiedersehen Pascal Broulis », 24 heures, 29 août 2009.
Le 11 mars 2012, il est réélu au Conseil d'État au premier tour, en deuxième positionRésultats du scrutin. Il incarne avec Pierre-Yves Maillard, qui lui succède à la présidence du gouvernement, le « compromis dynamique » à la vaudoise, où la droite s'entend avec la gauche pour faire passer des projets, tels que la réforme de l'imposition des entreprises en 2016, en prévoyant des compensations sociales comme une augmentation des allocations familiales et des subsides pour l'assurance-maladie. Ils sont pendant deux législatures les hommes forts du gouvernement (les « mâles alpha ») et leur tandem est surnommé par contrepèterie « Brouillard et Malice ».
Il est à nouveau réélu au premier tour le 30 avril 2017, en tête de tous les candidats, devenant le premier élu au Conseil d’État vaudois à dépasser la barre des suffrages () et de 60 % des voix exprimées (60,42 %).
En , il est attaqué sur la répartition de ses impôts entre Sainte-Croix et Lausanne. Rendant publique une triple expertise, le Conseil d’État constate le qu’il « n’a bénéficié d’aucun traitement de faveur et été taxé dans le respect des règles et procédures ». La même année, il est critiqué pour des voyages auxquels il participe avec d'autres personnalités romandes en compagnie du milliardaire suédois Frederik Paulsen : soupçonné d'acceptation d'un avantage, il est blanchi par le ministère public à l'issue des investigations préliminaires un mois plus tard, en octobre 2018. En , il lance une action civile contre Tamedia en raison de « la répétition d'articles à charge » signés par un journaliste du Tages-Anzeiger.
Le , il annonce qu'il ne se présentera pas pour un cinquième mandat et qu'il se retirera donc du gouvernement le . Selon le quotidien vaudois 24 Heures, « Pascal Broulis restera comme l'artisan principal du redressement des finances vaudoises ».
Conseil aux États Le , il se porte candidat à l'investiture de son parti pour succéder à Olivier Français au Conseil des États. Le , il est désigné candidat par les délégués de son parti, qui le préfèrent à sa concurrente Jacqueline de Quattro par 213 voix contre 136.
Il est élu au deuxième tour le 12 novembre 2023, s'imposant par 53,6 % des voix face au Vert Raphaël Mahaim. Il siège au sein de la Commission des finances (CdF), de la Commission de la politique de sécurité (CPS) et de la Commission des institutions politiques (CIP).
Autres mandats Après son retrait du Conseil d'État vaudois, il devient président du conseil d'administration du parc technologique Y-Parc à Yverdon.
En , il est nommé président de la Fondation de l'École suisse d'archéologie en Grèce, succédant à Pascal Couchepin. Il entre par ailleurs peu auparavant au conseil d'administration d'ELCA Informatique.
Prix et décorations Il obtient la mention « Manque pas de souffle » au Grand prix du maire de Champignac en 2008 pour ses phrases : « Mais pour moi, tout travail mérite salaire, et pas l'inverse » et « À coup de questions mal posées, le Centre droit s'époumone à chercher des équilibres que l'air du temps s'évertue à déchirer, alors qu'une droite dure a fait son apparition, exigeant une politique de droite sans compromis » en tant que conseiller d'État vaudois.
Publications Le Petit Broulis illustré, éd. Presse du Belvédère, Sainte-Croix, 2006 . L'impôt heureux, Éditions Favre, Lausanne, 2011 [Vidéo] Interview TSR , Article détaillé Swissinfo. Fragile pouvoir, éd. Mon Village, Sainte-Croix, 2016 .
Notes et références Notes
Références
Liens externes
Site officiel
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