La d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu'à la guerre d'Algérie. Créée pour la première fois en 1873, elle est formée à plusieurs reprises en Bretagne.

Création et différentes dénominations

1873 : formation de la d'infanterie 1923 : dissoute

1939 : nouvelle formation de d'infanterie 1940 : dissolution 1956 : nouvelle formation de la d'infanterie 1963 : devient 1964 : dissoute

Commandants

: général de Sonis : général Sée : général Goury - : général Villain … : général Hervé : général Vosseur : général Gallimard : général de Roince - : général Geffrier … - : général Davignon - : général Zimmer : général Defforges - : général de Ferron - : général Lanrezac - : général Joppé Juin - : général Elie Boe septembre 1914 : Martial Adolphe Rogerie - : général Anthoine … : général Hennocque - : général Putois … - : général Blondin … 1939 - 1940 : général Corbé 1956 - 1957 : général Simon 1957 - 1958 : général de Pouilly 1962 : général Le Masson

De 1873 à 1914

Première Guerre mondiale Composition

d’infanterie d’ à d’infanterie d’ à d’infanterie d’ à d’infanterie d’ à un bataillon du d’infanterie territoriale d'août à

Historique Mobilisée dans la

1914 5 - : transport par V.F. dans la région Attigny, Le Chesne : stationnement et couverture sur la Meuse, vers Sedan. 13 - : mouvement, par Vendresse et Rocroi, vers la Sambre, atteinte à l’est de Charleroi. 22 et , engagée dans la bataille de Charleroi : combats dans la région de Wagnée. – : repli, par Chimay et Hirson, sur Guise. : engagée, vers Audigny dans la bataille de Guise. À partir du , continuation du repli, par Sissonne, Épernay et Vertus, sur Sézanne. 6 – : engagée dans la de la Marne ; du 6 au 10, bataille des Deux Morins et bataille des Marais de Saint-Gond : combats vers Sézanne, le Thoult-Trosnay, Corfélix et Bannay. À partir du 10, poursuite par Bergères-lès-Vertus et Épernay en direction de Sillery. 13 – : engagée dans la de l’Aisne : combats dans la région du fort de la Pompelle ; le , occupation du fort de la Pompelle ; stabilisation du front. 18 – : retrait du front ; mouvement vers le nord-ouest de Reims. Engagée à nouveau, les 19 et (combats aux Cavaliers de Courcy). Puis retrait du front et mouvement vers la région de Muizon. – : mouvement vers Verberie. À partir du , transport par V.F. dans la région d’Amiens, puis mouvement par le nord. 2 – : engagé dans la d’Artois : combats vers Neuville-Vitasse, Mercatel et Beaurains. – : occupation d’un secteur vers Agny et Blangy, étendu à gauche, le , jusque vers la Maison-Blanche : 22 - , attaques allemandes sur Arras. , attaque française sur Saint-Laurent-Blangy. , front réduit, à gauche, jusqu’à Saint-Laurent-Blangy. À partir du , mouvement de rocade vers le nord et occupation d’un nouveau secteur vers Ecurie et Roclincourt : - , violents combats. , front étendu, à gauche, jusqu’au Labyrinthe.

1915 – : retrait du front ; repos vers Amiens. À partir du , transport par V.F. dans la région de Revigny. – : mouvement vers le front et occupation d’un secteur de la Houyette et l’Aisne, réduit à gauche, du 14 au , jusqu’à la route de Binarville. : éléments engagés dans la de Champagne, devant Servon-Melzicourt.

1916 – : retrait du front vers Sainte-Menehould et à partir du , transport par V.F. dans la région de Saint-Omer-en-Chaussée ; repos et instruction au camp de Crèvecœur-le-Grand. 12 – : mouvement vers Grivesnes ; repos. – : mouvement vers le front et occupation d’un secteur entre le nord de Maucourt et la voie ferrée d’Amiens à Chaulnes, étendu à droite, le , jusqu’au sud de Maucourt. Engagée, à la fin d’août, dans la bataille de la Somme : les 4, 5 et , attaques françaises ; prise de Chilly. 12 – : retrait du front et repos vers Maignelay. – : mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers le sud de Pressoire et la voie ferrée d’Amiens à Chaulnes.

1917 – : retrait du front et mouvement vers Ailly-sur-Noye, puis, à partir du , vers Crèvecœur-le-Grand ; instruction au camp. – : occupation vers Beuvraignes et le sud d’Armancourt, réduit à gauche, le , jusque vers Popincourt. À partir du , poursuite des troupes allemandes à la suite de leur repli sur la ligne Hindenburg : prise de Margny-aux-Cerises (), de Dury (), de Tugny () et d’Happencourt (). – : retrait du front ; mouvement, par Breteuil et Meaux, vers Athis, puis vers le front. – : occupation d’un secteur vers le mont Cornillet et la ferme des Marquises : , attaque sur le mont Cornillet, puis progression dans le bois de la Grille (bataille des Monts). – : retrait du front ; repos à l’ouest de Châlons-sur-Marne. – : transport par camions dans la région de Verdun ; travaux. – : occupation d’un secteur vers la côte du Poivre et Louvemont : préparatifs d’offensive. 8 – : retrait du front; repos et instruction dans la région de Verdun. : éléments engagés dans la Offensive de Verdun, vers la côte 344. – : occupation d’un secteur vers Samogneux et la côte de Talou : , 2 et , attaques allemandes repoussées. – : retrait du front ; repos vers Vanault-les-Dames. – : transport dans la région de Verdun, puis occupation d’un secteur vers les Éparges et Haudiomont.

1918 – : retrait du front, mouvement vers Sommedieue ; travaux. À partir du , occupation d’un secteur vers Bezonvaux et le bois le Chaume, étendu à gauche, le , jusque vers Beaumont-en-Verdunois : , combat au bois des Caurières. 23 – : retrait du front, mouvement vers Tannois ; repos. – : transport par V.F. ; au fur et à mesure de leur débarquement, les unités de la D.I. sont engagées dans la de l'Aisne, au nord, puis au sud de Jaulgonne. Organisation du terrain vers Mézy et Tréloup. – : transport par camions dans la région de Dammartin-en-Goële (repos), puis le , dans la celle d'Orbais-l'Abbaye : travaux de au sud de Dormans. – : mouvement vers le front. Engagée dans la de Champagne, puis, à partir du , dans la de la Marne : défense du front Saint-Agnan, La Chapelle-Monthodon, Comblizy, Nesle-le-Repons ; contre-attaques sur le plateau de la Bourdonnerie. À partir du , passage de la Marne et progression au nord. : franchissement de l’Ardre entre Savigny-sur-Ardres et Courville. : la Vesle est atteinte. Puis organisation d’un secteur sur la rive gauche de cette rivière, vers Breuil-sur-Vesle et Magneux. – : retrait du front, mouvement vers Igny-le-Jard ; repos. : transport par V.F. à Corcieux ; à partir du , occupation d’un secteur vers la Fave et la Chapelotte. 5 - , retrait du front et repos dans la vallée de la Meurthe. À partir du , occupation d’un secteur vers la Fave et le Rabodeau. - : retrait du front et mouvement vers Bruyères ; repos. À partir du , mouvement par étapes vers Corcieux, Arches et Thaon ; préparatifs d’offensive.

Rattachements Affectation organique : d’armée, d’ à

13 – .

– – 20 – –

– –

–

– 12 – –

–

– 8 –

–

9 – 6 – 17 –

5 – – – 8 – – 10 –

L’entre-deux-guerres En garnison à Saint-Malo après guerre, la division est constituée en 1920 des régiments suivants :

d’infanterie, d’infanterie, d’infanterie, d'artillerie de campagne.

Elle est dissoute le et rectificatif : .

Seconde Guerre mondiale Drôle de guerre

Le la , sous les ordres du général Corbe, est rattachée au d'armée de forteresse qui est intégré à la .

En cas d'intervention au Luxembourg, le groupe de reconnaissance de division d'infanterie de la , le , doit entrer dans ce pays en renforcement de la légère de cavalerie et de la de spahis pour y mener une action retardatrice..

Composition En , la d'infanterie se compose de : d'infanterie d'infanterie d'infanterie d'artillerie divisionnaire d'artillerie lourde divisionnaire groupe de reconnaissance de division d'infanterie et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.)

Après 1945 La d'infanterie est recréée le en (Bretagne), avec quartier général à Saint-Malo, dans le cadre du plan Valmy (par appel au contingent et rappel des classes libérées). Ses militaires viennent également de Normandie, de Vendée et du Poitou.

Elle arrive débarque à Alger début et va rejoindre la région de Palestro-Bouira et le Sud-Algérois (PC à Médéa). Elle participe aux opérations françaises menées après l'embuscade de Palestro.

Elle participe aux opérations dans la zone d'Orléansville, à l'ouest d'Alger. Elle fait partie de la division militaire d'Alger (devenue corps d'armée d'Alger en 1958 puis en 1962).

Elle est dissoute le et recréée le lendemain par renommage du . Elle comprend alors trois brigades : à Aïn Taya, à Blida et à Miliana. La (à Ouargla, précédemment subordonnée à la ) lui est rattachée du au . La est finalement dissoute le .

Insigne

Premier insigne vignette|Les armoiries de Rennes. Le premier insigne de la division, réalisé en métal en 1939-1940 par l'entreprise Moret, présente un ovale (dont la couleur varie suivant le corps de troupe) à l'écu aux armes de Rennes (), chargé d'une hermine passante.

Second insigne Après sa nouvelle formation en 1956, le général Simon commandant la division propose un nouvel insigne en septembre. Homologué G.1311, il est fabriqué en métal par Drago Paris et en tissu. Il présente une tête de licorne (peut-être une référence aux armoiries de Saint-Lô) encadrée par deux mouchetures d'hermine (symboles de la Bretagne).

Le chef, portant l'inscription , disparait quand la division est renommée en 1963.

Notes et références

Voir aussi

Sources et bibliographie

. , .

Liens externes

La 20° DI dans la bataille de l'Aisne (1917). .

Articles connexes

Liste des brigades françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale

Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1873 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1964 Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la guerre d'Algérie Division