La d'infanterie () est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la Seconde (Bataille de France).

Les chefs de la d’Infanterie - : général de Miribel . : général Vilmette : général du Bessol : général O'Neill : général Bérenger : général Robillard - : général Arvers . - : général de Mibielle . : général Chamoin : général Soyer - : général Franchet d'Espérey : général Holender - : général Putz - : général Sorbets - : général Peillard - : général Graziani - : général Madelin - : général Lacapelle . - : général de Corn . - : général Mignot . 1939 - 1940 : général Lestien

De 1873 à 1914

Première Guerre mondiale Composition au cours de la guerre Mobilisée dans la région, la division appartient au d'armée, au sein de la française.

Les deux brigades d'infanterie sont dissoutes en et remplacées par l'infanterie divisionnaire (ID).

(dissoute en ) : d'infanterie d’ à (passé à l'infanterie divisionnaire) d'infanterie d’ à (passé à l'infanterie divisionnaire) de chasseurs alpins d’août à de chasseurs alpins d’août à

(dissoute en ) : d'infanterie d’ à (passé à l'infanterie divisionnaire) d'infanterie d' à de marche du de à de chasseurs alpins d'août à de chasseurs alpins d’août à

Cavalerie : de hussards (1 escadron) d' à fin 1915 puis de à fin 1917

Artillerie : d'artillerie de campagne ( de 75) pendant toute la guerre d'artillerie de montagne (1 batterie de 65) d’août à d'artillerie lourde (1 groupe de 155 C) vignette|Un lieutenant des sapeurs du devant une position du , février 1915. Génie : du génie : compagnie 14/2 pendant toute la guerre compagnie 14/52 (ex 14/2 bis) à partir de compagnie 14/71 à partir de Sapeurs pionniers du du génie pendant l'année 1917 Un bataillon pionnier du d’infanterie territoriale d'août à (affecté à l'infanterie divisionnaire) Historique 1914 5 - : transport par V.F. dans la région de Docelles : concentration. 10 - : mouvement offensif, par Laveline-devant-Bruyères, vers Bertrimoutier et Colroy-la-Grande ; occupation des cols d'Urbeis et de la Hingrie : 13 - : combats dans cette région et vers Sainte-Marie-aux-Mines. : prise de Villé. À partir du 19, mouvement offensif, par Saales, en direction de Schirmeck ; combats vers Rothau et Bourg-Bruche. Défense de la région de Saint-Blaise-la-Roche, le Climont, col d'Urbeis. – : repli vers la Meurthe, dans la région de Ban-de-Sapt, Provenchères-sur-Fave. À partir du 25, engagée dans la bataille de la Mortagne : offensive en direction de Saales (combats vers Grandrupt et Ménil). : repli derrière la Meurthe : violents combats vers Anozel, le Kemberg et la Bolle. À partir du , offensive jusque vers Laitre et la Grande-Fosse : le 11, occupation de Saint Dié. 14 - : retrait du front et mouvement, par Rambervillers, vers Magnières ; repos. À partir du , transport par V.F., de la région de Bayon dans celle de Clermont. À partir du , mouvement par étapes vers le nord, par Saint-Just-en-Chaussée et Hangest-en-Santerre, jusque vers Guillaucourt. – : engagée dans la de Picardie : combats vers Faucoucourt, Rainecourt et Herleville. Stabilisation et occupation d'un secteur vers Herleville et Frise (guerre de mines) : : attaque française vers le bois Étoilé, : combats vers Frise. au , attaques françaises vers Fay. À partir du , occupation d'un nouveau secteur, sur les deux rives de la Somme, vers Dompierre-Becquincourt et Carnoy, réduit à gauche, le , jusque vers Frise.

1915 vignette|Canon de 75 du en batterie contre-avions en 1915. – : retrait du front et repos vers Lamotte-en-Santerre. À partir du , transport par V.F. de Moreuil et d'Ailly-sur-Noye, dans la région de La Chaussée-sur-Marne. – : mouvement vers le front ; travaux vers Saint-Remy-sur-Bussy. À partir du , occupation d'un secteur entre le nord-ouest de Perthes-lès-Hurlus et l'est du bois Sabot. Engagée, à partir du 25 septembre, dans la de Champagne : conquête du Trou Bricot et progression au sud de la cote 193. - : tenue prête à intervenir. : nouvelles attaques françaises vers la cote 193 et la butte de Souain : occupation et organisation du terrain conquis. – : retrait du front, et, à partir du , transport par V.F., de la région de Châlons-sur-Marne, dans celle de Valdoie ; repos. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre Altkirch et Burnhaupt-le-Bas.

1916 – : retrait du front. À partir du , mouvement par étapes vers le camp d'Arches : instruction. À partir du , transport par V.F. dans la région de Ligny-en-Barrois ; repos. – : mouvement vers le front. Engagée, à partir du , dans la bataille de Verdun, vers Châtillon-sous-les-Côtes et Villers-sous-Bonchamp. 15 - : retrait du front et repos vers Chaumont-sur-Aire. – : engagée à nouveau dans la bataille de Verdun, devant le fort de Douaumont dans le secteur de la ferme de Thiaumont et des carrières d'Haudromont. et : attaques allemandes. – : retrait du front et repos vers Bar-le-Duc. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre Châtillon-sous-les-Côtes et le sud de Damloup. Éléments engagés dans la offensive de Verdun : , prise de la batterie de Damloup. – : retrait du front ; instruction au camp de Gondrecourt.

1917 – : transport par V.F. vers Liancourt, puis à partir du , occupation d'un secteur dans la région d'Armancourt, l'Avre. À partir du , poursuite des troupes allemandes lors de leur repli stratégique (opération Alberich) en liaison avec l'armée britannique : le , prise de Ham ; le 22 combats à Artemps et le 24 à Essigny-le-Grand et à Contescourt. À partir du , occupation d'un secteur sur le front Roupy, Essigny-le-Grand. 2 - : retrait du front : repos vers Guiscard et travaux dans la région Artemps, Saint-Simon. - : mouvement vers Noyon. - : transport par camions vers Serval et occupation d'un secteur vers Cerny-en-Laonnois et la route de Paissy à Ailles, déplacé à gauche, le , vers Courtecon et la ferme de la Bovelle. les 11 et : attaques allemandes repoussées. - : retrait du front, transport par camions vers Lassigny ; instruction et repos au camp. - : mouvement vers le front, et, à partir du occupation d'un secteur vers La Fère et Moy. 13 – : retrait du front ; repos vers Salency. - : mouvement vers Chavigny ; instruction et travaux préparatoires à l'offensive projetée. À partir du , éléments en secteur vers Laffaux. 23 - : engagée, vers Laffaux et la ferme le Bessy, dans la bataille de la Malmaison ; prise d'Allemant ; progression vers l'Ailette et jusqu'aux abords d'Anizy-le-Château. Puis organisation d'un secteur vers Quincy-Basse et le pont d'Anizy-le-Château. - : retrait du front, mouvement par étapes vers Lamotte-Breuil et Saint-Pierre-Aigle ; repos. : transport par camions vers Guiscard. À partir du , stationnement vers Caillouël-Crépigny ; travaux. – : transport par V.F., de la région Ribécourt, Noyon, dans celle de Mailly-le-Camp ; repos et instruction au camp. À partir du , transport par V.F. dans la région de Belfort ; repos.

1918 - : occupation d'un secteur entre le canal du Rhône au Rhin et Fulleren. À partir du , en . 9 - : retrait du front, et, à partir du , transport par V.F. dans la région de Bergues. À partir du , engagée, au mont Kemmel, dans la des Flandres : combats violents (en particulier le ) et repli vers la Clytte et l'est de Locre. - : retrait du front, transport par V.F. vers Châlons-sur-Marne ; repos vers Mairy-sur-Marne, puis vers Bouy et la Cheppe. À partir du , mouvement vers Ambonnay et Bouzy, puis vers Chaumuzy. - : engagée, au nord de l'Ardre, dans la de l'Aisne : résistance, vers Bligny, à la poussée ennemie ; puis organisation et occupation d'un nouveau secteur vers Bligny et l'est de Sainte-Euphraise. : attaque allemande vers Bligny. - : retrait du front (relève par des éléments italiens), et, à partir du , transport par V.F. dans la région de Lunéville ; repos. À partir du , occupation d'un secteur entre Emberménil et le Sânon. 4 - : retrait du front, et, à partir du , transport par V.F. à Sézanne ; repos. - : mouvement vers la Champagne. À partir du , engagée dans la bataille de Champagne et d'Argonne, sur le front l’Épine de Vedegrange, l'ouest de Souain : offensive vers Sainte-Marie-à-Py. 3 - : retrait du front et mouvement vers Courmelois. À partir du , engagée à nouveau dans la Bataille de Champagne et d’Argonne vers Prunay et le sud du mont Cornillet : poursuite de l'ennemi jusqu'à Selles. 7 - : retrait du front, mouvement vers Prunay ; repos. - : mouvement vers le front : engagée, vers Condé-lès-Herpy et Saint-Germainmont, dans la bataille de la Serre : occupation des positions allemandes, dans la région de Gomont. 3 - : retrait du front : mouvement vers l'ouest d'Épernay.

Rattachements Affectation organique : corps d'armée, d' à

–

– – (groupement Pétain) –

5 –

– – 2 -

– –

– 7 – –

2 – – –

– –

– Détachement d'armée du Nord 19 – Grand Quartier général des armées alliées 15 –

L'Entre-deux-guerres La division entre à Metz le . Ensuite stationnée dans les Alpes avec quartier général à Lyon, la division est dissoute en 1928 et remplacée par la d'infanterie nord-africaine.

Seconde Guerre mondiale Composition Le , la division d'infanterie alpine (DIAlp ou DIA), sous les ordres du général Lestien, se compose de : régiment d'infanterie alpine () régiment d'infanterie alpine () demi-brigade de chasseurs alpins () : , et bataillons de chasseurs alpins (, et ). régiment d'artillerie de montagne régiment d'artillerie lourde divisionnaire bataillon du génie (Comprenant notamment 28/ compagnie Télégraphique et 28/ compagnie Radiotélégraphique issues du centre de mobilisation du génie de la citadelle de Montpellier. Ces deux compagnies du Génie sont les ancêtres du régiment de transmissions). 22e groupe de reconnaissance de division d'infanterie et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.)

En , la division comptait deux brigades, la formée par la et le et la formée par la et le . La division est réorganisée en mars quand la , formée par les , et , rejoint le corps expéditionnaire français en Scandinavie.

Historique

1939 Mobilisée dans la région militaire à Chambéry. La division appartient au d'armée.

1940 : Affectée à la réserve du Grand Quartier Général pour l'armée des Alpes.

Le , la division est affectée au corps d'armée. Elle participe à la bataille de l'Ailette et à la bataille de l'Aisne. Les unités de la division tiennent jusqu'à ce que leur front soit percé le . Le général Lestien ordonne alors un repli sur l'Aisne. Pendant son repli, la division est coupée en deux par la capture par les Allemands d'un pont à Missy-sur-Aisne. La plus grosse partie de la division est située à l'est auprès d'armée, tandis que le colonel Conquet reçoit le commandement de la partie toujours rattachée au . Le au soir, la division est une coquille vide : l'infanterie rescapée a été placée sous les ordres de la d'infanterie, l'artillerie et le génie détachés à d'autres divisions et même les officiers de l'état-major divisionnaire sont envoyés gérer la destruction des ponts sur la Marne. La se reconstitue peu à peu avec le retour des soldats isolés et ensuite se replie en combattant dans le centre de la France. La est dissoute après l'armistice, le .

Insigne La division adopte en le blason de la Savoie (de gueules à la croix d'argent) comme emblème. Cet insigne n'est pas fabriqué en métal mais est peint à partir d' sur les véhicules de la division (dimensions : ).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

.

Liens externes La 28° DI dans la bataille de l'Aisne (1917)

Articles connexes

Ordre de bataille de l'armée française en août 1914 Armée française en 1940

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