Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Bassigny, un régiment français d'Ancien Régime, actif jusqu'après la Seconde Guerre mondiale et définitivement dissous en 1985.
Création et différentes dénominations
: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Bassigny devient le d'infanterie de ligne ci-devant Bassigny. 1793 : la de première formation n'a pas été formée. 1796 : prend le nom de de deuxième formation Demi-brigade d'infanterie de ligne sur http://www.1789-1815.com (consulté le 24 mai 2013) 1803 : renommé d'infanterie de ligne. 12 mai 1814 : pendant la Première Restauration, le d'infanterie de ligne prend le . : pendant les Cent-Jours, il reprend son nom d'infanterie de ligne : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion du Pas-de-Calais 1820 : la légion du Pas-de-Calais devient le d'infanterie de ligne. 1887 : renommé d'infanterie 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie. 1940 : après l'armistice, le régiment est renommé d’infanterie, régiment de TouraineRoger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. , .. : le est dissous en même temps que l’armée d'armistice. : le général Chomel décide que le maquis d'Épernon prendrait le Georges Normand - Le maquis d'Epernon : historique du d'Infanterie sur http://www.lyceechaptal.fr (consulté le 17 mai 2013). 1945-1946 : Le est dissous. Constitution du d'infanterie (). 1949-1950 : le est dissous. 1956 : création du du d'infanterie au camp de La Courtine dirigé sur la Tunisie ; il est dissous en fin d'année. 1973 : reconstitué en régiment de réserve. 1978 : devient le d'infanterie divisionnaire () jusqu'à sa dissolution en .
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime
d'infanterie de ligne ci-devant Bassigny (1791-1796) L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Bassigny.
Guerres de la Révolution
1790 - 1791 vignette|redresse=1.0|Le à forger son identité, malgré les troubles de la période révolutionnaire, dans le sillage du général Kléber.
À la Révolution, les deux bataillons du d’infanterie de ligne sont dispersés et le resteront jusqu'en 1796 d'infanterie sur volontaires.99k.org (consulté le 24 mai 2013) : , le est en garnison à Port-Louis. Le tient garnison à Lorient. 1791 - Arrivée à Tours. Le , des soldats arrêtent le colonel de Saint-Tropez qui gagnait la frontière pour émigrer et le force à démissionner. Il est remplacé par le commandant du . Le régiment fait globalement allégeance aux nouveaux pouvoirs locaux. Le , le RI tient garnison à la caserne de Guise à Tours et reçoit des mains des dames citoyennes de la ville, dans la cathédrale Saint-Gatien son nouveau drapeau aux couleurs nationales, comportant d'un côté l'inscription : « Discipline, obéissance à la loi ». Les emblèmes sont bénis par l'archevêque constitutionnel l'abbé Suzor. 1792 - Désorganisation du fait de l'émigration. , le est toujours en garnison à Tours. Il comprend un effectif de 512 hommes et 251 manquants. Le est envoyé en Martinique au départ de Brest. En avril le bataillon de Tours détache à Blois quatre compagnies pour maintenir l'ordre. Un règlement du portant les de chaque régiment à 10 compagnies et l'effectifs théorique du régiment à 812 hommes, 132 grenadiers quittent la Martinique pour renforcer le du 32. Le forme avec le du , le de la Haute-Saône qui avec le du Jura forment la de l'armée des Vosges. Comme tous les autres, le régiment est cependant désorganisé par l'émigration de la presque totalité des officiers. Il n'en reste que sept, parmi lesquels Beaupuy prend la tête d'un bataillon de volontaires de la Dordogne, Vimeux et Saint-Sauveur quittent Tours avec le / le pour le camp de Lauterbourg, sous les ordres du général Kellermann.
1792 - 1796 1792-1793 - Armée de Mayence. Vimeux commande le régiment à l'attaque de Spire puis prend part aux opérations du général Custine à Mayence et à Francfort. En il couvre la retraite de l'armée du Rhin et mérite les éloges du commandant en chef. Vimeux est nommé colonel. Siège de Mayence du au où le bataillon résiste à la famine et aux bombardements, s'illustrant entretemps dans la défense de Cassel sous les ordres du général Meusnier qui du coup soutient la promotion de Vimeux au grade de général (la caserne de Guise à Tours sera rebaptisée plus tard du nom de Meusnier, né à Tours). Avec retard, la défense de Mayence vaut aux bataillons ayant combattu, des couronnes civiques à leur arrivée à Nantes, le .
1793-1796 - La Vendée. Le a suivi l'Armée de Mayence. Il se trouve dans la division des Sables-d'Olonne en 1793 puis semble être englouti dans les guerres de VendéeDivision des Sables-d'Olonne dépendant de l'"Armée de la Vendée" et divisée en deux colonnes () page 1., participant entre autres à la funeste bataille de Torfou. Le est en révolte en Martinique ; tous les officiers, y compris le colonel Baussancourt, émigrent. De retour sur le continent, le reste du bataillon débarque à Dieppe. Il combat également en Vendée dans l'Armée des côtes de La Rochelle, l'Armée de l'Ouest, l'Armée des côtes de Brest et de Cherbourg avec le général Kléber. C'est un bataillon qui se reforme avec des volontaires, à l'effectif moyen de 830 hommes, commandé par Jean-Baptiste Penant, d'abord cantonné à Redon. Parmi eux, un enfant de quatorze ans, qui sera tué au combat par les Chouans. L'effectif du cantonné à Port-Malo au est de 531 hommes (pour théorique). Le régiment subit des pertes : 8 % de l'effectif pour la seule année 1794. Le , l'Armée de Mayence est dissoute. Le apprend à Angers qu'il fait désormais partie de la (Canuel) de la division Kléber, avant que l'ensemble des troupes soit accueilli triomphalement à Nantes. Le / affronte la relance de la guerre de Vendée dans les rangs des brigades Danican et Klinger de la division Chabot et contribue à la terminer.
vignette|redresse=1.0|Bonaparte obtenant la reddition des Autrichiens à la bataille de Lonato où la tradition du régiment se fixe concernant sa devise et la citation dont il tire gloire.
de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution 1796 - 1803 La de deuxième formation est formée le par l'amalgame desLieutenant Piéron, Histoire d'un régiment. La demi-brigade (1775-1890), Paris, A. Le Vasseur, 1890 : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant La Marine), de volontaires du Var et de volontaires de la Haute-Garonne) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Bourgogne), de volontaires de la Drôme et de volontaires de l'Isère) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Médoc), de volontaires de l'Hérault et de volontaires de l'Hérault) 3 compagnies de grenadiers de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Soissonnais), de volontaires de la Haute-Saône et de volontaires du Haut-Rhin)
La fait les campagnes de l'an IV et de l'an V à l'armée d'Italie, celle de l'an VI aux armées d'Italie et d'Orient, celle de l'an VII à l'armée d'Orient et celles de l'an VIII et de l'an IX aux armées d'Orient et de Réserve. Elle reçoit un drapeau tricolore (deux grands angles bleu et rouge délimitant une bande diagonale blanche) comportant notamment le bonnet phrygienVoir sur Wikimedia commons Le drapeau de 1796.. Ses trois bataillons sont généralement employés séparément.
1796 -1797. Campagne d'Italie à laquelle elle participe au sein de l'avant-garde aux ordres du général Massena. Elle y aurait gagné le surnom de « L'invincible » (infra) de la part du général Bonaparte. Elle se distingue particulièrement lors du combat de Dego après la défense héroïque de la redoute de Montelegino et la bataille de Montenotte, puis lors de la prise des redoutes de Millesimo les 15 et , à la bataille du pont de Lodi en mai, aux combats entre Castiglione et Borghetto et à la prise de Peschiera, au combat de Salbet et à la bataille de Lonato en août. Suivent les batailles de Roveredo, de Bassano, Mantoue et de Saint-Georges, les 4 et ; la bataille du pont d'Arcole, du 15 au . En janvier 1797, la s'illustre encore lors des batailles de Rivoli et de la Favorite, lors du combat de Gradisca pendant le passage de l'Isonzo. Au total, du au , la prend part à 15 batailles et 18 combats. Pertes : 363 hommes dont 23 officiers. Elle fait 11604 prisonniers, prend 36 canons et 6 drapeaux. Au soir de la bataille de Lonato, Bonaparte avait écrit au Directoire : "J'étais tranquille la brave , était là". On retrouve cette épigraphe, ainsi que les victoires à laquelle elle prit part, sur le nouveau drapeau que la reçoit le . 1798. Campagne de Suisse. Arrivée à Genève le , la cantonne à Payerne puis se bat à Berne. Le et le , elle se couvre de gloire lors de la capitulation de Fribourg en s'emparant des retranchements et de de canon. 1798-1801. Campagne d'Égypte. Forte de , la embarque le son et le commandement sur le Mercure, le sur le Timoléon avec le général de division Bon, le sur le Généreux et le reste d'officiers et 286 grenadiers sur le Guillaume-Tell. Au sein de l’armée d’Orient, elle participe le à la prise de Malte, le à la prise d'Alexandrie. Le 3 thermidor An VI c'est la bataille des Pyramides après une remontée du Nil dans des conditions épiques. Le général Dupuy, commandant de la , est dépêché pour gouverner Le Caire avec ses compagnies de grenadiers. Il y perdra la vie lors de l'insurrection du suivant et y gagnera la reconnaissance des Consuls qui font élever une colonne en son honneur à Toulouse avec cette inscription : « A Dupuy et aux braves de la demi-brigade morts au champ d'honneur. » Entretemps, une partie de la se battre et occuper El-Fiély plus au sud, puis participe à la reconnaissance de l'ancien canal de Suez. Toute la du revenue au Caire est sanctionnée, ses hommes et officiers cassés ; deux grenadiers sont fusillés pour notamment avoir violé et égorgé trois des femmes du cheikh El-Bakry favorable aux Français.
vignette|redresse=1.0|Le général Rampon est, avec le général Darmagnac, l'une des grandes figures de la les campagnes d'Italie et d'Égypte.
Février à . Campagne de Syrie. Le reste à El-Fiély aux ordres de Duranteau. Les et font partie de la division Bon et de la brigade Rampon qui se mettent en marche avec Kléber vers Jaffa, via El-Arich et Gaza. L'action de la est décisive pour la prise de la ville le . Elle s'illustre avec son chef Darmagnac lors du Siège de Saint-Jean-d'Acre et la funeste Batailles du Mont-Thabor, le au prix de lourdes pertes, la peste aidant, puis d'une retraite difficile. À partir du Caire, s'engage ensuite la bataille d'Aboukir, le où la qui fait partie de l'aile gauche du dispositif d'attaque peut agir de manière déterminante pour l'emporter. Bataille de Lesbek en novembre où le sergent-major Bésiès est mis à l'ordre de l'Armée pour avoir sauvé le drapeau de son bataillon. Suit la révolte du Caire en et deux compagnies de grenadiers de la concourent à la reprise de Boulaq nécessaire à celle du Caire. Le commandant de la , Darmagnac, gagne ses étoiles de général lors du siège d'Alexandrie en septembre. Bataille de Canope en 1801. La finalement perdu environ 390 hommes durant la campagne d'Égypte dont 87 par la peste.