Christine Arnothy, dont le vrai nom est Irène Kovach de Szendrö, est une femme de lettres et journaliste française née le 1934 selon . à Budapest et décédée le Disparition de Christine Arnothy, l'auteure de “J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir”, Télérama. en France.

Elle a notamment écrit J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir, qui raconte son histoire, jeune fille à la fin de la Seconde Guerre mondialeInterview en San Francisco : « ça aurait été mon histoire. Chaque fois que je lis cet irrésistible roman, je ne sais pas si je dois me sentir triste ou heureux ».

Biographie Christine Arnothy est née d'un père propriétaire terrien hongrois, professeur de latin et grec, et d'une mère juive polonaise et autrichienne, qui lui enseigne le français comme première langue.

Elle quitte la Hongrie en 1948 avec ses parents, elle est accueillie en Autriche au camp de réfugiés de Kufstein ; c'est là que, rêvant de devenir écrivaine, elle écrit J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir.. Lors de son passage à pied avec ses parents de la frontière entre la Hongrie et l'Autriche, les seuls biens qu'elle emmenait avec elle, cousus dans son manteau, étaient les feuilles sur lesquelles elle avait écrit ce qu'elle vivait durant la guerre à Budapest. Entre 1950 et 1953, elle publie à Munich ou à Cologne plusieurs romans en hongrois sous le nom Kriszta Arnóthy (en hongrois ). Elle vient ensuite s'installer en France, où elle publie désormais sous son nom francisé, Christine Arnothy.

Elle a publié Le Cardinal prisonnier, Le Jardin noir, J'aime la vie, Une affaire d'héritage, Malins plaisirs, Complot de femmes, Toutes les chances plus une, Voyages de noces, La Piste africaine, La Dernière nuit avant l'an 2000, Embrasser la vie, On ne fait jamais vraiment ce que l'on veut, Relations inquiétantes…

Elle a épousé Claude Bellanger (1910-1978), qui fut le fondateur du Parisien Libéré en 1944. Un coup de foudre les a unis lors de la remise à Christine Arnothy, en 1954, d'un prix littéraire, le « Grand Prix Vérité », parrainé par ce journal (voir Embrasser la vie, Fayard 2001). Elle est la mère de trois enfants : Anne, le fondateur de la radio Skyrock, Pierre Bellanger et François. Elle parle cinq langues. L’Académie française lui décerne le prix pour un ouvrage écrit en langue française par un étranger en 1959.

Christine Arnothy a également écrit pour le théâtre, la radio et la télévision.

Elle était proche du président François MitterrandCf. , sur le site de Christine Arnothy, où elle indique notamment que le président français, juste avant l'inauguration des locaux de la Fondation Claude-Bellanger à Martigny, lui avait rendu une visite privée à sa résidence voisine, le ., qui fut l'un des compagnons de Claude Bellanger dans la Résistance.

William Dickinson Christine Arnothy publie également, durant les années 1980, trois romans noirs sous le nom de plume de William Dickinson, avec la complicité de Robert Esménard, propriétaire et président-directeur général des éditions Albin Michel.

Malgré le succès rencontré par ces romans d'un nouveau genre, elle décide d'interrompre cette expérience en raison de sa difficulté à mener de front deux carrières parallèles d'écrivainCf. , sur le site de Christine Arnothy..

Toutefois, les trois romans de William Dickinson recevront, beaucoup plus tard, une suite cette fois signée de Christine Arnothy, L'Homme aux yeux de diamant, et publiée en 2004 aux éditions Fayard.

Mort Elle meurt le à l'âge de 84 ans..

Œuvres Liste non exhaustive :

Distinctions Grand prix Vérité, 1954 Prix des Quatre-Jurys, 1966 Grand Prix de la nouvelle de l'Académie française, 1976 Prix Interallié, 1980 Prix des Maisons de la Presse, 1989

Décorations Commandeur de la Légion d'honneurDécret de promotion en 2003 Commandeur des Arts et des Lettres Croix d'or de l'Ordre du Mérite hongrois (la plus haute distinction hongroise décernée à une étrangère).

Notes et références

Annexes

Bibliographie Anne-Sophie Léonard, Les récits autobiographiques de Christine Arnothy en classe de français, université catholique de Louvain, Louvain, 1991, 135 p. Anne Martine Parent, J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnothy, ACEL, Zoé, Bienne, Genève, coll. Le Cippe, 2008, 109 p.

Liens externes

Voir aussi Agota Kristof (autre écrivaine francophone d'origine hongroise)

Catégorie:Nom de plume Catégorie:Romancière française du XXe siècle Catégorie:Romancière française du XXIe siècle Catégorie:Lauréat du prix Interallié Catégorie:Lauréat du prix Maison de la Presse Catégorie:Naissance en novembre 1930 Catégorie:Naissance à Budapest Catégorie:Décès en octobre 2015 Catégorie:Décès à 84 ans Catégorie:Personnalité de la liste Portraits de France