Pierre-Armand du Cambout de Coislin (ou Pierre IV évêque d'Orléans portant ce prénom. du Cambout de Coislin), né le à Paris et mort le à Versailles, inhumé en la cathédrale d'Orléans, est un prélat français du .
Biographie 180px|thumb|left|Gravure par Robert Nanteuil, vers 1660.
Pierre-Armand du Cambout de Coislin est né le à Paris. Fils cadet de Pierre-César de Cambout, marquis de Coislin, colonel général des Suisses et Grisons, lieutenant général des armées du roi, et de Madeleine Séguier, comtesse de Crécy, fille aînée du chancelier de France Pierre Séguier, il est baptisé le en l'église Saint-Eustache à ParisLes registres paroissiaux et d'état civil à Paris ont disparu pendant les incendies de la Commune de 1871 mais l'information se trouve dans le livre d'Honoré Fisquet La France pontificale (Gallia Christiana) : histoire chronologique et biographique des archevêques et évêques de tous les diocèses de France depuis l’établissement du christianisme jusqu’à nos jours, divisée en 18 provinces ecclésiastiques, Paris, E. Repos, 1864-1874, p. 98.. Son père étant mort le à la suite de blessures reçues au siège d'Aire en Artois, le jeune Pierre, âgé de quatre ans, fut élevé par son grand-père Séguier.
Du côté paternel, le prélat est issu d'une illustre famille bretonne. Le trisaïeul, René du Cambout, chevalier de l'ordre du roi avait été grand veneur et grand-maître des Eaux et Forêts de Bretagne. Il avait épousé Françoise Baye qui apporta les terres de Mérionnec et de Coislin dans sa corbeille de mariage. Le bisaïeul, François du Cambout, occupa les mêmes charges que son père et devint gouverneur de Nantes et chambellan du duc d'Alençon. François du Cambout avait épousé, le , Louise Duplessis-Richelieu, tante du fameux cardinalDe nombreux auteurs donnent le cardinal de Coislin comme étant le neveu ou petit-neveu du cardinal de Richelieu. Cela est donc impossible puisque son arrière-grand-mère était la tante d'Armand du Plessis. Le cardinal est donc le petit-cousin issu de germain de l'illustre ministre de .. Ce lien de parenté ne nuisit pas sans doute à Charles du Cambout, leur fils, pour obtenir en 1634 l'érection de la seigneurie de Coislin en marquisat, à une époque où l'édit du mois de opposait encore d'assez grands obstacles à ces sortes de faveurs. Le second prénom du prieur rappelle ce lien de parenté avec Armand du Plessis.
Sa carrière ecclésiastique commença à l'âge de sept ans quand il fut nommé prieur d'Argenteuil. À onze ans, il devint chanoine de Paris. À vingt-trois ans (1659), il reçut le titre de premier aumônier.
Il disposait d'importants bénéfices. En 1641, il reçut du roi l'abbaye de Jumièges. En 1644, il l'échangea avec , l'archevêque de Rouen, contre l'abbaye Saint-Victor de Paris. Il fut nommé en 1665 au siège épiscopal d'Orléans, où il ouvrit le grand séminaire d'Orléans en 1670. Il est consacré le 20 juin 1666 par Hardouin de Péréfixe de Beaumont avec comme co-consécrateurs Ferdinand de Neufville de Villeroy et Dominique de Ligny. Il s'opposa avec humanité aux dragonnades dans son diocèseSaint-Simon, Mémoires, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1983-1988 , II, 679 .. Il fut aussi vicaire général de Saint-Germain-en-Laye dès 1668 et abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois en 1679 Archives départementales de Loire-Atlantique, H 83. Il fut également prieur du puissant monastère clunisien Notre-Dame de Gaye (Marne) aujourd'hui disparu. Son blason figure toujours sur la clé de voûte du chœur de l'église Saint-Denis de Gaye.
Dangeau rapporte :
200px|thumb|right|Cardinal Pierre du Cambout de Coislin, évêque d'Orléans. Ce tableau fait partie d'un ensemble de treize portraits en pied de descendants de la famille de Sully conservé au Château de Sully-sur-Loire. Nommé par surprise cardinal au consistoire de , il participa au conclave de 1700. Cette année-là, il devint grand aumônier de FranceSaint-Simon, , |, 740..
Le cardinal de Coislin avait été le principal consécrateur () d'Étienne Le Camus (lui-même futur cardinal) et avait participé aux consécrations de Charles-Maurice Le Tellier et d'André Colbert.
Saint-Simon le décrit :
L'un de ses successeurs fit retirer l'épitaphe du cardinal de Coislin,
Succession apostolique Pierre du Cambout de Coislin a ordonné les évêques suivants : Cardinal Étienne Le Camus (1671) Évêque Henri-Charles du Camboust de Coislin (1697)
Armoiries De gueules, à trois fasces échiqueté d'argent et d'azur de deux tires. Selon le père Anselme De gueules, à trois fasces échiqueté d'azur et d'argent.
Notes et références Note
Références
Annexes Bibliographie
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. Saint-Simon, Mémoires, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1983-1988, I-IV, VII.
Articles connexes
Liens externes
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