Le Muy est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Muyois.
Le maire actuel est Romain Vacquier.
Géographie
Localisation Le Muy est située dans l'est du département du Var, à de Draguignan, de Fréjus et de Nice.
Intercommunalité Le Muy fait partie de la communauté de Dracénie Provence Verdon agglomération (ex-communauté d'agglomération Dracénoise) qui regroupe vingt-trois communes du département du Var, dont DraguignanLe Muy en Dracénie de en 2017Les Comptes des Groupements à Fiscalité Propre (GFP) : CA Dracénoise – Var, créée le . Les composant la communauté d'agglomération en 2017 sont (par ordre alphabétique) : Communes fondatrices Draguignan ; Châteaudouble ; Figanières ; La Motte ; Les Arcs ; Lorgues ; Taradeau ; Trans-en-Provence. Communes ayant adhéré ultérieurement Ampus ; Bargemon ; Bargème ; Callas ; Claviers ; Comps-sur-Artuby ; Flayosc ; La Bastide ; La Roque-Esclapon ; Le Muy ; Montferrat ; Saint-Antonin-du-Var ; Salernes ; Sillans-la-Cascade ; Vidauban.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Les Arcs_sapc », sur la commune des Arcs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Le Muy est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de DraguignanUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Draguignan comprend une ville-centre et cinq communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fréjus, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (72,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (44,3 %), forêts (27 %), zones urbanisées (11,7 %), cultures permanentes (9,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), terres arables (0,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,7 %), prairies (0,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|<center>Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Géologie et relief Le Muy est située dans un rift d'âge permien, à sa bordure sud se trouve une faille qui sépare les Maures (massif métamorphique) du bassin permien (argiles, grès).
Sur la bordure nord se trouve le massif du Rouet, qui est une gigantesque coulée de lave (rhyolite Ignimbrite) provenant d'un volcan aujourd'hui éteint du massif de l'Esterel.
Hydrographie Cours d'eau sur la commune. ou à son avalL'eau dans la commune : le fleuve Argens et ses affluentsAlluvions de l'Argens, rivière la NartubyFiche signalétique : Nartuby à La Muy, rivière l'Endre, ruisseaux de la Tuilière, le Couloubrier, de la fontaine des Anguilles, la Capelle, des Flacs, de la Fontaine des Arnoux, du Golf, de la Source, vallons des Baguiers, de Serrelong, de la Bonne Eau, des Charles, de l'Argentière, des Valettes, des Déguiers, des Preyres, de la Mare Règue, de la Doux, du Rabinon, de Bennet, des Laquets, des Hubriagues, de la Péguière, vallats le gros, le Marri.
Réservoirs du Collet RedonLe réservoir du Collet RedonLe projet de super-réservoir au Muy pour endiguer les coupures d’eau potable dans l'Est-Var, Nice Matin, 07 décembre 2024.
Voies de communication et transports Les communes avoisinantes sont : La Motte, Callas, Roquebrune-sur-Argens, Sainte-Maxime et Les Arcs.
La commune est desservie par les voies de communication suivantes : la route nationale 7 ; la route RD 1555 vers Draguignan ; l'autoroute A8 ; la ligne SNCF Paris-Vintimille (N.B. : la gare du Muy étant désaffectée, les deux arrêts les plus proches sont la gare des Arcs - Draguignan à l'ouest et la gare de Fréjus à l'est).
Les bus de la ligne 10 des Transports en Dracénie relient la commune à Draguignan.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Modius en 1178, de Modio vers 1200, de Amodio en 1383, lo Muy au , lo Muei au (lire en ligne) ..
Il faut noter qu'un texte de 1532, rédigé partiellement en provençal, mentionne un « luoc del muy ». Le nom du Muy était donc utilisé dans la langue courante.
Ernest Nègre émet l'hypothèse d'une fixation toponymique d'un nom commun de la langue d'oc, à savoir muei, mui « mesure de capacité pour les grains et les liquides », il suggère le fait qu'il a pu avoir le sens du terme d'oïl mui « mesure agraire, étendue de terrain ensemencée avec un muid de grain ». En français moderne, la mesure de capacité s'orthographie muid selon l'étymon latinMuid sur le site du CNRTL (lire en ligne). Rien n'indique par ailleurs que mui ait eu en ancien français le sens que cet auteur lui prête.
En occitan provençal Lo Muei selon la norme classique ou Lou Muei selon la norme mistralienne.
Histoire Plusieurs sites du paléolithique ont été identifiés et fouillés sur la commune, en plaine et dans le massif du RouetEntités archéologiques recensées sur la commune du Muy.
De nombreux oppidums de l'âge du fer parsèment le Rocher de Roquebrune et le massif du Rouet et témoignent de la présence de tribus ligures sur le futur territoire de la communeCentre Archéologique du Var Toulon.
L'époque gallo-romaine marque également le territoire par les nombreux vestiges prospectés ou fouillés, de la grande villa à la petite exploitation agricole, de la stèle funéraire à la borne milliaire, tout atteste la présence romaine au début du premier millénaireCentre Archéologique du Var. Toulon.
Bourg castral de Marsens Bourg castral de Marsens.
Vers l'an 1000 était le castrum de Marsens. Situé à San LuenSan Luen, un îlot de nature, Revue du Conseil départemental du Var, n°4 Hiver 2017-2018, pp. 82 à 84, au Muy, il comprenait déjà tout le territoire du futur castrum de Modio. La famille de Marsens donne, par différentes chartes, à l'abbaye Saint-Victor de Marseille des terres et une égliseGuérard 1857 cartulaire de Saint-Victor chartes 569 570 571.
Bourg castral de la Roquetaillade (?) Bourg castral de la Roquetaillade (?).
En 1023, un plaid se déroule « in loco quem vocant Modio » (Le Muy)POLY 1976 : Provence et société provençale.
En 1065, on retrouve « Modio » lié à la présence d'un pont « infra pontes ad Modium »charte 572 du cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille.
Au , l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède Notre-Dame-de-Lauzade, d’abord église rurale puis église paroissialePatrimoine "non-jacquaire" du Var : Le Muy, pp. 22 à 24, dont elle percevait les revenusGuy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. , , p 223.
Bourg castral de la Roquette du Muy Bourg castral de la Roquette du Muy.
En 1235, le comte de Provence Raymond Béranger (de la famille de Barcelone) obtient la possession de Marsens après échange avec Raymond, évêque de Fréjus[Archives Départementales 13, côte B 326].
En 1245, mort de Raimond Beranger. Mariage de sa dernière fille et héritière, Beatrix, avec Charles d'Anjou, frère du roi Saint Louis[Histoire des comtes de Provence, Antoine de RUFFI ].
En 1252, première description du terroir de Modio dans « l’enquête sur les droits et revenus de Charles d'Anjou en Provence »a.d.13 côte B169
En 1278, Guillaume de Saint Auban (famille Balb) devient seigneur en partie du Modio après échange avec Charles , comte de Provence (de la famille d'Anjou)Archives Départementales 13, côte B23 f°138.
En 1363, Foulques de Pontevès était servi par son juge, Étienne Salas, juge de Nice (1363-64)AD du 13, série B1855f49v.
En 1385, confirmation par la reine Marie de la donation à Foulques de Pontevès du quart restant de la seigneurie du MuyArchives Départementales 13, côte B8 F° 21.
En 1393, reprise de Modio et du castrum de Malcens sur les ennemis (Raimond de Turenne ?) par le sénéchal de ProvenceComptes trésoraires de Brignoles AA1 F° 172s.
En 1430, Monet de Rascas épouse Alayette Balb et devient ainsi co-seigneur du Muy pour trois-quarts.
En 1524, lors de la première invasion de la Provence par les troupes de l'empereur Charles Quint, Le Muy est sur le passage de ces troupes à l'aller comme au retour.
En 1526, le marquis de Villeneuve, seigneur de Trans et co-seigneur de la Motte, donne la permission à Guillaume de Rascas co-seigneur du Muy de dériver les eaux de la Nartubie vers un canal pour l'arrosage des terres du Muy.
En 1531, pris-faict de sept vitraux figurés pour la nouvelle église du MuyA.D. B.D.R. 309 E 829 F° 177-179.