est un fabricant de motos, de scooters, de motoneiges et de moteurs marins. Né le , il est séparé de Yamaha Corporation fondée en 1897 qui s’est imposée comme fabricant d’orgues et de pianos. Elle est connue sous le nom de « La maison des trois diapasons ».
Yamaha est le deuxième plus grand fabricant de motos au monde, après Honda.
Histoire
Une ascendance musicale (1889-1955) En 1889, l'entrepreneur japonais Torakusu Yamaha crée à Hamamatsu une entreprise de fabrication d'orgues qui prend le nom de Nippon Gakki en 1897. L'entreprise se développe ensuite sur le marché des instruments de musique, fabriquant notamment des pianos, des harmonicas ou encore des xylophones. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle participe à l'effort de guerre du Japon, fabriquant notamment des hélices pour avions. Après la fin de la guerre, Nippon Gakki relance son activité d'instruments de musique et se diversifie. Une filiale dédiée aux moteurs et motocyclettes est créée en 1955 : en hommage au fondateur du groupe, elle est dénommée Yamaha Motor Corporation. À la fin des années 1950, Nippon Gakki est un groupe actif surdifférents marchés : instruments de musique, archerie, motocyclettes, etc. En 1961, Yamaha Motor devient une société indépendante côtée à la Bourse de Tokyo, dont le principal actionnaire est Nippon GakkiNippon Gakki prend le nom de Yamaha Corporation en 1987, année du centenaire de sa création.. Elle conserve le droit d'utiliser l'emblème aux trois diapasons, hérité des activités musicales de Nippon Gakki, emblème encore utilisé au milieu des années 2020.
Un leader des deux roues motorisés, des moteurs hors-bord et des motomarines (1955-) La première moto Yamaha, la YA-1, apparait en 1955. Yamaha Motor développe ensuite de très nombreux modèles de motos et scooters initialement équipés, pour la plupart, de moteurs deux temps, puis également, à partir de la fin des années 1960, à quatre temps.
L'entreprise se diversifie dans les moteurs hors bord et les bateaux de plaisance à partir de 1960, les moteurs pour automobiles à partir du milieu des années 1960, en partenariat avec Toyota, et dans les motomarines à partir du milieu des années 1980.
Au milieu des années 2020, Yamaha est le plus important constructeur mondial de moteurs hors bord, et l'un des plus importants constructeurs de deux roues motorisés et de motomarines.
Véhicules terrestres motorisés Motos thumb|125 YA-1, première moto Yamaha. thumb|350 RD. L'histoire de Yamaha Motor commence par la 125 YA-1 de 1955, largement inspirée, comme d'autres avant elle (BSA, Harley-Davidson), de la DKW RT 125 allemande de 1939DKW fête ses 100 ans, Caradisiac, 8 juin 2007 Robert Smith, History of the Yamaha YM1 : From Germany to Japan, a piece of Yamaha history, Motorcycle Classics, septembre-octobre 2006. Contrairement à Honda, Yamaha est, au début, un spécialiste du moteur 2-temps comme deux autres japonais (Suzuki et Kawasaki). Ses machines de série ont tout de suite été réputées pour leur vivacité et leur fiabilité.
Yamaha arrive sur le marché européen à la fin des années 1960, avec une gamme de petites et moyennes cylindrées 2-temps, cylindres en fonte, dont : 50 et ; 125 YA5 puis YA6 monocylindre ; 125 YAS1 bicylindre ; 180 YCS1 bicylindre ; 250 YD2 ET YD3 puis YDS1 bicylindre ; 350 YR1 bicylindre.
Ces machines sont originales, avec très tôt une lubrification par injection d'huile (système autolube) et non par mélange.
Dès 1970, ces machines évoluent par l'adoption de cylindres en aluminium : 125 AS3 (1971), AS3 Europa (1972, réservoir plus large), puis RD (admission par clapets), enfin RDX (frein à disque) ; la 350 RD après adjonction d'une admission par clapets, deviendra rapidement la 400 RD à la suite d'une augmentation de la cylindrée ; bizarrement, la nouvelle boîte à six rapports de cette dernière restera en France limitée à cinq vitesses ; 250 et 350 RD, puis 350 RDLC (1980), introduisant le refroidissement liquide, et la suspension cantilever, inspirée des Vincent HRD, puis le système YPVS (Yamaha Power Valve Système) des valves à l'échappement. Durant les années 1980, la 125 RD bicylindre à refroidissement par air sera remplacée par la 125 RDLC monocylindre six-vitesses dotée d'un carénage tête de fourche et d'un refroidissement liquide et d'une suspension cantilever. Celle-ci est remplacée fin 1987 par les 125 TZR et 250 TZR bicylindre, entièrement carénées. Du moteur de la dernière est issu celui de la 250 TDR. DT 125 MX, DT 125 type 10 V (première 125 à rallier Dakar classée lors du Paris-Dakar 1984) et DT125LC (frein à disque). RD 200, modèle peu répandu avec démarrage électrique. TDR 250 (1988) Supermotard, motorisée par un bicylindre à refroidissement liquide ( à , avec les pleins).
Yamaha travaille beaucoup sur la technique du 2-temps, avec l'admission par clapets et les valves d'échappement YPVS étudiées afin d'ajuster l'accord admission/échappement.
Yamaha s'essaye avec succès au 4-temps. La 650 XS sort en 1969 et poursuit sa carrière jusqu'en 1982. Pour contrer le succès de la Honda CB 750 Four, Yamaha sort en 1972 la 750 TX, un échec à cause d'une mécanique fragile. Les années 1970 voient aussi l'arrivée de Yamaha en tout-terrain (modèles trail) : DT 360 en 1973, DT 125, qui évolue en DTMX (suspension cantilever).
En 1975, Yamaha relance la mode du gros monocylindre avec la Yamaha XT 500 trail et ses dérivés (XT 550, XT 600, XT 660 R et X, Ténéré, ).
En 1977, Yamaha sort la XS 500, bicylindre 4-temps à deux arbres à cames en tête et huit soupapes, et la XS 750, tricylindre 4-temps à transmission par arbre et cardan, qui évolue en .
En 1978 sort la 1100 XS reconnaissable par son phare rectangulaire. Sa cylindrée audacieuse en fait la plus grosse cylindrée japonaise de l'époque. thumb|GTS 1000 et son monobras avant.
En 1983, Yamaha sort la 900 XJ qui évolue, en 1984, avec un carénage tête de fourche fixé au cadre, des simplifications techniques et une augmentation de la cylindrée au bénéfice de la souplesse et du couple. Existent également la 650 XJ, la 750 XJ Séca sans carénage, mais transmission secondaire par cardan également, la 400 et 600 (transmission secondaire par chaîne). Ils continuent à produire la jusqu'en 1994 et la remplacent ensuite par la .
Yamaha continue à innover : Moteur bicylindre en V à refroidissement liquide avec la XZ 550. Moteur turbo sur la XJ 650 (sans plus de succès que ses concurrents). Moteur à cinq soupapes par cylindre sur la FZ 750 en 1985. L'ABS sur la FJ1200 en 1990. La GTS 1000 et son système de suspension monobras avant, son étrier de frein avant six pistons, l'injection et un pot catalytique. Le premier scooter GT sportif en 2001 : le TMAX. Embrayage semi-automatique géré électroniquement proposé sur la FJR1300 en 2007. La XV 950 « Bolt » en 2013Yamaha XV 950 « Bolt » : custom light, Motomag.com, 22 juillet 2013.. Niken, moto à trois roues apparue en 2018, capable d'une prise d'angle de 45°.
Galerie
Compétition
Yamaha récolte de nombreux succès en Grand Prix (Jarno Saarinen,Giacomo Agostini, Johnny Cecotto, Kenny Roberts, Patrick Pons, Christian Sarron) avec les TZ, proches des modèles de série au début. L'année 1971 vit en Jarno Saarinen et ça lui valut sa première victoire mondiale en 350cc lors du grand prix de Tchécoslovaquie. Il devint pilote officiel et en 1972 les succès s'enchaînent et en 250cc il remporta le titre devant le pilote Aermacchi Renzo Pasolini il conclut au deuxième rang la saison 350cc.
Champions du monde Bill Ivy en en 1967 sur une RA31 à quatre cylindres. Il sera aussi le premier à dépasser les () au Tourist Trophy sur une 125. Phil Read en en 1964 et 1965, et un doublé 125 et en 1968. Kent Andersson gagna le titre mondial 125 en 1973. Agostini en en 1975, et en en 1973 et 1974. Kenny Roberts en en 1978, 1979 et 1980. Eddy Lawson en en 1984, 1986 et 1988. Wayne Rainey en en 1990, 1991 et 1992. Olivier Jacque en en 2000. Valentino Rossi en MotoGP en 2004, 2005, 2008 et 2009. Ben Spies en Superbike en 2009. Cal Crutchlow en Supersport en 2009. Jorge Lorenzo en MotoGP en 2010, 2012 et 2015. Fabio Quartararo en MotoGP en 2021
Scooters thumb|Aerox Race Replica. Yamaha produit également des scooters. En France, Yamaha commercialise également ses scooters 50 et sous la marque MBK (Booster, Skycruiser, Evolis et Skyliner, Tryptik, identiques aux Yamaha BW'S, X-Max, X-City, Tricity).
Giggle, NEOs, Aerox R, Aerox Race Replica, BW's Naked, BW's 12 pouces, BW's Original, BW's Next Generation, Slider Naked Tzr.Breeze Jog R, Jog RR, Dt50x, Dt50r et TZR 50.
X-Max 125, Majesty 125, Cygnus X, X-City 125, Vity, BW'S 125, YZF R125, Wr 125, SR 125, YBR 125 125 yze, mt125, 125tzr N max 125
Trois-roues Tricity 125, tri-z 250, tri-z 350, tri-moto, ytm.
Maxi-scooters TMAX 530, Majesty 400, X-Max 250, X-Max 300, X-Max 400, X-City 250.
Motoneiges thumb|Motoneige. Yamaha s'est lancée dans la fabrication de motoneiges en 1968. Voulant profiter de la popularité croissante de ce véhicule, la compagnie produit la SL-350 propulsée par un moteur 2-temps bicylindre. C'était la première motoneige avec un carburateur à valve latérale. En 1971, le modèle SR433 de haute performance est introduit pour les courses. En 1976, le modèle SRX440 place ce fabricant à l'avant-garde dans les circuits de courses.
Le quartier général de la division des motoneiges se trouve à Cypress en Californie.
Vélos électriques Yamaha s'est lancée dans la fabrication de moteurs pour vélo à assistance électrique dès 1993. L'entreprise a ainsi développé sa propre gamme de vélos et propose des moteurs pour les fabricants de vélo à assistance électrique. La dernière version de leur moteur sera produite dans l’usine de MBK industrie, à Saint-Quentin (02) dans les Hauts-de-France.. Ses moteurs équipent de nombreuses marques de vélo à assistance électrique telles que Cycles Gitane, Lapierre, Solex et Matra.
Activités de motoriste Yamaha Motor Company est une société d'ingénierie automobile filiale de Yamaha qui a développé des moteurs de compétition destinés à la Formule 1. De 1982 à 1997, la société a été dirigée par John Judd, qui possédait déjà sa propre officine de conception de moteurs (Judd). De fait, à partir du moment où Yamaha a décidé de s'investir sous son nom propre en F1, les moteurs conçus par Judd étaient soit baptisés « Judd », soit badgés « Yamaha ». Les écuries de F1 ayant couru avec un Yamaha sont les suivantes :
Zakspeed : en 1989 ; Brabham Racing Organisation : en 1991, 1992 ; Jordan Grand Prix : en 1992 ; Tyrrell Racing : en 1996 ; Arrows : en 1997.
Des moteurs Yamaha équipent certains modèles d'automobiles Volvo, Ford, Noble (moteurs V8). Surtout, Yamaha a étudié plusieurs moteurs à caractère sportif pour Toyota (les Celica) et la voiture de sport Lexus LFA, dotée d'un V10 (2010-2012).
Moteurs de Formule 1 Yamaha Motor Company a créé une société d'ingénierie automobile qui a développé des moteurs de compétition destinés à la Formule 1. De 1982 à 1997, la société a été dirigée par John Judd, qui possédait déjà sa propre officine de conception de moteurs (Judd). De fait, à partir du moment où Yamaha a décidé de s'investir sous son nom propre en F1, les moteurs conçus par Judd étaient soit baptisés Judd, soit badgés Yamaha.
Yamaha OX 88 thumb|left|Yamaha OX88 Moteur engagé en 1989. 8 cylindres en V à 75° Cylindrée : Puissance : 600 ch Régime moteur maximal : Poids : 140 kg
Yamaha OX 99 thumb|left|Yamaha OX99 thumb|Yamaha OX99 installé dans la Jordan 192 Moteur engagé en 1991 et 1993. 12 cylindres en V à 72° Cylindrée : Régime moteur maximal : 10 000 tr/min Puissance : 660 ch Poids : 140 kg
Yamaha OX 10 A thumb|Yamaha OX10A Moteur conçu par Judd sous le nom Judd GV, engagé en 1993 et 1994. 10 cylindres en V à 72°, Poids : 130 kg Cylindrée : (1991-1992), (1993-1994) Régime moteur maximal : (1991-1992), (1993), (1994) Longueur : 622,5 mm Largeur : 417 mm