Le gouvernement Léon Bourgeois est le gouvernement de la Troisième République en France du au .

Léon Bourgeois constitue le premier gouvernement radical homogène, avec le soutien sans participation des républicains modérés.

Composition

Ministres nommés le novembre 1895 Fonction Image NomParti politique  Président du Conseil des ministres Léon BourgeoisRadical

Fonction Image NomParti politique  Ministre de l’Intérieur Léon BourgeoisRadical  Ministre de la Justice Louis RicardRadical  Ministre des Affaires étrangères Marcellin BerthelotRadical  Ministre des Finances Paul DoumerRadical  Ministre de la Guerre Godefroy CavaignacRadical  Ministre de la Marine Édouard LockroyRadical  Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes Émile CombesRadical  Ministre des Travaux publics Edmond Guyot-DessaigneRadical  Ministre du Commerce, de l'Industrie, des postes et télégraphes Gustave MesureurRadical-socialiste  Ministre de l'Agriculture Albert VigerRadical  Ministre des Colonies Camille KrantzRépublicains progressistes

Remaniement du 29 mars 1896

Cessation des fonctions de Marcellin Berthelot, ministre des Affaires étrangères

Remaniements du 31 mars 1896 Fonction Image NomParti politique  Ministre de l’Intérieur Ferdinand SarrienGauche progressiste  Ministre des Affaires étrangères Léon BourgeoisGauche progressiste

Politique menée Ce gouvernement est pour la première fois composé de ministres exclusivement radicaux.

Il désire instaurer une politique de solidarité, issue du programme radical, dont la mise en place d’un régime de retraite pour les ouvriers. Cependant, il rencontre une forte opposition sur sa droite. La Chambre s'oppose à son projet d'impôt sur le revenu ainsi que celui sur les associations, prélude à une séparation des Églises et de l'État et le Sénat rejette ce qu'il considère comme une « inquisition fiscale ».

Face au début véritable de l'Affaire Dreyfus, Léon Bourgeois prend une position neutraliste comme un tiers des parlementaires radicaux.

Fin du gouvernement Il démissionne le , officiellement en raison du refus du Sénat de lui apporter des crédits pour l'expédition de Madagascar mais en réalité du fait du refus de Paul Doumer de retirer son projet d’impôt sur le revenu et en raison également de la volatilité de sa majorité à la Chambre des députés.« La carrière du nouveau président », Le Petit Journal, , 2. Consultable sur gallica.bnf.fr, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France (consulté le ).. Le , le président Félix Faure nomme Jules Méline à la présidence du Conseil des ministres.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Troisième République Liste des gouvernements de la France - Président du Conseil 1895 et 1896 en France

* Bourgeois, Leon Catégorie:1895 en France Catégorie:1895 en politique Catégorie:1896 en France Catégorie:1896 en politique