L’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO, , ) est une organisation de consultation, de coopération et d'action concertée entre plusieurs pays et dépendances des Petites Antilles. Ses domaines d'activité prioritaires sont actuellement le commerce, le transport, le tourisme durable et la gestion des catastrophes naturelles.
Le siège de l'OECO est situé à Castries, capitale de Sainte-Lucie. L'organisation vise à établir dans l'avenir un état fédéral, mais il reste difficile à définir et à établir, car il y a certaines rivalités historiques entre les îles, et chacune d'entre elles revendique une représentation égalitaire. Par exemple, la Barbade, micro-État de la Caraïbe orientale, qui ne figure pas dans l'organisation, est régulièrement contactée pour entrer dans l'organisation. Mais les négociations avec l'ile de la Barbade sont toutes aussi difficiles, et son entrée dans l'organisation ne se fait pas surtout pour des raisons économiques.
Histoire vignette|Un contingent de la Eastern Caribbean Defense Force/Caribbean Peace Force de 350 policiers et militaires déployés lors de l'Invasion de la Grenade par les États-Unis en 1983. L'OECO a été créée le par la signature du traité de Basseterre (capitale de Saint-Christophe-et-Niévès). L'OECO est le successeur des États associés des Antilles.
Le traité de Basseterre est révisé le pour permettre la création de l'union économique de l'OECO, qui entre en vigueur en . La même année, la Martinique demande son intégration à l'OECO, une demande validée en 2012, et une adhésion effectuée en 2015. Dans la foulée, l'OECO annonce son intention de réduire de moitié les importations d'aliments dans les pays de son organisation. En , l'Argentine nomme son premier ambassadeur auprès de l'OECO, Luis Beltran Martinez Thomas.
En , l'OECO inaugure une ambassade à Rabat, au Maroc. En , l’ancien commissaire de police de Saint-Christophe-et-Niévès Ian Queeley devient le premier ambassadeur de l'OECO à Rabat.
En , la Guadeloupe devient officiellement le de l'OECO, et son associé, après un an de négociations. En , l'OECO devient le du Global Green Growth Institute. En , la banque mondiale débloque des fonds de l'Association internationale de développement pour plusieurs pays de l'OECO afin de renforcer leurs dispositifs contre les ouragans. En , la Federal Aviation Administration des États-Unis baisse la note du système d'aviation de l'OECO sur la base d'un manque d'alignement sur les standards de sécurité internationaux, ce qui empêche les États membres de l'organisation de lancer de nouvelles lignes vers les États-Unis.
Composition L'OECO se compose d'États et de territoires membres et de membres associés, répartis sur les petites Antilles. Ensemble, ils forment un archipel presque ininterrompu :
Membres (depuis 1981) (depuis 1981) (depuis 1981) (depuis 1981) (depuis 1981) (depuis 1981) (depuis 1981)
Sur sept membres, six sont d'anciennes colonies du Royaume-Uni, membres du Commonwealth, dont cinq sont aussi des royaumes du Commonwealth à l'exception de la Dominique qui est une république. Montserrat est directement rattaché au Royaume-Uni étant un territoire britannique d'outre-mer.
Membres associés sans_cadre|22x22px Territoires britanniques d'outre-mer (depuis 1995) (depuis 1984) sans_cadre|21x21px Départements et régions d'outre-mer français Martinique (depuis 2015) sans_cadre|21x21px Guadeloupe (depuis 2019) sans_cadre|21x21px Saint-Martin (depuis 2025)
Les missions diplomatiques de l'OECO ne représentent pas les territoires qui ont le statut de membres associés mais ces derniers sont néanmoins traités comme des membres à part entière pour un grand nombre des activités de l'Organisation..
La Martinique est une collectivité territoriale unique et la Guadeloupe un département et région d’outre-mer. Ces deux îles sont régies par l'article 73 de la Constitution françaiseLes collectivités territoriales régies par l’article 73, conseil-constitutionnel.fr, consulté le 21 décembre 2019. Saint-Martin, quant à elle, est une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution
Institutions Siège social Le siège social de l'organisation est basé à Castries (Sainte-Lucie)Contact the Organisation of Eastern Caribbean States, oecs.org, consulté le 25 septembre 2022.
Directeur général Le poste de directeur général est occupé par le Dr Didacus Jules (Sainte-Lucie) depuis le Comité de Direction de l'OECO, oecs.org, consulté le 24 septembre 2022.
Cour suprême La cour suprême de la Caraïbe orientale, créée à l'époque des États associés des Antilles, est chargée des affaires judiciaires de l'OECO. Tout jugement de la plus haute cour d'un État membre peut être soumis à la cour suprême.
Banque centrale La majorité des membres de l'OECO participent à la banque centrale de la Caraïbe orientale (Eastern Caribbean Central Bank). Cette banque centrale gère l'intégrité financière du bloc économique formé par les États membres, ainsi que celle du dollar des Caraïbes orientales. Tous les États membres — à l'exception des îles Vierges britanniques, de la Guadeloupe et de la Martinique — utilisent cette monnaie.
Drapeau et logo Le drapeau et le logo de l'OECO consistent en un motif complexe d'éléments de conception concentriques sur un champ vert pâle, centré sur un cercle de neuf triangles orange orientés vers l'intérieur et neuf triangles blancs dirigés vers l'extérieur. Il a été adopté le et a été présenté pour la première fois à Basseterre, à Saint-Christophe-et-Niévès.
Missions diplomatiques Bruxelles, Belgique : Shirley Skerritt-Andrew, ambassadeur de Belgique et de l'Union européenne San Juan, États-Unis : Bureau consulaire à Hato Rey Genève, Suisse : Ricardo James, chargé d'affaires à l'organisation mondiale du commerce
Autres institutions communes Les autres institutions communes aux neuf membres sont la direction des télécommunications et la direction de l'aviation civile de l'OECO.
Notes et références
Voir aussi Liens externes
Site officiel de l'OECO Banque centrale Cour suprême
*