Vitoria-GasteizVitoria-Gasteiz (nombre y emblema. À partir du , la municipalité reçoit le nom officiel de Vitoria-Gasteiz, dénommée avant Vitoria. Les principales de la ville ont accepté la recevabilité de son nom officiel actuel en 1995 (Journal officiel du Pays basque, n ° 49, 10-03-1995). (en basque : ; en espagnol : ; officiellement Vitoria-Gasteiz) est la capitale de la province d'Alava et de la communauté autonome du Pays Basque.
Située à un carrefour, la ville a été à travers l'histoire un point stratégique important, aussi bien sur le plan militaire que commercial ou culturel. Depuis l'époque romaine avec la route qui reliait Astorga à Bordeaux, ces lieux n'ont jamais cessé d'être le point de ralliement des communications entre le Plateau central espagnol et l'Europe. À la croisée des chemins a émergé le village de Gasteiz.
En tant que capitale administrative, Vitoria est le siège de grandes institutions politiques depuis le tel que le gouvernement et le parlement basque.
Étymologie Dans un document du monastère de San Millán de la Cogolla datant de 1025, on trouve la forme « Gastehiz » pour un nom de cette ville d'Alava. D'autre part, dans une villaUne villa est une population rurale de taille intermédiaire entre une aldea et une ville. Le terme «villa» dérive du latin villa, domaine rural., on retrouve aussi en 1181 cette phrase : « Placuit mihi libenti animo et sana mente populare vos in praefata villa, cui novum nomen imposui, scilicet Victoria, quae antea vocabatur Gasteiz ».
Plusieurs hypothèses ont été débattues au cours du temps sur l'origine du nom de « Gazteiz ». Aujourd'hui, l'hypothèse la plus consensuelle est celle d'Alfonso Irigoien. D'après lui, Gasteiz serait une dérivation patronymique de Gaste, signifiant jeune en basque. Le suffixe « a » lui est souvent adjoint, donnant le terme gastea. À une certaine époque, le nom se réfère au toponyme du village.
L'origine la plus probable du nom gastea, d'après Irigoien, est gaztea, gastea et gartzea (ce dernier serait l'origine du nom de famille Gartzia/Garcia) une variation de gastea, l'une venant de l'Ouest et l'autre de l'Est. D'une manière comparable, on le retrouve avec les mots : bertze/beste (autre), bortz/bost (cinq) ou ortzegun/ostegun (jeudi).
Selon Jorge Maria Ribero-Menesese, Gasteiz serait la contraction de « Gazteliz ». D'après lui, le toponyme Vitoria (Biztoria) a des origines basques tout comme Gasteiz. En de nombreux lieux du Pays basque, à Arrati et à Debagoiena, la ville se dit « Bitturi » .
Histoire Haut Moyen Âge vignette|gauche|Acte de fondation de Vitoria-Gasteiz. Après la chute de l'Empire romain, plusieurs tribus du nord de l'Europe s'installent dans la zone du plateau central. Il s'agit alors d'une zone située à la marge des domaines wisigoths au sud et francs au nord Duché de Vasconie.
La tradition affirme que la ville nommée « », fondée par le roi wisigoth Léovigild en 581, correspondrait à la ville actuelleBesga Marroquín, A. (2001) Domuit vascones: el País Vasco durante la época de los reinos germánicos: la era de la independencia (siglos V-VIII). Librería Anticuaría Astarloa, 2001. Cette affirmation se base sur le texte suivant Juan de Bíclaro, évêque de Gérone, sa vie et son œuvre (1960). Edición crítica de Julio Campos. Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid :
Anno V Tiberii, qui est Leovegildi XIII annus, [...] Leovegildus rex partem Vasconiae occupat et civitatem, quae Victoriacum nuncupatur, condidit
Toutefois, de récentes fouilles archéologiques effectuées dans la ville poussent à penser à une éventuelle présence franque, et non wisigothique, dans la zone. Cela complique l'identification de Victoriacum comme étant l'actuelle Vitoria. Il n'existe pas beaucoup de restes archéologiques de cette époque, mais il y a eu apparemment des établissements permanents de Francs dans les alentours. Par exemple, sur le site d'Aldaieta (Nanclares de Gamboa), se trouvent des tombes ornées qui ressemblent à des coutumes franques « La necrópolis tardoantigua de Aldaieta (Nanclares de Gamboa, Álava) », sur catedraunesco.eu « Necrópolis tardoantigua de Aldaieta (Nanclares de Gamboa, Álava) », sur academia.edu. On pense que cette installation date des « Necrópolis de Aldaieta », sur celtiberia.net. De même, les objets trouvés dans les excavations effectuées sous la cathédrale Santa Maria de Vitoria semblent eux aussi provenir de cette culture venue du nord. Après avoir examiné les caractéristiques de ces objets, on peut affirmer qu'ils datent du ou sont postérieurs à cette époqueAzkarate Garai-Olaun, Agustín (2004). El País Vasco en los siglos inmediatos a la desaparición del Imperio Romano, en Barruso, P, Lema, J.A., (coord.), Historia du Pays Basque. Edad Media (-s). Université du Pays Basque, Saint-Sébastien, 23-50.
De toute façon, l'influence wisigothe ou franque n'est pas significative dans cette zone. La toponymie de toute cette région démontre plutôt la présence de tribus basques. Comme le démontre le cartulaire de San Millán de la Cogolla, au la majorité des toponymes de la plaine alavaise, où on trouve Vitoria, étaient d'origine basque ou latine mais adaptée aux règles phonétiques de l La Reja de San Millán (1025), Toponimia alavesa del siglo XI. Celtiberia.net. Le cartulaire de San Millán est un document de 1025 qui énumère une série de populations qui payaient les diezmos au monastère de San Millán. La première mention documentée d'un village appelé Gastehiz se trouve dans ce document. Ce même document mentionne également beaucoup de populations qui composent actuellement la commune de Vitoria.
Fondation en 1181 En 1181, le roi Sanche VI de Navarre, dit le Sage, refonda la ville sur le village de Gasteiz, changeant l'ancienne dénomination par celle de « Nueva Victoria ». L'origine de la fondation a été, tout comme dans le cas d'autres villes de la zone (Antoñana, Bernedo, La Puebla de Arganzón, Laguardia), la nécessité pour le roi navarrais de créer une ligne de défense face au royaume de Castille Vitoria-Gasteiz 2000. Mirando al futuro, Mairie de Vitoria-Gasteiz, 1999.
En 1200, Vitoria est incorporée à la couronne de Castille, à la prise par les troupes du roi Alphonse VIII, qui l'a dotée de sa première extension gothique vers l'ouest. Alphonse X le Sage l'a étendue en 1256 vers l'est avec de nouvelles rues. La juiverie a été importante, avant l'expulsion des Juifs, ordonnés par les Rois Catholiques : le vieux cimetière juif est encore conservé sous la forme d'un parc avec un monument commémoratif. En 1431, le roi Jean II de Castille lui accorda le titre de ville. En 1463, elle fut une des cinq villes fondatrices de la Fraternité d'AlavaLa Fraternité d'Alava a été la première institution qui a consigné les bases de l'ensemble territorial qui forme l'actuelle province d'Alava). Elle a été fondée en 1463. La fraternité appartenait à la Couronne de Castille. avec Sajazarra, Miranda de Ebro, Pancorbo et Salvatierra-Agurain.
Ère moderne Le , Adriaan FlorenszAdriaan Florensz (Adrien Florent ou Adriaan Floriszoon), (2 mars 1459, Utrecht, Pays-Bas - 14 septembre 1523, Rome, Italie) fut pape du 9 janvier 1522 au 14 septembre 1523 sous le nom d'Adrien VI (en latin Hadrianus VI, en italien Adriano VI), unique pape originaire des Pays-Bas, qui était à ce moment-là dans la ville, hébergé dans la Casa del Cordón, avait été élu comme nouveau pape 13 jours auparavant. Le futur Adrien VI restera dans la capitale alavaise un peu plus d'un mois, exerçant la régence d'Espagne et préparant la Navarre à la défense face à l'invasion française.
En 1615, à l'occasion des mariages royaux, sont hébergés dans la ville, Anne d'Autriche, reine de France, et Élisabeth de France, conjointe du futur Philippe IV.
Pendant la guerre du Roussillon, Vitoria-Gasteiz, ainsi qu'une grande partie du Pays basque, a été occupée pendant une courte période par les troupes françaises, lesquelles sont allées jusqu'à Miranda de Ebro. Cette occupation se termine avec le traité de Bâle qui met fin au conflit.
thumb|180 px|Tour de doña Ochanda. 142px|thumb|left|Monument à la Bataille de Vitoria sur le carré de la Vierge Blanche.
Le , Fernando VII est logé dans la Casa Consistorial alors qu'il se dirigeait vers Bayonne, où auront lieu les célèbres entrevues. À l'aube du , une foule qui remplissait l'actuelle rue Moraza, empêcha que ce voyage ait lieu en coupant les lanières du carrosse. Le roi dut quitter Vitoria précédé de la cavalerie française.
Entre le 5 et le , Napoléon coucha dans la maison Etxezarra sur son chemin vers Madrid afin de placer son frère Joseph Bonaparte sur le trône d'Espagne. Joseph, pendant la retraite qui suivit la défaite de la Bailén, avait fait du palais de Montehermoso, son palais royal particulier.
Parmi les événements historiques les plus remarquables, il y a la bataille de Vitoria le , durant laquelle les troupes françaises, en se retirant, furent mises en échec par le duc de Wellington, en perdant sur la route d'Altsasu (Navarre), presque tout le butin volé aux Espagnols. Cette bataille a pratiquement mis fin à la guerre d'indépendance espagnole. À la fin juillet de la même année, à Vienne, Johann Nepomuk Mälzel chargea Ludwig van Beethoven d'écrire la composition d'une symphonie sur cette bataille. Il s'agit de l'opus 91 Wellingtons Sieg ou Die Schlacht bei Vitoria ou Siegessymphonie. En 1843, la ville donne l'autorisation de construire l'Instituto de Enseñanza Media (Institut d'enseignement moyen), siège actuel du Parlement basque et précédemment le couvent de Santa Clara. Durant l'année académique de 1853-1854, débutent les cours concrétisant ainsi un vieux rêve de la ville « Algunas iniciativas favorables a la educación de las mujeres en Vitoria a finales del siglo XIX y principios del XX » par Beatriz Garai Ibañez de Elejalde, Professorat de l'Instituto Vasco de Educación Física (IVEF-SHEE). Le vieil IEM est le lieu où se passe en grande partie la vie culturelle de la ville. Il faut rappeler qu'il a été créé à la suite de la révolution de 1868, entre autres, l'Universidad Libre (Université Libre). Cette université a fonctionné à partir de 1869, en tronquant le cours 1873-1874, en grande partie à cause de la seconde guerre carliste. Des noms comme Ricardo Becerro de Bengoa, Julian Apraiz, Federico BaraibarFederico Baraibar et Zumárraga est né en 1851 à Vitoria, et dans la même ville, à l'Université Libre, il fait des études de licence, un Doctorat en Philosophie et des Lettres en 1871, lorsqu'il possédait déjà un diplôme en droit de l'Université de Saragosse. Il a été professeur intérimaire à l'Université de Vitoria depuis 1871., etc. y figurent. Ce dernier, grand helléniste (1851-1918), a en outre été un des premiers qui à Vitoria a dispensé des cours de langue basque.
En pleine transition démocratique, l'église Saint-François-d'Assise a été le théâtre le de graves affrontementsLes événements de Vitoria se réfèrent aux événements produits le 3 mars 1976 dans la ville alavaise de Vitoria pendant la Transition démocratique et dans lesquels la confrontation de la police avec des travailleurs réfugiés dans l'église Saint-François-d'Assise, dans le quartier de Zaramaga, pendant des journées de grève s'est terminé par le décès de 5 d'entre eux et 150 personnes ayant eu des blessures par balle. entre la police et les travailleurs en grève. Le délogement de l'église dans laquelle avait lieu une assemblée s'est terminé par le mitraillage de la police, ce qui a provoqué le décès de cinq personnes et blessé par balle plus d'une centaine de personnes. Les responsables du massacre n'ont jamais été jugés.
Le , sur décision du Parlement basque, est décidé au moyen de la Loi de Sièges, que Vitoria-Gasteiz sera la capitale de la communauté autonome basque.
Évolution urbaine vignette|Un escalator dans la vieille ville. Août 2017.