Dans la nuit du au , six généraux du haut état-major de l'armée de terre indonésienne sont enlevés par des groupes de soldats. Ils sont emmenés à la base aérienne de Halim près de la capitale Jakarta, puis abattus. thumb|Le lieutenant-colonel Oentoeng Le à 7 heures du matin, un officier du régiment Tjakrabirawa, l'unité chargée de la garde présidentielle, le lieutenant-colonel Oentoeng, annonce à la radio être à la tête d'un « mouvement du » (en indonésien Gerakan September Tigapuluh) qu'il définit comme .
L'après-midi, un deuxième communiqué annonce qu'un « conseil de la Révolution » va assumer l'autorité suprême. Puis la radio diffuse une déclaration de soutien du chef de l'armée de l'air, le général Omar Dhani.
Un général, alors inconnu, Soeharto, organise la répression. En quarante-huit heures, les rebelles sont arrêtés, et Soeharto s'installe bientôt au pouvoir à la place du président Soekarno.
En réaction à ce que le régime va désigner par l'acronyme très évocateur de "Gestapu", Soeharto décrète la dissolution du Parti communiste indonésien (PKI), accusé d'en être l'auteur. S’ensuit une chasse aux communistes et à leurs familles et sympathisants qui durera des mois et des massacres qui feront entre et un million de morts selon les estimations.
La thèse du complot communiste a plus tard été démontée par des universitaires américains se basant entre autres sur des rapports de la CIA. Ils suggèrent au contraire que Soeharto était dans la confidence du coup d'état qu'il a lui-même réprimé.
Un document classé "secret", datant d' (soit un mois après le coup), découvert en 2021 sur le glacier des Bossons et rédigé par le gouvernement indien, mentionne la thèse du soutien indirect du gouvernement chinois au coup d’État avorté et celle affirmant que "le président indonésien [Soekarno] avait lui-même eu connaissance du coup d'État et que celui-ci avait peut-être été organisé au moins avec son approbation tacite." Le document était dans le vol 101 de la compagnie Air India, qui s'est accidenté sur le Mont Blanc le .
Dans la fiction Cet événement historique est évoqué : dans le roman Amok à Bali de Gérard de Villiers (1970), ainsi que dans le livre L'Année de tous les dangers de Christopher Koch (1978).
Notes et références
Voir aussi
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Articles connexes Histoire de l'Indonésie Pierre Tendean
Bibliographie Cayrac-Blanchard, Françoise, Indonésie, l'armée et le pouvoir, L'Harmattan, 1991 John Roosa, Pretext for mass murder, the September 30th Movement and Suharto's coup d'État in Indonesia, The University of Wisconsin press, 2006
1965 09 30 Indonesie 09 30 Catégorie:Demokrasi Terpimpin Catégorie:Histoire du communisme Catégorie:1965 en Indonésie Catégorie:Septembre 1965 Catégorie:Massacres de 1965-1966 en Indonésie