Nexus est un magazine bimestriel australien qui publie des articles faisant la promotion de pseudosciences, de médecines non conventionnelles, de théories du complot ou de révisionnisme historique notamment.

Fondé en 1986 par Ramses H. Ayana et repris en 1990 par Duncan Roads, il est ensuite édité dans diverses langues, dont le français depuis 1999.

Le magazine est accusé par différents intellectuels de pratiquer la désinformation en promouvant notamment les pseudosciences et les théories du complot ainsi que, dans sa version anglophone, l'antisémitisme et le négationnisme.

Ligne éditoriale La version anglophone de Nexus est décrite en 1995 par le magazine britannique dans un article intitulé «  » (« Nazisme  ») comme un , passé d'un à une revue d' sous la direction de son rédacteur en chef actuel, Duncan Roads, qui l'internationalise et tisse des liens avec les éditions conspirationnistes et ufologiques fondées par .

Selon Stéphane François et Emmanuel Kreis, l'édition française présente un , traités avec un style New Age.

Stéphane François nuance cela en déclarant qu'on trouve .

D'après Alexandre Moatti, ingénieur, haut fonctionnaire et historien des sciences, .

L'ancien directeur de publication de l'édition française, David Dennery, déclare que l'évolution de l'humanité est liée à l'intervention d'extraterrestres. Il refuse à la fois le créationnisme et l'évolutionnisme.

Histoire Le magazine est créé en Australie en 1986 par Ramses H. Ayana, il paraît d'abord tous les trimestres puis est repris en 1990 par Duncan Roads et passe à une parution bimestrielle. À ses débuts, Nexus est un magazine écologiste alternatif avec une orientation multiculturelle et libérale, des intérêts pour le New Age, la santé et les problèmes du tiers monde, mais après avoir eu des problèmes financiers, il est repris par Roads qui le métamorphose et en fait le magazine qu'il est aujourd'hui.

L'édition française est une adaptation de la revue australienne du même nom apparue en . Elle est d'abord éditée par Moan S.A.R.L., basée à Plazac, puis est rachetée en 2005 par les éditions Chantegrel de Fleurac (Dordogne), et ensuite par les éditions MGMP de Garches, en .

En 2006, le renouvellement de son inscription à la Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP) lui est refusé, car selon cet organisme, . Ce retrait de l'aide fait passer le taux de TVA de 2,1 % à 20 % et ne donne plus droit à des tarifs postaux préférentiels.

En 2010, la CPPAP renouvelle l'inscription de Nexus. Depuis cette date, la direction du magazine en français dit publier .

Commentaires Positifs En 1994, David Icke, ancien footballeur et présentateur d'émissions sportives reconverti dans le conspirationnisme, salue Nexus dans son ouvrage pour son incomparable capacité à fournir .

En 2001, Jonathan Eisen, le directeur néo-zélandais du magazine conspirationniste qui publie certains de ses travaux dans Nexus, dédicace son ouvrage (en français : Inventions supprimées) à Duncan Roads et le remercie dans la préface, en disant que .

Négatifs Mélange de sujets scientifiques détournés, pseudoscientifiques et conspirationnistes L'historien et essayiste Nicholas Goodrick-Clarke, dans son ouvrage Titre en français : Soleil noir : Cultes aryens, nazisme ésotérique et politiques de l'identité ., indique que le magazine Nexus surfe sur la vague grandissante des théories du complot apparues aux États-Unis dans les années 1990 et qui se sont vite propagées à l'Europe à la suite de l'élargissement du fossé entre le peuple et les élites, en offrant un mélange fascinant . Des articles sur la cuisine macrobiotique, l'aromathérapie et le trou dans la couche d'ozone côtoient des exposés sur la fluoration de l'eau, les expériences de contrôle mental menées par la CIA et les escroqueries des groupes pharmaceutiques. Tout cela amène les lecteurs à mélanger les préoccupations pour leur santé, pour l'environnement et pour leur mode de vie avec des angoisses liées aux abus cachés et aux complots gouvernementaux.

Propagande anti-gouvernementale et paramilitariste Goodrick-Clarke dit plus loin que Nexus sert de journal de propagande pour les mises en garde et les théories de conspiration du mouvement des miliciens américains. Un appel de l'avocate à marcher sur Washington afin de traduire en justice les membres du Congrès des États-Unis pour haute trahison est rapporté par le magazine et sa vidéo du siège de Waco, qui aurait influencé Timothy McVeigh, le responsable de l'attentat d'Oklahoma City, est distribuée par Nexus en Europe. En , le magazine publie une analyse approfondie du film et conclut par ce message prophétique : « Un très grand mouvement souterrain est en train de se construire aux États-Unis. Chaque nuit, quelque part en Amérique, quelqu'un présente cette vidéo à une poignée d'amis. Personne n'y reste insensible. Elle est contagieuse, alors prenez garde ! ».

Création d'un sentiment de rejet face aux programmes d'aide gouvernementaux Nexus publie également un article sur l'Agence fédérale des situations d'urgence (, FEMA) par Linda Thompson, où elle affirme que malgré les procédures de grande envergure prévues en cas de situations graves, seulement 6 % du budget est consacré à la gestion des urgences et que la majeure partie du financement est utilisé pour construire des installations gouvernementales souterraines secrètes et de nouveaux . Elle énumère quatorze ordres exécutifs autorisant la FEMA à prendre en charge tous les aspects de la vie civile une fois la Constitution suspendue, créant chez le lecteur un sentiment que les autorités le négligent et veulent contrôler ses faits et gestes.

Négationnisme et antisémitisme En 1997, le classe le site web international de Nexus comme l'un des .

Selon Goodrick-Clarke, le représentant britannique du magazine Nexus croit en la véracité des Protocoles des Sages de Sion (une contrefaçon qui se présente comme un plan de conquête du monde établi par les juifs et les francs-maçons), admire l'écrivain négationniste David Irving, et nie l'existence des chambres à gaz d'Auschwitz.

Emmanuel Kreis et Stéphane François mentionnent que dans le deuxième numéro de la revue française de mai-, la suite de l'article sur les banques centrales reprend certains éléments du Livre Jaune de l'auteur conspirationniste et ésotériste Jan van Helsing et que cet ouvrage sert notamment de sources à d'autres articles de ce numéro.

Alexandre Moatti, en parlant en 2013 de l'édition française, note que .

Dans l'éditorial du numéro de janvier- de Nexus, David Dennery s'oppose énergiquement aux accusations d'antisémitisme contre l'édition française, rappelant par ailleurs ses propres origines juives.

Promotion de la pseudoscience Selon l'Association française pour l'information scientifique (AFIS), Nexus est un et .

L'archéologue Jean-Loïc Le Quellec indique, en 2011, que l'édition française de Nexus, dans son numéro de mai-, fait l'éloge de « l'archéologie psychique », « autrement dit de l'emploi de la voyance en archéologie, en rhabillant la chose à l'aide d'une dénomination plus convenable : « archéologie intuitive » », méthode américaine qui a fait l'objet d'une réfutation en règle par Marshal McKusick dans le dès 1982, ce que méconnait l'auteur de Nexus, et qu'.

Alexandre Moatti affirme en 2013, concernant l'édition française, qu'. Pour lui, .

Notes et références

Annexes Sources bibliographiques

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Articles de Nexus cités

Édition en anglais :

Édition en français : .

Liens externes servant de source

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Liens externes Édition australienne

Site officiel international.

Édition française Notice BnF de l'édition française . Site officiel en français.

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