thumb|Le type de SSD le plus courant en 2026 est un SSD NVMe de taille 2280. Les SSD SATA restent néanmoins relativement courants, surtout dans les ordinateurs et ordinateurs portables plus anciens. Entre 2010 et 2015, les SSD mSATA (comme sur cette image) étaient fréquents dans les ordinateurs portables fins. Ils ont été progressivement supprimés vers 2015 pour être remplacés par le format M.2 plus récent, qui est plus rapide qu'un SSD SATA 2,5" traditionnel, car il utilise la norme PCI Express. Cette image montre un SSD Mushkin Atlas 240 Go mSATA. thumb|Vers la fin des années 2010, des marques d'ordinateurs comme Dell, HP, Lenovo et d'autres ont commencé à utiliser des SSD 2230 dans leurs ordinateurs portables plutôt que la taille 2280 plus courante pour gagner de l'espace. Les consoles de jeux portables (comme la Steam Deck et l'Asus ROG Ally) utilisent des SSD 2230 pour économiser de l'espace. Framework (une marque d'ordinateurs réparables) a également inclus un emplacement 2230 (comme second emplacement) dans leurs ordinateurs portables Framework 16. Cette image montre un SSD NVMe KIOXIA BG6.

En informatique, un SSD (de l'anglais ), voire disque SSD, disque électronique, disque statique à semi-conducteurs. (DSS) ou plus simplement disque à semi-conducteurs au Canada, est un matériel informatique permettant le stockage de données sur de la mémoire flash. En français, les termes « disque SSD » (en France) et « disque à semi-conducteurs » (au Canada), ajoutent un sens de « disque » n'existant pas dans l'anglais « ». Le sens du mot anglais , signifiant « lecteur de stockage », est absent de la traduction. Cet usage est un emprunt aux prédécesseurs du SSD : les disques durs.

Description Le terme anglais signifie que ce matériel est constitué de mémoires à semi-conducteurs à l'état solide, par opposition à la technologie plus ancienne des disques durs, pour lesquels les données sont écrites sur un support magnétique en rotation rapide.

Caractéristiques vignette|redresse=1|SSD de de marque Corsair (2011) fixé sur un adaptateur () pour une utilisation dans une tour informatique. Avantages N'ayant aucune pièce mécanique en mouvement, un SSD est matériellement plus résistant qu'un disque dur ; en effet, les plateaux de ces derniers sont de plus en plus souvent en verre depuis 2003 - hitachigst.com, juillet 1999 (quoique encore très souvent en alliages d'aluminium), mais surtout, du fait que cette technologie implique l'interaction mécanique entre éléments de stockage (plateaux) et éléments d'accès (têtes de lecture/écriture), des chocs même légers peuvent entraîner des égratignures de la surface magnétique, ou une détérioration des éléments d'accès, donc des pertes de données voire une panne définitive. Au contraire, les SSD sont dépourvus d'éléments mobiles, ce qui leur confère une résistance aux chocs et aux vibrations bien supérieure. Les SSD surclassent par ailleurs les disques durs au niveau des performances (débit, latence négligeable, consommation électrique). Certains SSD récents utilisent des interfaces comme NVMe ou des formats compacts comme M.2, qui permettent d’atteindre des débits bien supérieurs aux SSD SATA traditionnels.

Inconvénients Néanmoins, les SSD ont aussi des inconvénients par rapport aux disques durs : les puces de mémoire flash ont un nombre limité de cycles d'écriture, ce qui fait que l'ensemble de l'unité a une capacité limitée en termes de volume total de données écrites (la lecture n'est pas affectée par ce problème). Les disques durs (bien que pouvant tomber en panne à tout moment) n'ont pas cette limitation a priori : si le substrat magnétique est de bonne qualité il peut être réécrit pratiquement à l'infini. Même si l'évolution de la technologie tend à réduire l'impact concret de cet inconvénient dans le cadre d'une utilisation conventionnelle (pour les modèles commercialisés après 2015 ; on peut considérer que l'obsolescence technologique sera atteinte bien avant la limite des cycles d'écriture), cela fait que les disques durs restent mieux adaptés aux tâches impliquant l'écriture constante de gros volumes de données (par exemple : serveurs de sauvegarde, vidéosurveillance) ;

De plus, la sensibilité aux corruptions dites logiques est plus élevée, notamment en cas de coupure inopinée de l'alimentation électrique ; les modèles récents intègrent des technologies atténuant voire supprimant cette vulnérabilité ;

Ensuite, le rapport capacité/prix reste à l'avantage du disque mécanique, même si cet écart tend à se resserrer d'année en année (depuis le début des années 2010 les prix des disques durs stagnent ou diminuent très légèrement, tandis que les prix des SSD baissent rapidement du fait d'une évolution rapide de la technologie et des capacités).

Une tendance apparue aux alentours de 2010 sur les ordinateurs de bureau consiste à installer le système d'exploitation sur un SSD de capacité modérée et les données personnelles sur un disque dur de coût similaire, d'une capacité dix à vingt fois supérieure (pour les ordinateurs portables, on peut coupler un SSD interne avec un disque dur externe, voire remplacer le lecteur de disque optique, en voie d'obsolescence, par une unité de stockage secondaire).

Depuis 2013, les capacités de stockage des SSD ont beaucoup évolué ; en 2016, on peut en trouver de Un SSD de au format , tomsguide.fr, 17 juillet 2016. à , mais à un prix réservé aux professionnels exigeantsLe SSD de de Samsung coûte… ., clubic.com, 2 août 2016.

Historique

Développement L'avantage principal par rapport aux disques durs classiques est l'absence : de mécanique (ce qui diminue leur fragilité : voir tribologie) et la chaleur générée ; de bruit provoqué par la rotation des plateaux et les déplacements des têtes de lecture/écriture ; de latence, surtout si le disque dur s'est mis en veille ou si ses têtes se sont parquées pour cause d'inactivité prolongée.

Au moment où sont apparus les SSD, la plupart des disques durs de format 3,5" avaient une vitesse de rotation de , soit environ de latence moyenne, et le temps moyen de rechercheTemps nécessaire aux têtes de lecture/écriture pour se mettre en position de lecture/écriture. étaient, le plus souvent, compris entre pour un disque dur grand public ; ce qui donnait donc au total un temps d'accès moyen compris entre Davantage en écriture parce que des tables d'allocation doivent être mises à jour.. Ce temps d'accès moyen a peu évolué en dix ans, malgré l'évolution des capacités, tandis que les vitesses des microprocesseurs, des mémoires vives, des cartes graphiques et autres composants principaux strictement électroniques d'un ordinateur ont connu d'importants progrès.

L'usage de la mémoire flash supprime quasiment ce problème de temps d'accès, puisqu'il n'est que de l'ordre de . La réactivité de l'ordinateur est donc considérablement augmentéeEn particulier, quand le système d'exploitation et les logiciels sont installés sur un support SSD, le temps de démarrage est nettement réduit, tandis que l'affichage initial des logiciels nécessitant le chargement de nombreux modules lourds est presque instantané (par exemple : logiciels d'infographie, de montage vidéo, jeux vidéo, voire certains navigateurs Web comportant de nombreux modules d'extension)., et les SSD se révèlent presque toujours plus rapides que les disques durs en termes de débit. Ainsi, de nombreux modèles récents de SSD au format SATA présentent des débits supérieurs à en lecture et en écriture, alors que les disques durs les plus rapides dépassent rarement . L'écart est encore plus prononcé s'agissant des SSD au format PCI-Express, lesquels, n'étant pas bridés par l'interface SATA, peuvent atteindre des débits de .

Ces propos doivent toutefois être nuancés par deux points : les SSD sont nettement plus performants en lecture, mais leur conception fait qu'ils ne peuvent réécrire que des zones bien plus grandes qu'un secteur logique« Les SSD peuvent écrire des blocs de , mais pour des raisons matérielles ils doivent effacer des blocs plus larges (par exemple . » Voir trim (informatique).. Cela affecte donc le débit observé en pratique pour l'écriture de petits fichiers ; les disques durs laissent beaucoup plus de temps libre au processeur entre deux opérations que les SSD, du fait de l'absence de délais mécaniques pour ces derniers. Il peut donc paradoxalement en résulter une perte de réactivité faute de temps processeur à consacrer au clavier, sauf si, dans un multiprocesseur, on utilise l'« affinité processeur » pour en dédier un soit au SSD, soit au clavier Arnaud Adant, 50 Tips for Boosting MySQL Performance, page 22 , MySQL Connect/Oracle, 2013 (chercher sur « affinity ») .

Banalisation en prix et capacités thumb|SSD Samsung 960 PRO en 2018, face et dos. Les SSD se sont banalisés à mesure que leur prix diminuait en même temps que les capacités augmentaient. Au début de la commercialisation des SSD, leur capacité de stockage très faible, de , permettait difficilement d'installer un système Windows récent associé à un assortiment de logiciels basiques. Par ailleurs, Windows XP n'était pas prévu pour les SSD, sa conception remontant à plus de six ans avant leur apparition effective. Windows Vista, gérait un peu mieux les SSD et disposait de la fonction , ce qui permettait l'usage de ces petits SSD en complément d'un disque dur. Par la suite, les SSD ont eu une capacité suffisante pour accueillir un système Windows récent sans restriction, à un prix acceptable. La solution privilégiée par les informaticiens et les utilisateurs soucieux d'optimiser les performances est devenue l'association au sein d'une même configuration d'un SSD pour le système et d'un disque dur (ou plusieurs) destiné au stockage. Cette méthode restait élitiste à cause de l'achat nécessaire d'au moins deux unités de stockage dont l'une présentant un faible rapport capacité/prix ; elle ne s'est banalisée qu'avec la baisse significative du prix des SSD, équipant dans un premier temps les PC fixes haut de gamme, avant de s'étendre progressivement aux tours et aux ordinateurs portables de milieu de gamme.

, puis Test / Samsung 850 Evo , mémoire 3D V-NAND en TLC, sur lesnumeriques.com, 6 mars 2015 (consulté le 8 février 2016). en sur des modèles de en TLC.

En , Sandisk annonce des SSD de SSD : le cap des dépassé, mais attention aux coups de chaud, zdnet.fr, 12 mai 2015 (consulté le 8 mars 2016)., plutôt destinés aux serveurs informatiques.

En , Seagate annonce un SSD dont la vitesse atteint Record du monde de SSD à /s, sur tomshardware.fr, 8 mars 2016., et Samsung un SSD de plus de en format ()Capacité record pour le SSD de Samsung, commentcamarche.net, 4 mars 2016 (consulté le 10 mars 2016)..

Formes Disque dur 2,5" vignette|upright|Boitier SSD

Les modèles les plus courants se présentent sous le même format qu'un disque dur en interface SATA () tels que ceux installés dans des ordinateurs portables, et disposent pareillement d'une alimentation SATA ainsi que d'une connectique .

Les appareils au format peuvent nécessiter un adaptateur pour être utilisés dans un emplacement prévu pour un format (), en cas d'installation dans une unité centrale d'ordinateur fixe.

Deux hauteurs existent : ainsi que des adaptateurs pour les SSD de d’épaisseur, souvent en presspahn.

Carte NVMe Afin que le débit ne soit plus bridé par l'interface SATA, sont apparus des supports SSD sous forme de cartes ou barrettes reliées directement à la carte mère par le biais d'un connecteur NVMe (à l'instar d'une carte additionnelle) ayant comme nouveau plafond le débit des connecteurs NVMe, soit pour le NVMe-3 x4 et pour le NVMe-4 x4. Ceci permet à certains SSD de dépasser la barre du Gio/s, alors que l'interface SATA est limitée à pour la toute dernière génération (SATA III), et même pour l'interface SATA II qui reste répandue sur des machines anciennes.