La rue La Boétie est une rue du de Paris.
Situation et accès Elle commence rue d'Astorg et se termine avenue des Champs-ÉlyséesÀ l'origine, la rue d'Angoulême-Saint-Honoré était considérée comme commençant avenue des Champs-Élysées et se terminant au 1, rue du Faubourg-du-Roule et au 127, rue du Faubourg-Saint-Honoré, le dernier numéro impair étant le et le dernier numéro pair étant le (). Sa numérotation a été inversée et progresse désormais dans le même sens que celle du boulevard Haussmann. Le dernier numéro impair est aujourd'hui le (les 52-60, avenue des Champs-Élysées), correspondant à l'ancien , tandis que le dernier numéro pair est désormais le (le 62, avenue des Champs-Élysées) qui correspond à l'ancien .
Le quartier est desservi, à l’est, par les lignes de métro 9 et 13 aux stations Saint-Augustin (ligne 9) et Miromesnil (lignes 9 et 13), et à l’ouest par la ligne 9 à la station Saint-Philippe du Roule.
Origine du nom vignette|gauche|redresse|Détail du Monument à Étienne de La Boétie (1892) de Tony Noël, Sarlat-la-Canéda. Cette rue a été nommée en l’honneur d’Étienne de La Boétie (1530-1563), moraliste et ami de Michel de Montaigne.
Historique À partir de 1640, l'espace compris aujourd'hui entre les rues du Colisée et de Berri, l'avenue des Champs-Élysées et la rue du Faubourg-Saint-Honoré fut occupé par la pépinière royale, qui fournissait les résidences royales en arbres, arbustes et fleurs. Elle fut désaffectée sous la Régence pour faire place à une opération de lotissement projetée par John Law mais qui ne fut pas réalisée. Cette pépinière était longée au sud par le grand égout reconstruit en 1740. L'égout qui coulait à ciel ouvert fut recouvert vers 1770 sur le tronçon proche de l'actuelle rue de la Boétie ce qui permit l'urbanisation du secteur environnant. Le terrain de l'ancienne pépinière devint en 1755 la propriété du comte de Saint-Florentin, secrétaire d'État à la maison du Roi, qui le céda en 1764 à sa maîtresse, la comtesse de Langeac (1725-1778). Celle-ci le vendit en 1772 au comte d'Artois, frère cadet de Louis XVI. Des lettres patentes du autorisèrent le prince à percer sur ce terrain une « rue d'Angoulême » d'une largeur de « Louis, etc. Notre très cher et aimé frère Charles Philippe, fils de France, comte d'Artois, nous a fait exposer que, devenu propriétaire du terrain connu sous le nom de l’Ancienne Pépinière, situé à Paris, faubourg Saint-Honoré, il se proposait d'ouvrir une rue au lieu appelé l'ancien chemin du Roule, laquelle rue porterait à l'avenir le nom d’Angoulême, aurait de large, et serait d'une ligne droite […] ; permettons à notre dit frère le comte d'Artois de percer et ouvrir une rue au lieu connu sous le nom de l'ancien chemin du Roule, laquelle rue portera à l'avenir le nom d’Angoulême, et sera sur une ligne droite et de de largeur […] 29 novembre 1777. Signé : LOUIS. » (cité par )., ainsi nommée en l'honneur du fils aîné du comte d'Artois, le duc d'Angoulême (1775-1844). De nouvelles lettres patentes du approuvèrent l'ouverture des rues de Ponthieu, Neuve-de-Berri (actuelle rue de Berri), Neuve-de-Poitiers (actuelle rue d'Artois) et d'Angoulême-Saint-Honoré. Cette dernière correspondait à la partie de l'actuelle rue La Boétie allant des Champs-Élysées à la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Un procès-verbal d'alignement fut dressé par le bureau de la ville de Paris le . Une décision ministérielle du 6 nivôse an XII () fixa la largeur de la rue à .
Sous la Révolution française et jusqu'en 1815, la rue porta le nom de « rue de l'Union ». Elle reprit ensuite sa dénomination initiale jusqu'en 1830, date à laquelle elle devint la « rue de la Charte ». Elle fut ensuite « rue Lapeyrouse », « rue d'Angoulême » à nouveau (1852), « rue de Morny » (1863), « rue de la Commune » (1871), « rue Mac-Mahon » et « rue Pierre-Charron » après 1871.
La partie située entre la place Saint-Augustin et la place Chassaigne-Goyon établie sur l'ancien « chemin du Roule aux Porcherons » ou « chemin de la Pépinière à la Pologne » était nommée « rue de la Pépinière » jusqu'en 1868. La rue longeait à partir de la rue de Courcelles la nouvelle pépinière royale créée en 1720, remplaçant l'ancienne, désaffectée. Cette pépinière s'étendait au nord de la rue jusqu'approximativement à l'emplacement de la rue de Miromesnil. Les terrains de cette pépinière furent lotis à la fin des années 1780La pépinière a disparu sur les plans de la fin des années 1780, notamment le plan Verniquet dressé en 1790, où des hôtels particuliers occupent les terrains de l'ancienne pépinière (numéros pairs).. La rue fut dénommée « rue Abattucci » à partir de 1868 et prit sa dénomination actuelle en 1879, sur l'ensemble de sa longueur, la rue de la Pépinière ne conservant son nom que sur sa partie est de la place Saint-Augustin à la place Gabriel-Péri.
Décret du
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 2 : ici se trouvait la galerie Guy Stein, active en 1938. 3 : le couturier français d'origine britanniqueWorth sur le site Wordnet de l'université de Princeton, consulté le 21 mai 2009 : .Charles Frédéric Worth y vécut. 8 : le glacier-confiseur Latinville apparaît dans la littérature française : dans les mémoires de Céleste Albaret, la gouvernante de Marcel Proust : ; dans Nana d’Émile Zola : : c'est à ce n° que siégeait un hôtel qui a été occupé par la famille de Nicolaï au mois en 1836. 12 : dans cet immeuble se trouvait la galerie ReitlingerFrançois Lespinasse, Journal de l'École de Rouen 1877-1945, 2006 , . puis la galerie Jacques Massol, de 1957 à 1982. : immeuble de 1902-1903, réalisé par les architectes P. Noël et R. Fournez, signé en façade. 19 : l'écrivain britannique d'origine américaine Henry James y habita en 1856. 20 : le Centre culturel coréen y siège depuis début 2020. 20 bis : domicile de René Renoult, homme politique français (1867-1932) radical-socialiste, auteur de la formule « Pas d’ennemis à gauche ! ». thumb|redresse|Plaque commémorative Paul Rosenberg au 21 : dans cet immeuble se trouvait la galerie de tableaux du marchand Georges Wildenstein offerte par son père Nathan qui avait la sienne au 57. Elle deviendra celle de Paul Rosenberg (1881-1959). Cet immeuble fut réquisitionné par les nazis sous l'Occupation et abrita l'Institut d'étude des questions juives, officine de propagande antisémite. Une plaque commémorative y est installée. 22 : dernier domicile de Charles Méring (1859-1922), président de la manufacture des tabacs de l'Indochine, maire de Courbevoie de 1908 à 1919. Les Éditions de Fallois occupent un appartement dans cet immeuble.. 23 : Pablo Picasso eut son atelier dans cet immeuble à partir de 1918. Au témoignage du photographe Brassaï, envoyé rue La Boétie en 1932 par Tériade afin d'y réaliser un reportage photographique pour la revue Minotaure : . En 1930, l’association d’artistes Cercle et Carré organise une exposition rassemblant les artistes constructivistes.. 26 : emplacement de la galerie Jos Hessel de 1915 à 1941Léa Saint-Raymond, Félicie de Maupeou, Julien Cavero, « Les rues des tableaux. Géographie du marché de l'art parisien (1815-1955) », Bulletin 4, , 2015.. L'homme de lettres, producteur, réalisateur et présentateur Jacques Chabannes (1900-1994) a habité cet immeuble de 1951 à 1993 (plaque commémorative). 27 : immeuble où habitaient en 1910 les frères Émile et Vincent Isola, directeurs du théâtre lyrique de la Gaîté ; immeuble de 1900, architecte Philippe Lobrotpss-archi.eu .
thumb|redresse|Plaque en hommage à Christo Botev sur la façade de l'Institut culturel bulgare au
28 : Institut culturel bulgare (inauguré le )Site de l'Espace culturel bulgare, www.ccbulgarie.com.; une plaque À Christo Botev, œuvre de Jivko Sedlarski, est apposée sur la façade. 30 : emplacement de la galerie Billiet-Caputo. : en 1937, le couturier Jacques Fath (1912-1954) ouvre son premier atelier de couture à cette adresse, avant de s’installer, en 1940, rue François-IMary Vaudoyer, Le Livre de la haute couture, 1990, .Bernard Claude Galey, De Mémoire de marques, 1997, . G. J. Sumathi, Elements of Fashion and Apparel Design, 2007, .. 34 : impasse privée, fermée par une grille. Elle conserve ses bornes.. vignette|centre|redresse|Passage au 34.
35 : emplacement de la galerie Marcel BernheimAuteur non identifié, Galerie Marcel Bernheim (producteur), Chabchay, peintures, du 17 au 27 octobre 1955, affiche d'exposition, Paris, Larue & Chappuis, 1955 (en ligne) sur le site des archives de Seine-Saint-Denis archives.seinesantdenis.fr.. 45 : salle Gaveau. Salle de concert d'environ places construite en 1906-1907 par l'architecte Jacques Hermant, principalement vouée au piano et à la musique de chambre. 48 : Fédération nationale du Crédit Agricole. La Fédération nationale du Crédit Agricole est l’instance de réflexion des Caisses régionales, le lieu où sont prises les grandes orientations du groupe : à ce titre, on la qualifie de « Parlement des Caisses régionales ». Autrefois s'y trouvait la demeure du général de Ségur, maison natale de Pauline de PangePauline de Pange, Comment j'ai vu 1900, Grasset, coll. « Les Cahiers rouges », 2013. , p. 22.. Au début des années 1900; les automobiles électriques de Louis Antoine Kriéger y avaient leur bureau des ventes puis leur grand garage, construit en 1906 par l'architecte Édouard ArnaudGarage Kriéger -revue des centraliens. 49-51 : anciennement, bureau central de La Poste pour le . De style Art déco, le bâtiment est construit à la fin des années 1920 et surélevé dans les années 1980« 49-51, rue La Boétie », sur pss-archi.eu.. Si la façade est préservée, toutes les parties intérieures sont démolies et réaménagées lors de travaux menés en 2016-2017.. Depuis 2017, on y trouve le siège parisien de la Bank of America« Paris : Bank of America s’installe au 49-51 rue de la Boétie », Business Immo, 5 décembre 2017., devant lequel, dans la nuit du samedi , une tentative d’attentat à l’explosif, sans doute en lien avec la guerre au Moyen-Orient, y est déjouée par la police« Bombe artisanale, trois suspects mineurs, ombre de l’Iran... Ce que l’on sait de l’attentat déjoué contre la Bank of America à Paris », franceinfo, 29 mars 2026.. : emplacement de la galerie Alfred Poyet Mary Willan Mason, The Consummate Canadian: A Biography of Samuel Edward Weir, Q.C., Natural Heritage Books, 1999, p. 86 (extrait en ligne).. : ancien siège social de la Compagnie générale d'électricité.. 54-56 : siège social de Sanofi.. 55 : siège de l'UMP de 2002 à 2011.. En y ouvre le Village de l'innovation, incluant la Pépinière La Boétie« Made in Paris : Bertrand Corbeau, Fédération nationale du Crédit Agricole, Paris est à vous, www.dailymotion.com., que le Crédit agricole, propriétaire du lieu, compte ouvrir à une centaine de start-up.
57 : souvent confondu, à tort, avec la maison construite en 1776 par l'architecte Charles De Wailly pour lui-même« Le Wildenstein Institute », Paris promeneurs., cet hôtel particulier est l'oeuvre de Walter-André Destailleur et est édifié entre 1898 et 1905 pour le compte du marchand d'art Nathan Wildenstein (1852-1934)Philippe Sorel, Le guide du promeneur. arrondissement, Parigramme, 1995 .Harry Bellet, « Une plainte déposée contre The Wildenstein Plattner Institute, Inc. », Le Monde, 10 juin 2020.. Demeuré ensuite dans la famille Wildenstein, il abrite jusqu'en 2017 le Wildenstein Institute, fondé en 1970. En et , l'institut est l’objet d’une perquisition menée par l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC). Les policiers y découvrent, à l’intérieur d’une chambre forte, plusieurs centaines de tableaux et sculptures, dont une trentaine d’œuvres déclarées perdues ou volées.. 58 bis : bureaux de l'antenne en France de la Central Intelligence Agency de 1948 à 2003.. 59 : galerie Denise Valtat (galerie d'art).Siège de l'Institut Montaigne.