La Société suisse de psychanalyse (SSPsa), en allemand Schweizerische Gesellschaft für Psychoanalyse ou encore SGP, est une société suisse créée le , en présence d'Edouard Jones, de Hanns Sachs et d'Otto Rank. Parmi les 11 membres fondateurs, on trouve notamment Emil Oberholzer, qui en devient le président, Mira Gincburg, psychanalyste suisse et épouse d'Emil Oberholzer Vera von Planta, « Mira Oberholzer-Gincburg (1884-1949). A pioneer analyst in Switzerland », Luzifer-Amor, , , ., le pasteur Oskar Pfister et Hermann Rorschach qui est vice-président.

En 1920, se constitue à Genève, l'association genevoise, sous le nom de Société psychanalytique de Genève. Elle est fondée par des médecins et non-médecins. Édouard Claparède l'a présidée, Pierre Bovet, Henri Flournoy, Charles Odier, Raymond de Saussure, Jean Piaget et Sabina Spielrein notamment, en ont été membres.

Structure L'actuelle Société suisse de psychanalyse est instituée en 1966. Elle est membre de l'Association psychanalytique internationale (API) et de la Fédération européenne de psychanalyse (FEP).

Elle est dirigée par un comité national composé de membres élus pour un mandat de trois ans renouvelable une fois, sauf pour le présidentStatuts de la SSP, consultés en ligne le 27.04.2015..

Influences Les deux premiers psychiatres à avoir introduit les idées de Freud en Suisse et particulièrement à Zurich sont Auguste Forel et Eugen Bleuler. C'est Carl Gustav Jung qui s'en est plus tard écarté, ainsi que des psychiatres comme Ludwig Binswanger, Alphonse Maeder, puis des étrangers qui vinrent chez Bleuler (Karl Abraham entre autres) et renforcèrent l'intérêt pour la psychanalyse en milieu psychiatrique. La rupture entre Freud et Jung a porté un coup au mouvement, dès lors divisé. Avant la guerre, Zurich, Genève et Bâle comptaient des analystes parmi lesquels, hors de ceux déjà cités, on trouve Hermann Rorschach, Hans Zulliger, John Leuba, Germaine Guex, Marguerite Sechehaye, Marcelle Spira, Michel Gressot

Divisions et divergences La Société a grandi, le nombre des membres et candidats est devenu important, et les dissensions sont apparues comme celle de Jung, celle de Binswanger plus tard, puis le mouvement de critiques sociales de Paul Parin et de Fritz Morgenthaler avec l'avènement d'une dimension d'ethnopsychanalyse. La question de l'analyse profane, celle des cures courtes initiées par Pfister, la question de l'accès à la formation et celle du remboursement des cures par les assurances sociales ont contribué à diviser et à enrichir le mouvement psychanalytique suisse. Les divergences entre kleiniens et freudiens ont été très vives ; l'influence de Lacan est restée marginale même dans sa branche de Suisse romande.

La SSPsa aujourd'hui En 2024, la SSPsa regroupe plus de 200 membres et 6 centres de formation à travers la Suisse.

Présidents

Références

Voir aussi Bibliographie « La psychanalyse en Suisse, une histoire agitée », Le Coq-Héron, 218, 2014/3, . Jean-Michel Quinodoz : « Société psychanalytique de Genève », , in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 2. M/Z. Calmann-Lévy, 2002, . « Suisse romande », , in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 2. M/Z. Calmann-Lévy, 2002, .

Liens externes

. Centres de psychanalyse Raymond de Saussure (Genève & Lausanne)

Catégorie:Association ou organisme lié à la santé en Suisse Catégorie:Société savante en Suisse Catégorie:Organisme fondé en 1919 Catégorie:Association ou organisme lié à la psychanalyse Catégorie:Psychanalyse en Suisse