La rue du Temple est une des plus vieilles rues de Paris, située entre les et , dans le quartier du Marais.

Situation et accès vignette|gauche|La rue du Temple décorée pour le Nouvel An chinois (). Longue de la rue du Temple commence à son extrémité sud au de la rue de Rivoli et se termine à son extrémité nord au de la place de la République. Dans sa partie nord (), la rue comprend de nombreux commerces chinois.

Ce site est desservi par les stations de métro Hôtel de Ville, République et Temple et Arts et métiers.

Origine du nom La rue du Temple doit son nom à l'ordre des Templiers, installé au milieu du dans ce quartier dit quartier du Temple encore de nos jours. Des vestiges de fortifications datant de Philippe Auguste sont préservés aux de la rueL'ensemble du paragraphe est extrait de Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, Paris, 1963, ..

Historique vignette|gauche|Le tracé de l'enceinte, entre la rue du Temple (porte du Temple) et la rue des Archives (porte du Chaume).

L'actuelle rue du Temple est formée par décret ministériel en date du de la réunion deRecueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques. : la rue du Temple, qui était située entre les rues Michel-le-Comte et des Vieilles-Haudriettes et les boulevards Saint-Martin et du Temple ; la rue Sainte-Avoie, qui était située entre les rues Neuve-Saint-Merri et Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie et les rues Michel-le-Comte et des Vieilles-Haudriettes ; la rue Barre-du-Bec, qui était située entre la rue de la Verrerie et les rues Neuve-Saint-Merri et Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie ; la rue des Coquilles, qui était située entre la rue de la Tixéranderie et la rue de la Verrerie.

La partie de la rue du Temple située entre la rue de Rivoli et la rue de la Verrerie porta tout d'abord le nom de « rue des Coquilles », puis elle devint au la « ruelle Jean-Gentien » (trésorier du roi), puis « rue Jacques-Gentien ».

La partie comprise entre la rue de la Verrerie et la rue Saint-Merri sera nommée « rue Barre-du-Bec », puis « rue de l'Abbaye-du-Bec-Hellouin » vers le début du .

La partie entre la rue Saint-Merri et la rue des Haudriettes s'est appelée « rue Sainte-Avoye » entre 1515 et 1851 ; madame de Sévigné y demeura avant de s'installer rue de Thorigny. À l'angle de ces rues était la marque de la juridiction des grands prieurs de l'ordre du Temple à savoir : l'échelle du Temple qui avait près de de hautJacques Hillairet, Connaissance du Vieux Paris, Éditions Princesse, Paris, 1978, .. Cette échelle patibulaire (pilori) apparaît sur le plan de Truschet et Hoyau de 1550. Elle est citée sous le nom de « rue Sainte Avoye » dans un manuscrit de 1636 dont le procès-verbal de visite, en date du , indique : .

Le passage Sainte-Avoye, entre la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie et la rue Michel-le-Comte, faisait partie de la « grande rue du Temple » puis de la « rue du Temple ».

La partie qui était autrefois entre la rue Michel-le-Comte et le boulevard du Temple, et qui va de nos jours de la rue Michel-le-Comte à la place de la République était au la rue de la Milice-du-Temple avant de devenir peu après la rue de la Chevalerie-du-Temple.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Dans cette rue, Auguste-Jean-Marie Carbonneaux (1769-1843), possédait un atelier de fonderie d'art dès 1814Élisabeth Lebon, Répertoire le fondeur et le sculpteur, revue de l'INHA..

De la rue de Rivoli à la rue Rambuteau : la rue conserve la forme qu’elle avait au . L'ancien hôtel des abbés du Bec-Hellouin est situé aux .. : immeuble construit en 1858 sur le terrain d’un ancien hôtel particulier. En 2023, un projet d’agrandissement du Bazar de l’Hôtel de Ville voisin prévoit sa démolition mais rencontre plusieurs avis défavorables, dont ceux de la Commission du Vieux Paris et du maire du , « pour des raisons à la fois patrimoniales, architecturales et aussi écologiques »Philippe Baverel, « Paris : dans le Marais, le projet d’agrandissement du fait grincer des dents », Le Parisien, .. : emplacement d'une entrée de l'hôtel de Du Guesclin à la fin du (inscription)Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, , ..

: emplacement, au , du bureau des Gabelles. Il est mentionné sur le plan de Gomboust (1652).Cinéma Luminor Hôtel de Ville. : ancien hôtel du marquis de la Maisonfort (1718) puis de Canet du Guy (1752).

: tourelle d'angle entre la rue du Temple et celle de Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, datant de 1610Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, , ..

: à l'angle de la rue Saint-Merri, maison avec bas-relief (M.H.).

: l'ancienne auberge de l’Aigle d’Or était au une tête de ligne de diligences. Un escalier est encore visible dans le passageGuide bleu, Hachette livre, 1988 , .. Dans la belle cour aux façades classées, on trouve un café-théâtre, le Café de la Gare. : hôtel particulier du aux façades classées. Mitoyen à l'ancienne auberge de l’Aigle d'Or. Il possède un majestueux escalier avec ferronnerie et un sol pavé noir et blanc. On y trouve l'Association des jeunes Chinois de France (école de langues). : Coluche y habite Coluche sur staroad.fr : Élisa Deroche y a habité Rue du Temple sur staroad.fr

: Charles-François Daubigny y a habité : maison où est né Noël-Noël : l'hôtel de Maximilien Titon (), fournisseur des arsenaux, se trouve au fond de la cour. Ici résidait en 1830 François Fortuné Guyot de Fère (1791-1866), un des fondateurs de la Société libre des beaux-arts de ParisJournal des Artistes, , , 1830.

De la rue Rambuteau à la rue Réaumur -69,71 : emplacement de la porte du Temple de l'enceinte de Philippe Auguste au . : emplacement de l'ancien couvent des Ursulines de Sainte-Avoye supprimé en 1790 qui s'étendait jusqu'à la rue Rambuteau dont le percement en 1838 a entrainé la destruction d'une partie de ses bâtiments. La maison du numéro 61 à l'angle de la rue Geoffroy l'Angevin est un bâtiment ancien datant probablement en partie du de l'ancien couvent, remanié vers 1800 par ses acquéreurs. L'immeuble voisin à l'angle de la rue Rambuteau date de l'ouverture de la rue Rambuteau au milieu du .

: passage Sainte-Avoie. À l'emplacement de l'hôtel Neuf-de-Montmorency, le passage Sainte-Avoye fut ouvert en 1828 ; en 1838, lors du percement de la rue Rambuteau, cet hôtel disparut complètement. Le connétable Anne de Montmorency y mourut en 1567. L'hôtel deviendra la propriété de Mesmes et celle d'Antoinette de Mesmes (?-1709), épouse de Louis Victor de Rochechouart de Mortemart (1636-1688) duc et duchesse de Vivonne, qui y demeurent en 1676Archives nationales de France, contrat de mariage, .. En , le banquier John Law y installe sa première banque. Ce passage suit le tracé de l'enceinte de Philippe Auguste qui sortait dans la rue du Temple actuelle entre les .. Si aucune trace de l'enceinte n'est actuellement visible, on constate toutefois que ces deux numéros ne sont pas dans le même alignement.

: ancienne maison. : maison de rapport d'époque Louis XVI qui appartenait au couvent des Ursulines de Sante-Avoye.

: maison des Ursulines de Sainte-Avoye. Cette maison construite en 1522 propriété de l'abbaye Saint-Pierre de Lagny qui la cède en 1649 au couvent des Ursulines de Sainte-Avoye situé à côté. La façade d'origine de 1522 a été modifiée au cours des siècles. L'arcade en anse de panier de droite ainsi que l'encadrement des grandes fenêtres des deux étages aux deux extrémités et les ouvertures étroites aux deux étages à droite sont les seuls vestiges de la maison du , page 33.. Ces deux maisons des numéros 67 et 69 ont échappé aux destructions du couvent lors du percement de la rue Rambuteau en 1838.

: à l'angle de la rue de Braque, se trouve l’hôtel de Testars, situé à l’emplacement des anciennes Boucheries des Templiers.

: l’hôtel de Saint-Aignan, construit de 1645 à 1650, par Pierre Le Muet pour Claude de Mesmes (1595-1650), comte d'Avaux, responsable des Finances en 1641. En 1680, il devient la propriété du duc de Saint-Aignan. Paul de Beauvilliers, qui eut la charge de l'éducation des duc de Bourgogne, du duc d'Anjou et du duc de Berry avec Fénelon, le fait remanier en 1691 par Jacques Lepas du Buisson. Devenu bien national, il fut de 1800 à 1823 la mairie de l'ancien . Robert Fernier y a habitéIl abrite, depuis 1998, le musée d'Art et d'Histoire du judaïsme. Sa porte est classée ainsi que les façades sur courMichel le Moël, « Sources d'archives pour une restauration de l'hôtel de Saint-Aignan », dans Cahiers de la Rotonde, , Paris, 1983, , ..

: emplacement de l'hostellerie de Sainte-Avoye, dont on peut encore voir l'enseigne au-dessus de la porte. : anciennes maisons. : Hôtel de Vic (ancien) dit aussi Bouchotte vers 1600 avec fenêtre, fronton demi-circulaire, écussons au second étage. Maison du partiellement classé : façade et toiture sur rue : inscription aux monuments historiques par arrêté du .

: hôtel de Montmor (1623), propriété du trésorier Jean Habert de Montmor, dit « Montmor le Riche ». Son fils Henri Louis Habert de Montmor, ami de madame de Sévigné, qui avait créé une ébauche d'Académie des sciences fréquentée par Descartes, Molière, Huygens, Roberval, et dont la très riche bibliothèque achetée par Colbert fait maintenant partie du fonds de la Bibliothèque nationale de France, habita dans ces lieux à partir de 1643. En 1751, l'hôtel devint la propriété de Laurent Charron (1706 – ), fermier général de 1757 à 1768. C'est lui qui lui donna son aspect actuel. Les façades sur rue et sur cour et le départ de l'escalier sont inscrits aux monuments historiquesBase Mérimée..

: hôtel ancien (« 81, rue du Temple » sur le site bercail.com consulté le .) présentant une belle façade sur rue de six travées à trois niveaux (celui du rez-de-chaussée dégradé par des boutiques) sous combles mansardées. Les portes-fenêtres classiques à double battant, avec châssis fixe en partie haute à l'étage noble et disposition des petits bois à l'ancienne sont sécurisées par des garde-corps ouvragés avec finesse. Les piédroits et la porte cochère sont munis de chasse-roues. La petite place Renée-Vivien occupe, à l'intersection avec la rue Michel le Comte (côté occidental) et la rue des Haudriettes (côté oriental), l'emplacement d'une maison qui portait précédemment le et formait un angle avec le de la rue des Haudriettes, également disparue avec sa voisine, ancien . En 1910, il existait encore à cet endroit, côté rue du Temple, une maison avec une vieille triperie avec auvent et margelle, et côté rue des Haudriettes, des vestiges de l'ancien hôtel de TrudaineFélix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris, 1910, Hachette, Paris, (en ligne)..

: maison à mascarons. À l’angle avec la rue des Haudriettes, se tenait l’échelle de justice du Grand Prieur du Temple. Elle était la plus haute de Paris (environ 16 mètres). Elle est la dernière à avoir été détruite, vers 1780.

: maison à pignons où se trouvait au Grand Siècle un cabaret à l'enseigne de La Croix Blanche. : anciennes maisons. : ancien café décoré entre 1905 et 1920 ; les panneaux de céramique ont sans doute été inspirés par des papiers peints. Cet ensemble se compose de quatre panneaux (ni datés, ni signés) représentant des vues de Paris au : la tour du Temple, le quai des Orfèvres, l'ancien hôtel de Guise et l'hôtel Barbette.. : central téléphonique, œuvre de François Le Cœur. ; quatre piliers massifs divisent la façade, datée des années 1920-1925, en trois travées bombées et s'incurvent en partie haute pour soutenir une corniche à degré. Traitement décoratif du béton.. : emplacement où se trouvait la salle Léger, lieu de réunions notamment politiques fin : (anciennement ) : la famille d'Honoré de Balzac s'y installa en 1814 et y vécut jusqu'en 1819.