La famille Le Peletier (nom également orthographié Lepeletier, Le Pelletier ou Lepelletier, même pour un même individu), est une famille subsistante de la noblesse française.
Elle compte parmi ses membres des avocats, des magistrats, des ministres, des hommes politiques dont trois députés.
Histoire Importante famille de noblesse de robe parisienne, originaire du Mans où les Le Peletier exerçaient la profession d'avocat au .
De 1686 à la Révolution, il y eut toujours un Le Peletier président au Parlement de Paris.
La famille est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française depuis 1952.
Branches Il y eut plusieurs branches : Le Peletier d'Aunay Le Peletier de Beaupré Le Peletier des Forts (également orthographié « Fors ») Le Peletier de Morfontaine (également orthographié « Mortfontaine » ou « Mortefontaine ») Le Peletier de Rosanbo (également orthographié « Rosambo », « Rozambo » ou « Rosambault ») Le Peletier de Saint-Fargeau Le Peletier de Souzy. Le Pelletier du Clary
Personnalités vignette|Marie-Guillemine Benoist, Portrait rétrospectif de Michel-Étienne Le Peletier de Saint-Fargeau (1736-1778), 1807, commandé par son fils Félix. Louis (vers 1580Louis Le Peletier est né en 1580 selon Geneviève Mazel, Claude Le Peletier (1631-1711): le successeur de Colbert, Marquise, 2003, 216 pages, ; entre 1583 et 1588 selon Giuliano Ferretti, Un « soldat philosophe », Philippe Fortin de la Hoguette (1585-1668?), E.C.I.G., 1988, 490 pages, .-1651), marié en 1626 avec Marie-Louise Leschassier ; secrétaire des finances de Gaston d'Orléans ; secrétaire du roi en la grande chancellerie (1637). Claude Le Peletier (1631-1711), fils de Louis , seigneur de Villeneuve-le-Roi, Montmélian, Mortefontaine et autres lieux. Marié en 1656 avec Marguerite Fleuriau (1638-1671), fille de Charles Fleuriau, Secrétaire du roi. Prévôt des marchands de Paris (1668-1676), puis contrôleur général des finances (1683-1689), successeur de Jean-Baptiste Colbert à son décès et de François Michel Le Tellier de Louvois comme surintendant des Postes (1691-1697). Michel Le Peletier (1660-1706), son fils, évêque d'Angers de 1692 à 1706. Charles-Maurice Le Peletier (1665-1731) son autre fils abbé et supérieur de la Compagnie de Saint-Sulpice Michel Le Peletier de Souzy (1640-1725), également fils de Louis ; directeur des fortifications. Félix Le Peletier de la Houssaye (1663-1723) : garde des sceaux (à partir de 1719) et contrôleur général des finances (-) Michel Robert Le Peletier des Forts (1675-1740), fils de Michel Le Peletier de Souzy ; commissaire général des finances en 1720, puis contrôleur général des finances de 1726 à 1730. Charles-Étienne Le Peletier de Beaupré (1702-1785), Intendant de la généralité de Châlons ; président du Grand Conseil Amédée Louis Michel Le Peletier de Saint-Fargeau (1770-1845) ; entomologiste
Période de la Révolution
Louis Le Peletier de Mortefontaine, marquis de Montmélian (1730-1799), avant-dernier prévôt des marchands de Paris (1784-1789)On a donné son nom à une rue du arrondissement de Paris ; Louis Le Peletier de Rosanbo (né en 1747, guillotiné le ), marié en 1769 avec Marguerite de Lamoignon de Malesherbes (née en 1756, guillotinée le ), fille de Malesherbes — ministre de Louis XVI, puis défenseur de celui-ci lors de son procès révolutionnaire, guillotiné le — ; président à mortier au parlement de Paris (1765). Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau (1760-1793), petit-fils de Michel Robert Le Peletier des Forts ; président de l'Assemblée constituante, libéral, premier assassiné politique de la Révolution ; Ferdinand Louis Félix Le Peletier de Saint-Fargeau (1767-1837), connu sous le nom de « comte Félix », demi-frère de Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau ; homme politique, participa à la conjuration de Babeuf, membre de la Chambre des représentants (1815) ;
Un portrait de Michel Etienne Lepeletier de Saint-Fargeau (1736-1778) en tenue officielle par Marie-Guillemine Benoist, conservé au château de Dangu, figure à la vente de la collection Pozzo di Borgo à Fontainebleau le (reprod. coul. dans "La Gazette Drouot" du 16/11/2018, ).
Les Le Peletier de Saint-Fargeau portaient D'azur, à la croix pattée alésée d'argent, ch. d'un chevron de gueules, accosté de deux molettes de sable et acc. en pointe d'une rose d'or..
Branche Le Peletier de Rosanbo La famille Le Peletier de Rosanbo a été anoblie en 1624 (Conseil d'État). Au , elle a obtenu les honneurs de la Cour. Elle est régulièrement titrée comte d'Aunay depuis 1810 et depuis 1822 marquis de RosanboRégis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au , année 2002, page 124..
Dans la lignée qui commence par Louis ( -1651) et son fils Claude Le Peletier (1631-1711), la branche des Le Peletier de Rosanbo comprend, jusqu'à Louis évoqué plus haut : Louis Le Peletier (1662-1730), marié en 1688 avec Geneviève-Josèphe du Coskaër de Rosanbo (-1693) - Louis XIV autorise Louis à relever le nom de Rosanbo et à porter le titre de marquis - ; et en 1694 avec Charlotte-Henriette Lépinette-Le Mairat (1677-1738). Carrière : avocat du roi au Châtelet (1684) ; premier président (1707-1712). Louis Le Peletier de Rosanbo (1690-1770), marié en 1717 avec Thérèse Hennequin d'Ecquevilly (1688-1746). Carrière : avocat du roi au Châtelet ; premier président (1736-1743). Louis Le Peletier de Rosanbo (1717-1760), marié en 1738 avec Marie-Claire-Aimée de Mesgrigny d'Aunay (1718-1761), arrière-petite-fille du maréchal de Vauban qui lui apporta en dot l'hôtel particulier de la rue Jacob (actuel ). Carrière : président à mortier (1736). Louis Le Peletier de Rosanbo (né en 1747, guillotiné le ), marié en 1769 avec Marguerite de Lamoignon de Malesherbes (née en 1756, guillotinée le ), fille de Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes - ministre de Louis XVI, puis défenseur de celui-ci lors de son procès révolutionnaire, guillotiné le - ; président à mortier au parlement de Paris (1765). 150px|thumb|right|Henriette Geneviève d'Andlau (1774-1826), Élisabeth Vigée Le Brun. Les trois enfants de Louis et de Marguerite furent : Aline, épouse de Jean-Baptiste de Chateaubriand - frère de l'écrivain - et guillotinée en même temps que son mari, ses parents et Malesherbes, le ; Louise-Madeleine, épouse d'Hervé Clérel, comte de Tocqueville, et mère d'Alexis de Tocqueville ; Louis Le Peletier, marquis de Rosanbo (né le , mort le ), fils de Louis , marié en 1798 à Geneviève Henriette d'Andlau (1774-1826) ; pair de France (1815-1830). Dont : Louis, dit Ludovic Le Peletier (1800-1862), marquis de Rosanbo, marié en 1825 avec Élisabeth (1804-1836), dame pour accompagner la duchesse de Berry (1830), fille de Charles de Mesnard. Inhumé au cimetière de Picpus. Marie Le Peletier de Rosanbo (1802-1835), épouse de Charles Marie de Mac-Mahon (1793-1845) (frère du président Patrice de Mac Mahon) Autres : Raymond Le Peletier de Rosanbo (1864-1916), officier de cavalerie, député des Côtes-du-Nord de 1903 à 1910.
Les papiers personnels de la famille Le Peletier sont conservés aux Archives nationales sous la cote 259APArchives nationales. Ils sont consultables sous forme de microfilms.
Branche Le Peletier d'Aunay Charles-Louis-David Le Peletier, comte d'Aunay (1750-1831), marié en 1772 à Élisabeth-Flavie de Chastenet de Puységur. Maréchal de camp en , il commanda le régiment de cavalerie, le régiment Colonel Général Cavalerie, jusqu'au . Louis-Honoré-Félix Le Peletier, baron d'Aunay (1782-1855), baron d'Empire (1809), député de Seine-et-Oise (1827-1848, 1849-1851), vice-président de la Chambre (1845), Louis-Étienne-Hector Le Peletier, comte d'Aunay (1777-1851), frère du précédent ; député de la Nièvre (1830-1837). Honoré-Joseph-Octave Le Peletier d'Aunay (1816-1899), fils du précédent ; conseiller d'État, député de la Nièvre (1852-1870, 1876-1881). Charles-Marie-Stephen Le Peletier, comte d'Aunay (1840-1918), sénateur de la Nièvre (1898-1918), ministre plénipotentiaire à Stockholm (1883), ministre plénpotentiaire en Égypte (1885), ministre plénipotentiaire de classe à Copenhague de 1891 à 1894; et enfin ambassadeur à Berne (1907 à 1911).
Possessions Château de Rosanbo
Édifices et rues La rue Le Peletier porte le nom de Louis Le Peletier de Mortefontaine, avant-dernier prévôt des marchands de Paris (1784-1789), en fonction lors de l'ouverture de la rue, en 1786. D'où : L'Opéra Le Peletier fut l'opéra de Paris pendant plus d'un demi-siècle (1821-1873). Il était situé 12, rue Le Peletier. La station Le Peletier est une station de métro de Paris voisine de la rue Le Peletier. La station Saint-Fargeau est une station de métro de Paris dont le nom rend hommage à Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Liste des familles de la noblesse française d'Ancien Régime (L à Z) Liste de devises de familles françaises notoires Armorial des familles du Maine
Liens externes
Neil Jeffares, Dictionary of pastellists before 1800, online edition - Iconographical genealogies, 2006 : Généalogie des Le Pelletier. M. de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, tome , 1776, Généalogie des Le Pelletier, . Généalogie sur pastellists Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert : les Le Tellier, Vauban, Turgot… et l'avènement du libéralisme, Presses de l'Université du Québec, 1987, 816 pages .
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