Le baron Emmanuel Félix de Wimpffen, né le à Laon et mort à Paris, est un général de division français.
Il se distingue lors de la conquête de l'Algérie, de la guerre de Crimée et de la campagne d'Italie et commande brièvement l'armée de Châlons lors de la défaite de Sedan au cours de la guerre franco-prussienne de 1870.
Biographie Famille Il est le fils naturel de Cornélie Bréda. Son père est issu de l'une des plus anciennes familles de la noblesse européenne (on en trouve des branches en Hongrie, Pologne, Allemagne, Alsace, etc.), il est le petit-fils du général Georges Félix de Wimpffen et le fils Félix Victor Charles Emmanuel de Wimpffen. (, château de Bornburg (ville libre de Francfort dans l'Empire) - , Paris), général de brigade (), est colonel du de ligne sous le Premier Empire et a été fait baron de Wimpffen et de l'Empire (décret du , lettres patentes du (Paris))Il avait reçu comme armoiries : Écartelé ; au premier d'azur au bélier grimpant, tenant une croix d'argent, soutenu du même ; au deuxième des barons tirés de l'armée ; au troisième de gueules au faisceau, casque, bouclier et épée d'or, en trophée ; au quatrième de sinople au coq d'argent barbé, crêté et armé de gueules becquetant sur une terrasse d'or. Livrées : les couleurs de l'écu, le verd en bordure seulement. Source chan.archivesnationales.culture.gouv.fr..
Formation Sorti de Saint-Cyr en 1832, il intègre le d'infanterie de ligne comme sous-lieutenant.
Conquête de l'Algérie Après un premier séjour en Algérie en 1834-1835, il est affecté en 1842, sous le Second Empire, au bataillon de tirailleurs indigènes d'Alger et de Titteri (qui deviendra en 1856 le régiment de tirailleurs algériens). Il participe à la conquête de l'Algérie, aux côtés de personnalités militaires tels Chanzy, Mac-Mahon, Palikao, Cavaignac. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en . En , il prend le commandement du bataillon de tirailleurs indigènes d'Alger avec lequel il se distingue au cours de différentes opérations. En , il est promu lieutenant-colonel et passe au régiment d'infanterie de ligne. En 1853, après avoir été cité cinq fois entre 1842 et 1849, il retourne en France. Au total, il totalisera près de seize ans de campagnes en Algérie (1834-1835, 1842-1853 puis 1865-1870) séparés par la guerre de Crimée (-) et la campagne d'Italie en 1859.
Guerre de Crimée thumb|left|160px|Wimphen en 1857. Il est promu colonel en 1853 puis en 1854, il participe à la guerre de Crimée. Il constitue un régiment de qu'il commande dès . Avec ses tirailleurs, il participe à la bataille de l’Alma en puis à la bataille d’Inkerman en novembre. Il est promu général de brigade le . Ses tirailleurs, désormais commandés par le colonel Rose au sein de la brigade Wimpffen, participent ensuite activement à la chute de Sébastopol lors de la prise de la tour Malakoff le . Après la défaite de la Russie et la signature du traité de Paris en , il regagne la France en .
Campagne d'Italie (1859) En 1859, durant la campagne d'Italie, il commande une brigade d'infanterie de la garde impériale. Il s'illustre lors de la bataille de Magenta le au cours de laquelle il est blessé. Le lendemain, , il est promu général de division.
Il est nommé grand officier de la Légion d'honneur le .
Expédition de l'Oued Guir (1870) En 1865, il retourne en Algérie et prend le commandement de la province d'Alger, puis d'Oran en . Il conduit une expédition à la tête d'une colonne de 3 000 spahis, zouaves et goums à l'Oued Guir dans le Sud-algérien en .
Guerre de 1870 L'année suivante éclate la guerre de 1870. Les circonstances malheureuses de la guerre de 1870 et son retour d'Afrique du Nord à ce moment, le conduisent, après la blessure du maréchal de Mac-Mahon, à prendre le commandement de l'armée de Châlons lors de la bataille de Sedan. À ce titre, il signe la capitulation de son armée le au château de Bellevue près de Sedan. On peut encore en lire les mots signés de son nom, sur l'affiche présentée au musée d'Orsay. Il est conduit en Allemagne comme prisonnier. Une fois libéré, il doit affronter des controverses et des critiques concernant sa direction et la capitulation de Sedan, ainsi que la responsabilité de la défaite qui lui est imputée.
Il se présente à l'élection partielle de Saint-Denis le comme républicain et militaire de carrière. Il souhaite la réduction de la durée du service et l'allègement des charges familiales. Il est notamment soutenu par La République française de Léon Gambetta. Il n'obtient que 1 717 voix sur 12 679 votants.
Il meurt à Paris le et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 47)Emmanuel Félix Wimpffen, baron de (1811-1884)>, site des Amis et Passionnés du Père Lachaise (APPL) avec son buste sculpté par Félix Richard, de Vannes et fondu par Thiébaut.
Décorations (1861)vignette|Tombe de Emmanuel Wimpffen (cimetière du Père Lachaise, division 47).
Bibliographie Michel Lihoreau, L’Expédition Wimpffen à l'Oued Guir en 1870, L'Harmattan, 1996. Achille Fillias, L'Expédition de l'Oued-Guir 1870, A. Bouyer, Alger, 1880. Lire en ligne.
Voir aussi Articles connexes Conquête de l'Algérie par la France Bataille de Sedan
Liens externes
Biographie d'Emmanuel Félix de Wimpffen sur le site de genealogie-aisne.com. La prise de Malakoff (8/9/1855) Le général de Wimpffen et la bataille de Sedan, site des archives de l'Aisne
Notes et références
Catégorie:Naissance en septembre 1811 Catégorie:Naissance à Laon Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Général français du Second Empire Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 47) Catégorie:Militaire français de la guerre de Crimée Catégorie:Militaire français de la conquête de l'Algérie Catégorie:Décès en février 1884 Catégorie:Décès à 72 ans Catégorie:Décès dans le 9e arrondissement de Paris