Saint-Clément-de-Rivière est une commune française située au nord de Montpellier dans le nord-est du département de l'Hérault en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Lez, la Lironde. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« le Lez ») et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Saint-Clément-de-Rivière est une commune urbaine qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'agglomération de Montpellier et fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Saint-Clémentois ou Saint-Clémentoises.
Inérée dans l'agglomération de Montpellier, la commune a subi une explosion démographique au cours de la seconde moitié du , multipliant sa population par trente en cinquante ans. Majoritairement résidentielle, la commune se démarque dans le département par le niveau de vie relativement élevé de sa population, attirée par un cadre de vie préservé. En 2015, la commune possède le plus haut revenu moyen par foyer du Languedoc-Roussillon pour les communes de .. Géographie Localisation vignette|gauche|350px|Carte
Communes limitrophes
Hydrographie C'est sur cette commune que se trouve la source du Lez, fleuve côtier coulant ensuite dans Montpellier et se jetant dans la mer Méditerranée après un canal traversant les étangs côtiers. vignette|centre|Le Lez.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prades-le-Lez à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|Site Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « le Lez »., d'une superficie de , l'unique site de présence du Chabot endémique, Cottus petiti..
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique vignette|Carte de la ZNIEFF de localisée sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. est recensée sur la commune. : les « rivières du Lirou et du Lez » (), couvrant du département..
Urbanisme Typologie Au , Saint-Clément-de-Rivière est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de MontpellierUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Montpellier, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (37,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (42,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (26,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (22,8 %), forêts (14,6 %), zones agricoles hétérogènes (12,1 %), cultures permanentes (9 %), terres arables (8,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,6 %), prairies (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Le territoire présente la particularité d'être composé de deux parties qui ressemblent à peu près à deux quadrilatères, reliés entre eux par un étroit espace où passent deux routes. La commune s’étend sur de long du nord au sud. La partie la plus petite au sud est mitoyenne de Montpellier. Encore largement composé de forêts, cet espace connaît une urbanisation encore limitée de villas cossues (au sud), d'immeubles sociaux et de logements d'étudiants au nord. C'est là que se trouve une des plus importants zones commerciales de l'agglomération montpelliéraine, le centre commercial Trifontaine du groupe Carrefour, dont le toit est visible des villas construites en haut de la colline. La partie nord, plus grande, s'étend également sur des collines boisées, reliefs en bonne partie mités par la périurbanisation. Les dernières installations scolaires, un collège et un lycée, sont ainsi construites tout au nord près du bois de Saint-Sauveur et entourées par quelques cliniques et entreprises. Plus au nord encore, les forêts et les garrigues restent épargnées. Près du cours du Lez, à l'est de la commune, la plaine accueille quelques vignes.
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.
Parmi ces logements, 91,4 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 5,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 73,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 26,3 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Clément-de-Rivière en 2018 en comparaison avec celle de l'Hérault et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,3 %) inférieure à celle du département (18,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 72,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (69,4 % en 2013), contre 53,2 % pour l'Hérault et 57,5 % pour la France entière..
+ Le logement à Saint-Clément-de-Rivière en 2018. Typologie Saint-Clément-de-Rivière Hérault. France entière. Résidences principales (en %)91,474,482,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)3,318,39,7 Logements vacants (en %)5,47,38,2
Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Clément-de-Rivière est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Montpellier-Lunel-Maugio-Palavas, regroupant du bassin de vie de Montpellier et s'étendant sur les départements de l'Hérault et du Gard, un des qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée., retenu au regard des risques de submersions marines et de débordements du Vistre, du Vidourle, du Lez et de la Mosson. Parmi les événements significatifs antérieurs à 2019 qui ont touché le territoire, peuvent être citées les crues de septembre 2002 et de septembre 2003 (Vidourle) et les tempêtes de novembre 1982 et décembre 1997 qui ont touché le littoral. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de à ), moyen (temps de retour de à ) et extrême (temps de retour de l'ordre de , qui met en défaut tout système de protection).. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1997, 2001, 2002, 2003, 2005 et 2014, partie 1 - chapitre Risque inondation..