Le boulevard des Invalides est une voie du de Paris.

Situation et accès vignette|gauche|redresse|Le boulevard vu depuis la rue de Sèvres.

Long de 1245 mètres, le boulevard débute au 127, rue de Grenelle et finit place Léon-Paul-Fargue et rue de Sèvres.

Il est desservi par la ligne 13 du métro aux stations Varenne, Saint-François-Xavier et Duroc, cette dernière station, située à l’extrémité sud du boulevard, voit également circuler les trains de la ligne 10.

Origine du nom L'origine de son nom renvoie à l'hôtel des Invalides qu'il longe.

Historique vignette|gauche|redresse|Le boulevard des Invalides vers 1800. Amorcé vers 1720, son aménagement s'est achevé au début des années 1760 avec l'ensemble du boulevard du Midi reliant l'esplanade des Invalides à l'actuelle place Valhubert près de la Salpêtrière. Jusqu'au milieu du , le boulevard des Invalides était très peu animé. Un guide de 1828 le décrit de la façon suivante : « des allées bien entretenues, d’un bel aspect mais très solitairesRichard, Le Véritable Conducteur parisien, Éditeur Roy et Compagnie, 1828, . ».

Le 5 août 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au boulevard des Invalides« Carte et liste officielles des obus lancés par le canon monstre et numérotés suivant leur ordre et leur date de chute », Excelsior, 9 janvier 1919, sur Gallica..

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Angle avec la rue de Grenelle : lieu de l'assassinat de l'éditeur Robert Denoël, le . : l'hôtel des Invalides. : le poète Leconte de Lisle a habité à cette adresse à partir de 1861, au . Il y tenait un salon littéraire fréquenté par les Parnassiens. : le diplomate Philippe Berthelot a habité à cette adresse à partir de 1927, dans un hôtel particulier qu'il avait fait construire (aujourd'hui détruit), où il recevait Paul Claudel, Jean Giraudoux et Saint-John Perse et où il est mort« M. Philippe Berthelot est mort », Le Petit Marocain, 23 novembre 1934, sur Gallica.. Domicile de Françoise Giroud, co-directrice de L'Express. Un attentat vise son appartement en , parmi plusieurs ciblant des journalistes et des hommes politiques.. : siège, en 1923, de la nonciature apostolique en France« La nouvelle résidence du représentant du Saint-Siège à Paris », Excelsior, 13 mars 1923.. : Fondation pour la mémoire de la déportation et Fondation de la Résistance. : académie Henri-Matisse et les ateliers de plusieurs artistes. : lycée Victor-Duruy. : le général Niessel y résida de 1921 à 1955Alain Dautriat, Sur les murs de Paris. Guide des plaques commémoratives, Éditions L'Inventaire, 1999, , .. Une plaque lui rend hommage. 35 : bâtiment moderne construit à l'emplacement de l'ancien hôtel de Verteillac ou de Rohan, où habitait au début du la princesse de Léon, mentionnée par Marcel Proust. Le nouvel immeuble abrita jusqu'en 1994 le siège social des Laboratoires pharmaceutiques Roussel-Uclaf, puis le conseil régional d'Île-de-France jusqu'en 2018. Il est cédé début 2019 à AG2R La Mondiale« La région Île-de-France vend trois de ses bâtiments pour 176 millions d’euros », www.lemonde.fr, 28 janvier 2019.. : immeuble édifié en 1887 par l’architecte Charles MewèsDemandes de permis de construire parisiens, volume 6, Archives de Paris.. Le musée Carnavalet en conserve une vue extérieure datée de 1918« Hôtel de Mr Meuves, 36 boulevard des Invalides, 7ème arrondissement, Paris », Paris Musées., ainsi qu’une photographie de la salle à manger en 1920« Ensemble de la salle à manger, 36 boulevard des Invalides, 7ème arrondissement, Paris », Paris Musées.. Le cours Simon, ou cours d’art dramatique René-Simon, y a longtemps eu ses locaux et des milliers d’apprentis acteurs ont fréquenté les lieuxDominique Laisney, Souvenirs d’un acteur et d’un auteur manqués, Collection Graveurs de mémoire, 2003 .. : immeuble dont la porte d’entrée porte la mention, gravée dans le bois, « Valeant qui dissidiu volunt ». Cette inscription, empruntée à un vers de L’Andrienne de TérenceMémoires de la Société archéologique d’Eure-et-Loir, 1936., peut se traduire par : « Hors d’ici les querelleurs ». L’avocat et homme politique Maurice Sibille (1847-1932) est mort à cette adresse où il avait son domicile« Mort de M. Maurice Sibille, ancien doyen de la Chambre », L’Avenir, 27 juillet 1932, sur RetroNews.. 45 : jardin de l'hôtel de Montesquiou, rue Monsieur. 49 (et 22, rue Oudinot) : Brongniart, l’architecte de la Bourse, y a construit son hôtel particulier, la maison Brongniart. (et 2, rue Duroc et 11, rue Masseran) : ancien hôtel de Masseran, construit en 1787 par l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart, dont on aperçoit les jardins de la rue. L'écrivain Marcel Proust (1871-1922) y fait sa dernière sortie au début du mois d'Henri Raczymow, Le Paris littéraire et intime de Marcel Proust, Parigramme, 1997 . « Hôtel de Masseran », sur pss-archi.eu., l’hôtel est acheté en 1978 par Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte-d'Ivoire, pour 60 millions de francsJoan Tilouine, « Marie-Thérèse à la poursuite des millions disparus d’Houphouët-Boigny », Le Monde, 3 février 2015.. 56, rue Duroc, rue de Sèvres, rue Maurice-de-La-Sizeranne : Institut national des jeunes aveugles. Créée en 1784 par Valentin Haüy, l'institution s'est installée en 1843 dans ce bâtiment du boulevard des Invalides construit spécialement, en exécution de la loi du votée à l'instigation du directeur, le docteur Pignier. 57 : ministère des Outre-mer (hôtel de Montmorin). 61 : immeuble réalisé en 1914-1916 (architecte René Degeorge).

Bâtiments démolis 35 : hôtel de Rohan ou de Verteillac, de style néo-Louis XV, démoli en 1950Alexandre Gady, Les Hôtels particuliers de Paris, Parigramme, 2008 , ..

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Invalides