François Louis Parisel, né le à La Guillotière et mort le à Newark, New Jersey aux États-Unis, est une personnalité de la Commune de Paris.
Il en dirige la Délégation scientifique. Exilé aux États-Unis, il exerce la médecine et milite dans les rangs socialistes.
Biographie
Pharmacien et médecin François Louis Parisel est né le Archives municipales de Lyon, état-civil numérisé de La Guillotière, acte de naissance de l'année 1841, image 135 de la numérisation. à La GuillotièreQui était alors une commune détachée de Lyon.. Fils d'un fabricant de produits chimiques, il soutient à l'École supérieure de Pharmacie de Paris une thèse traitant De l'acide phénique au point de vue pharmaceutique le B.N.F., Catalogue collectif de France, cote .. Il s'installe comme médecin et pharmacien dans le et vient en aide aux classes populaires de son quartier.
Pendant le siège de Paris par les Allemands (-), il est nommé délégué au Comité central républicain des Vingt arrondissements. Il est chirurgien-major de la Garde nationale..
Communard Il est l'un des signataires de l'Affiche rouge du .. Le , il est élu au Conseil de la Commune par le ; il siège à la commission des Subsistances puis à la Délégation scientifique.
Le , la Commune crée une Délégation scientifique, avec à sa tête Parisel.... Selon sa propre proposition, il doit s'occuper des produits alimentaires, des aérostats, des poisons et des moyens de destruction. Les livres de compte de la Délégation scientifique montrent que Parisel achète du matériel en petite quantité, pour se livrer à des expériences, mais qu'il ne dispose pas de grands stocks de matière inflammable. Il appelle à l'invention d'armes et d'engins à projectiles chimiques, mais les projets présentés par les citoyens sont plutôt irréalistes. Il est chargé le de mettre sur pied des équipes d'. Deux jours après, ils sont officiellement vingt-sept, sans que cela débouche sur une action concrète.
Exilé aux États-Unis Après la Semaine sanglante, il fuit Paris déguisé en prêtre et se réfugie en Angleterre puis aux États-Unis. En , il est condamné à mort par contumace par le cinquième conseil de Guerre.
Il s'installe comme médecin à Newark et participe au mouvement des socialistes franco-américains, défendant le bilan de la Commune et organisant des commémorations et des collectes de fonds en faveur des veuves et des orphelins des combattants de la Commune et des déportés en Nouvelle-Calédonie. En , il est membre fondateur du Parti ouvrier socialiste d'Amérique, le premier parti se réclamant du marxisme fondé aux États-Unis.
Il meurt le à Newark, New Jersey, à l'âge de 36 ans. À son enterrement, son éloge funèbre est prononcé par Eugène Pottier, exilé comme lui.
Notes et références
Voir aussi Notices biographiques . . . .
Articles connexes Élections municipales du 26 mars 1871 à Paris Incendies de Paris pendant la Commune
Liens externes
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