Le phare de l'Anse-à-la-Cabane, parfois aussi appelé phare de l'île du Havre Aubert, phare de Millerand, ou en anglais Amherst Island LightAmherst Island, dénomination anglaise de l'île du Havre Aubert., est un phare situé sur le territoire du village de Bassin, sur la côte sud de l'île du Havre Aubert, une composante de l'archipel des Îles de la Madeleine, dans le golfe du Saint-Laurent (Québec, Canada).
Il s'agit du plus haut phare des Îles de la Madeleine et le plus ancien de l'archipel ayant été conservé à peu de chose près comme à l'origine. Le gouvernement du Canada a inscrit ce phare sur sa liste de biens excédentaires et l'a éteint en . Il n'est plus en activité depuis ce temps.
Historique
Depuis les débuts de la navigation entre l’Europe et les Amériques, les Îles de la Madeleine se sont avérées un endroit dangereux pour les marins. Des centaines de bateaux de pêche, de vaisseaux marchands et de navires chargés d’immigrants se sont brisés sur les hauts-fonds et les écueils entourant l'archipel. Entre 1855 et 1880 seulement, plus de 200 naufrages ont ainsi été répertoriés Chris Mill, « Lights of Les Iles de la Madeleine (Magdalen Islands), Québec, Canada », Lighthouse Digest, janvier 2001 (page consultée le 7 septembre 2008).
Après la Confédération, le nouveau gouvernement du Dominion entreprend des travaux de balisage afin de rendre la navigation dans les eaux canadiennes plus sécuritaire. Plus de 100 nouveaux phares sont ainsi mis en service au cours de la seule décennie 1870 StiffCrust, A Brief History of Canadian Lighthouses (page consultée le 7 septembre 2008)..
C’est dans ce contexte que le ministère de la Marine et des Pêches du Canada fait baliser, entre 1870 et 1874, le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent. Quatre phares sont notamment construits sur les côtes des îles de la Madeleine. Le premier, érigé sur le Rocher aux Oiseaux (1870), est suivi par celui de l'Anse-à-la-Cabane (1870-1871), sur la côte sud de l'île du Havre Aubert, puis par ceux de l'Île d'Entrée (1874) et du Borgot (1874) à L'Étang-du-Nord, sur l'Île du Cap aux Meules.
Construit au cours des années 1870 et 1871 au coût de Ministère de la Marine et des Pêcheries du Canada, Annual Report of the Department of Marine and Fisheries, for Year Ending 30th June, 1872, Ottawa, printed by I. B. Taylor, 1873, p. 15., le phare de l'Anse-à-la-Cabane entre en fonction le Ministère de la Marine et des Pêcheries du Canada, Annual Report of the Department of Marine and Fisheries, for Year Ending 30th June, 1871, Ottawa, printed by I. B. Taylor, 1872, p. 13.. Son premier gardien, William Cormier, perçoit un salaire annuel de .
Gardiens 1871-1911 : William Cormier 1911-1950 : Charles Cormier 1950-1970 : Edmond Boudreau
Architecture
Le phare est composé d'une tour blanche octogonale en bois de de haut, surmontée d'une lanterne rouge en fonte au toit arrondi.
Préservation et mise en valeur Le phare de l'Anse-à-la-Cabane a ouvert ses portes pour la première fois au public de façon temporaire les 26, 27 et grâce à l'action de la Corporation pour la sauvegarde du patrimoine bâti de l’Île-du-Havre-Aubert et du Centre nautique de l'Istorlet« Le plus haut phare des Îles de la Madeleine ouvre ses portes au public pour la première fois en 132 ans ! », dans La Route des phares, rubrique « Nouvelles de phares », 24 octobre 2003, page consultée le 13 septembre 2007., l'objectif étant de favoriser l'acquisition du phare par la municipalité des Îles-de-la-Madeleine et de permettre à terme le développement et le maintien d'une exposition permanente consacrée à l'histoire des phares des Îles-de-la-Madeleine Jeremy D’Entremont, « The Cursed Lightstation of Rocher aux Oiseaux : A Malicious Prank of Nature », Lighthouse Digest, mai 2004..
Le phare, la maison du gardien et ses dépendances ont été cités à titre de monuments historiques par la municipalité des Îles-de-la-Madeleine le en vertu de la Loi sur les biens culturels du QuébecMunicipalité des Îles-de-la-Madeleine, Règlement no 2006-01 - Citation de monuments historiques, extrait du procès-verbal de la séance ordinaire du conseil de la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine tenue le 17 janvier 2006 à la mairie (page consultée le 7 août 2010) ; « Pour protéger notre héritage collectif » [], Info-municipale - Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, vol. 5, no 1 (mai 2006), p. 13..
À l'automne 2013, le phare et tous les bâtiments adjacents ont été déplacés de 75 mètres vers le nord. Des travaux de restauration ont ensuite été effectués jusqu'en 2015.
Liens externes
« Phare de l'Anse-à-la-Cabane », dans Répertoire du patrimoine culturel du Québec « Phare de l'Anse-à-la-Cabane », dans Lieux patrimoniaux du Canada WikiMapia, Vue par satellite du Phare de l'Anse-à-la-Cabane
Notes
Catégorie:Phare au Québec Catégorie:Phare du XIXe siècle Catégorie:Îles de la Madeleine Catégorie:Immeuble patrimonial cité du Québec Catégorie:Édifice fédéral du patrimoine au Québec Catégorie:Lieu patrimonial en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Catégorie:Bâtiment en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Catégorie:Golfe du Saint-Laurent