Honfleur est une commune française située dans le département du Calvados, en région Normandie. Ville portuaire, elle est située sur la rive sud de l'estuaire de la Seine, en face du Havre, tout près du débouché du pont de Normandie.

Elle est peuplée de Population municipale ..

Honfleur est surtout connue pour son Vieux Bassin, caractérisé par ses maisons aux façades recouvertes d'ardoises, et pour avoir été maintes fois représentée par des artistes, dont Gustave Courbet, Eugène Boudin, Claude Monet et Johan Barthold Jongkind, formant lÉcole de Honfleur. Ces peintres et d'autres se retrouvent à ferme Saint-Siméon sur les hauteurs de la ville et contribuent à l'apparition du mouvement impressionniste. Alphonse Allais et Erik Satie y sont nés dans la même rue.

La commune est classée quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris et bénéficie selon une étude d'une des plus fortes attractivités parmi les villes française de mille à dix mille habitants, avec Arcachon, Noirmoutier-en-l'Île, Étretat et Deauville..

Géographie Localisation Honfleur est située sur la rive gauche de l'estuaire de la Seine, au nord du pays d'Auge. Elle se trouve géologiquement à la limite des formations calcaires du Jurassique (oolithique) à l'ouest et du Crétacé (crayeux) au nord et à l'est. Son agglomération est à au nord-est de Trouville-sur-Mer, à au nord de Pont-l'Évêque, à à l'ouest de Pont-Audemer et à au sud-est du Havre (par le pont de Normandie)Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr..

La ville est accessible en transport en commun par les lignes 20, 39, 50 des bus verts du Calvados.

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Morelle, la Claire, un bras de la Morelle, le cours d'eau 01 de la commune de Gonneville-sur-Honfleur et le ruisseau de Vasouy.

La Morelle, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Beuzeville et se jette dans la Seine sur la commune, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet.

Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Gatien-des-Bois à à vol d'oiseau., est de , l'amplitude thermique est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Dans la de l'INSEE, le de Honfleur est le degré 3 sur 7, qualifié de "petite ville"..

Honfleur est la commune principale de l'unité urbaine qui porte son nom. et celle de l'aire d'attraction urbaine homonyme, qui compte 11 communes et moins de ...

La commune, bordée par la baie de Seine, est également une au sens de la loi littoral du ., et les dispositions de cette loi s'y appliquent donc..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (52 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (24,2 %), zones urbanisées (19,9 %), forêts (7,3 %), terres arables (4,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,3 %), eaux maritimes (0,3 %).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Logements sociaux La barre HLM de Honfleur, les Marronniers, construite dans les années 1960, est démolie en ..

Transports en commun

vignette|gauche|Un autobus du réseau HoBus à Honfleur en 2025. vignette|Un autocar du réseau Nomad assurant la ligne 111 à Honfleur en juillet 2024.

Le réseau de transport en commun de Honfleur est assuré par les véhicules estampillés HoBus.. Il se compose de trois lignes de bus, qui irriguent le territoire communal.

Son exploitation est assurée par la société Transdev Honfleur, filiale du groupe Transdev, dans le cadre d’un contrat de délégation de service public en vigueur depuis le .

Le réseau est créé en dans le cadre du nouveau schéma départemental du Calvados, qui utilise la commune d’Honfleur comme un secteur test pour ramener le transport à une échelle plus locale. Le réseau prend le nom H.O. Bus en 1982, lorsqu’il est étendu aux nouveaux quartiers du Plateau.

Le , le réseau communal est réorganisé autour de deux lignes : A et B.

À la suite de l'inauguration du village de marques Honfleur Normandy Outlet en 2017, une troisième ligne C voit le jour en 2019 reliant Claude Monet à la Gare Routière via le village de marques.

A la suite du changement d’exploitant en , le nom du réseau évolue de H.O. Bus vers HoBus, le premier nom étant une marque déposée par le groupe Keolis.

Les lignes

+ Les lignes urbaines. (date de dernière mise à jour : ) Parcours Longueur Matériel Exploitant Terminus 1 Terminus 2 Honfleur - La Claire Honfleur - Champlain ( Autobus Transdev Honfleur Honfleur - Phare / Naturospace Honfleur - Eider () Autobus Transdev Honfleur Honfleur - Gare routière Honfleur - Monet Autobus Transdev Honfleur Honfleur - Gare routière Équemauville - Hôpital CMP Minibus 9 places Transdev Honfleur

Véhicule préservé vignette|Le Renault PR 112 ex H.O. Bus préservé par l’AMCA en février 2023. Un Renault PR 112 du réseau est conservé depuis 2012. Ce véhicule, initialement mis en service en sur le réseau TAN de Nantes., arrive sur le réseau H.O. Bus en sous le . Après sa réforme en 2012, il est racheté par un particulier qui cofonde l’association ASPAN 76, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine des Autobus Normands, basée à Dieppe.. En , ne souhaitant plus conserver leurs activités de sauvegarde d’autobus, l’ASPAN 76 se sépare du véhicule et l’offre à une autre association, l’AMCA, Association Méridionale de Conservation d’Autobus, dont le siège est à Gardanne..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes : Hunefleth en 1025, Hunefloth vers 1062, Honneflo en 1198Jean Adigard des Gautries, « Les noms de lieux du Calvados attestés entre 911 et 1066 (suite) » in Annales de Normandie, 1953, Volume 3, Numéro 3-1, (lire en ligne) Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes…, Volume 2, Librairie Droz, Genève 1991. / 18239, Honflue en 1246, Honnefleu, encore au .

La prononciation dialectale est /ɦɔ̃'flø/ ou /xɔ̃'flø/, "honfleu", éventuellement /ɦɔ̃fjø/ ou /xɔ̃fjø/, "honfieu"Prononciation avec palatalisation de [l] après consonne, attestée à date ancienne par la graphie Honneflieu en 1419 et 1422; cf. Dominique Fournier, Dictionnaire des noms de rues et noms de lieux de Honfleur, Éditions de la Lieutenance, Honfleur, 2006, et 125). Cependant, cette palatalisation a fortement régressé vers l'ouest, et n'est généralement plus sensible dans la région d'Honfleur., avec un h initial fortement expiré proche du Ach-Laut allemand ou de la jota espagnole.

L'appellatif fleur, jadis fleu, est assez commun en Normandie sous forme de terminaison (cf. Barfleur, Vittefleur, Harfleur, Crémanfleur, Fiquefleur et la Gerfleur, rivière du Cotentin). Son sens est donné par un document du mentionnant le fleu de Lestre, c'est-à-dire « la rivière de Lestre », Lestre étant une actuelle commune du Cotentin située à l'embouchure de la rivière Sinope.

L'identification de la langue d'origine du terme fleu a donné lieu à diverses hypothèses : le vieux norrois., l'anglo-scandinave., le saxonAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologiques des noms de lieux en France, éditions Larousse, 1968, . et enfin l'anglo-saxonDominique Fournier, Dictionnaire des noms de rues et noms de lieux de Honfleur, éditions de la Lieutenance, Honfleur, 2006. ..

Dans le nom de Barfleur qui est plus riche en formes anciennes, -fleur est attesté successivement sous les formes : -flueth en 1066-77, -floth en 1081-1087, -fluet au , -flo en 1160-1174, -flet en 1200, -flue en 1227, -flu en 1359, puis -fleu

alt=Honfleur vu du haut|vignette|Honfleur vue du haut.

Le vieux norrois flóð « flux, marée, flot » ( islandais flóð « inondation, marée haute », anglais flood, même sens) suggéré dans la première hypothèse convient assez mal sur le plan phonétique et sémantique, même s'il s'est hypothétiquement croisé avec l'ancien scandinave flói « rivière qui se jette dans la mer », ce sens est d'ailleurs rendu par l'ancien scandinave fljót « (grande) rivière, fleuve » (islandais fljót « grande rivière, fleuve » cf. Markarfljót, l'islandais flói signifiant « baie, golfe, terrain marécageux », ce qui fait douter pour flói du sens de « rivière qui se jette dans la mer »). Fljót correspondrait mieux pour la forme et pour le sensQuitte à imaginer une influence de plusieurs étymons différents, il convient sans doute davantage de proposer l'ancien scandinave fljót « (grande) rivière, fleuve », qui aurait été influencé phonétiquement par flóð « flux, marée, flot » à l'origine du mot français flot au sens de « marée montante », ce terme plus spécialisé s'étant perpétué dans la langue courante, en outre, il semble que l'ancien français connaissait une forme fluet « fleuve, flot » attesté au milieu du in CNRTL : étymologie de flot (1) . Certes, phonétiquement, il explique difficilement les formes anciennes en -flet, -fluet, -fleth que l'on retrouve aussi pour les autres noms en -fleur. Quant au vieil anglais flōd « flux, marée, flot » (> anglais flood, même sens) proposé dans la seconde hypothèse, il ne se justifie pas davantage pour des raisons analogues.