Charles Lacoste, né le à Floirac et mort le à Paris, est un peintre français.

Biographie Il est né à FloiracMusée d'Aquitaine, Bordeaux, 2000 ans d'histoire : Catalogue, , Musée d'Aquitaine, 1971, .. Fils d'Édouard, un comptable bordelais et d'une mère créole, il rencontre dès le lycée le futur poète Francis Jammes et Gabriel Frizeau, grand collectionneur d'Odilon Redon, Eugène Carrière, Monticelli, Rouault mais aussi de Paul Gauguin avec D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Sa formation est celle d'un autodidacte. De 1890 à 1893, il accomplit son service militaire. De 1894 à 1897, il fait plusieurs rencontres importantes : Charles de Bordeu, André Gide, Arthur Fontaine, les frères Rouart et le compositeur Henri Duparc.

De fréquents séjours à Londres marqueront sa vision de la nature d'une mélancolie brumeuse. Refusé à la Société des amis des Arts de Bordeaux, il apparaît en public en 1898 au Salon de La PlumeLa Plume, , 1902, ., revue qui vient de publier son article « La Simplicité en peinture » puis expose en octobre au Salon des Cent. Il s'installe à Paris et de 1901 à 1914 il expose aux Indépendants. Membre fondateur du Salon d'automne, dont il est exposé jusqu'en 1956, il expose également au Salon de la Libre Esthétique à Bruxelles en 1907 et au Salon de la Toison d'Or de Moscou en 1908Maurice Boudot-Lamotte, Donation M.J. Boudot-Lamotte, Musée départemental de l'Oise, 1979, ..

Ses paysages sont proches des compositions de Félix Vallotton et de Maurice Denis.

Par un procédé de simplification et une sorte de naïveté voulue, Lacoste, fidèle à la tendance idéaliste, trouve des sujets d'émerveillement ou de rêverie parfois inquiétante dans les atmosphères brumeuses et hivernales qui permettent à l'artiste de simplifier les formes réduites à des formes indécises et de transfigurer la réalité quotidienne.

Il épouse en septembre 1904 la musicienne et chanteuse Jeanne Veillet-Lavallée, sœur de son ami d'enfance Charles. Ils auront deux enfants, Francis en 1905 et Marie-Chantal en 1918.

Durant la Première Guerre mondiale, il est caporal à Vendeuvre puis brigadier à Paris.

Charles Lacoste a vécu à Monein, puis à Pardies, où une rue et l'école primaire communale portent son nom. Il est inhumé au cimetière de Pardies. Une statue en bronze, due au sculpteur Nicolas Kennett et représentant Charles Lacoste, orne la place Carreño à Pardies depuis 1992..

Œuvres Ses tableaux sont exposés au musée d'Orsay, musée d'art moderne, dans les communes d'Autun, Beauvais, Bordeaux, Brest, Dieppe, Gray, Honfleur, Laon, Nancy, Pau, Poitiers, Roanne, Saint Denis de la Réunion, Saint Quentin, Soissons, Toulouse, Vernon, Moscou, Saint-Pétersbourg.

Vers, 1893, illustrations d'un recueil de Francis James Londres, Sloane Street, 1894 Personnages sous la pluie à Bordeaux, 1893, musée du Prieuré La Seine au Pont des arts, 1902 La main d'ombre, 1896, musée d'Orsay Village dans la montagne, 1910, musée d'Orsay Commande pour le Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, 1930, perdue Avril à Saint-Cloud, huile sur toile marouflée sur chêne, de haut × de long, musée Léon-Dierx. Le Pont de pierre sous la pluie en 1893. Marronniers en fleurs à Paris, 1900, huile sur carton, 69,5 x 100 cm, musée des Beaux-Arts de BrestNotice de la base Joconde. Ciel pommelé sur la ville, 1903, huile sur toile, 54 x 43 cm, musée des Beaux-Arts de BrestNotice de la base Joconde. Soleil de fin d'hiver dans les quartiers neufs de Paris, 1905, huile sur toile, 67 x 92 cm, dépôt du musée d'Art Moderne, Gray (Haute-Saône), musée Baron-Martin. Étude de nuages, huile sur toile, 1897, 27 x 41 cm, Musée de Dieppe, Dieppe Gouffre - Falaises d'Obeval, huile sur toile, 1902, 92.5 x 67.5 cm, Musée de Dieppe, Dieppe Des gravures jusqu'en 1951.

Certains de ses tableaux, dont Le Pont de pierre sous la pluie, sont exposés, en été 2020, lors de l'exposition Nuits électriques au Muma-Musée d'art moderne André-Malraux du Havre..

Son activité artistique comprend également les décors de La brebis égarée de Francis James et Darius Milhaud (1913), le carton de tapisserie Paysage. La Dordogne (1921) ou la décoration de l'escalier Est du palais du Luxembourg (1928).

Il rédige plusieurs articles sur des artistes contemporains, comme un hommage à Odilon Redon en 1912 dans La Vie et des Notes sur la peinture en 1958.

Bibliographie Peintres de races de Marius et Ary Leblond, 1909

Notes et références

Liens externes

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