vignette|La taille des filets et des mailles, le respect des quotas, la prise en compte de la vulnérabilité des populations, l'impact sur les habitats, oiseaux, tortues et l'écosystème marins sont des critères importants pour le MSC..

Le (en français « Conseil pour la bonne gestion des mers », abrégé en ) est un label souhaitant garantir au consommateur — par une certification indépendante et tierce-partie — que les produits de la mer du label ont été pêchés durablement, en respectant les stocks de poissons et les écosystèmes marins.

Le label fait l'objet de critiques fréquentes de la part d'organisations non gouvernementales de protection de l'environnement marin qui le trouvent trop laxiste.

Historique Le MSC a été créé à la suite de l’effondrement de la pêcherie de morue de Terre-Neuve en 1992. En 1995, le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l’entreprise Unilever lancent une initiative conjointe visant à élaborer une certification destinée à promouvoir la pêche durable.

En 1996, les deux organisations officialisent leur collaboration par une déclaration d’intention en faveur de la mise en place de critères internationaux pour évaluer la durabilité des pêcheries. Le MSC est ensuite fondé en 1997. à Londres comme organisation indépendante à but non lucratif, avec pour objectif de promouvoir la gestion durable des ressources marines..

En 1998, l’organisation publie ses premiers « Principes et critères pour une pêche durable » à l’issue de dix-huit mois de consultations internationales associant chercheurs, experts et acteurs du secteur. Ce référentiel devient la base scientifique et environnementale de l’évaluation des pratiques de pêche. Le programme de certification entre en vigueur en 1999 avec l’évaluation des premières pêcheries selon ces standards. La même année, le MSC engage des travaux sur une norme de traçabilité, destinée à assurer l’intégrité des produits de la mer certifiés tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Des distributeurs européens tels que Marks & Spencer, Sainsbury's et Lidl figurent parmi les premiers à ne proposer que des produits certifiés MSC.

À la fin des années 2000, 38 % des pêcheries étaient certifiées et 88 autres en cours d’évaluation, ce qui représentait 7 % de l’ensemble des ventes de produits de la mer issus de la pêche sauvage. Elles étaient situées principalement en Europe, en Amérique du Nord et au Japon.. En 2018, le MSC a mis en place le Fonds d'appui pour la pêche durable, qui finance des projets scientifiques pour améliorer les pratiques de pêche afin de les rendre plus durables..

Depuis, l’organisation a étendu ses activités à l’échelle internationale.. En 2024, 550 pêcheries sont certifiées MSC dans 66 pays, ce qui représente 19 % des captures mondiales de poissons sauvages..

Organisation Le MSC, dont le siège social est basé à Londres., dispose de bureaux régionaux dans plusieurs pays à travers le monde pour coordonner ses programmes localement, notamment en France..

Financements Le MSC est une organisation à but non lucratif, financée principalement par la redevance d'utilisation du label, et pour une part plus faible par des donateurs, fondations et mécènes..

Processus de certification Le référentiel de certification mis en place par le MSC est développé en consultation avec des scientifiques, des représentants de l'industrie de la pêche et des ONG. L’évaluation des pêcheries repose sur 3 principes : bonne santé du stock de poisson pêché, impact environnemental minimisé, et respect des lois en vigueur. Pour obtenir la certification MSC, une pêcherie doit faire évaluer ses pratiques par un organisme certificateur indépendant.. La pêcherie est alors soumise à un audit initial d’une durée moyenne de douze mois. Si elle obtient la certification elle sera soumise à un suivi annuel durant les 5 années de certification, et devra démontrer la mise en place d’améliorations pour atteindre un niveau plus élevé de durabilité..

Le label MSC pêche durable est affiché sur les produits de la mer provenant des pêcheries certifiées..

Critiques Daniel Pauly, directeur du Fisheries Centre de l'université de Colombie-Britannique (Canada), affirme qu'acheter des poissons issus d'une pêche certifiée « durable » n'est pas une réelle garantie que l'espèce consommée n'est pas en danger... Il remet en cause le fonctionnement du Marine Stewardship Council (MSC), le principal label garantissant « une pêche durable et bien gérée » dans le monde. Selon lui le MSC apporte sa caution à des pêcheries industrielles destructrices de l'environnement. Dans le cas du colin d'Alaska, la plus grande pêcherie certifiée MSC dans le monde, le stock en mer de Béring a diminué de 64 % entre 2004 et 2009. Le stock de merlu du Cap, également certifié, a décru de 89 % depuis la fin des années 1980. Ces critiques sont partagées par des organisations de protection de l'environnement, comme Greenpeace, le Pew Environment Trust et de nombreux scientifiques.., qui jugent également le MSC trop laxiste.

Certaines organisations non gouvernementales vont plus loin et remettent complètement en cause l'intérêt d'un tel label. Ainsi, l'association BLOOM n'hésite pas à dire, à la suite de la certification d'une pêcherie qu'elle estime être , que ..

Le MSC réfute ces accusations, qu’il juge « mensongères », rappelle que son référentiel repose sur « des critères stricts, techniques, scientifiques et robustes », et que la certification est conduite par une tierce partie indépendante..

En 2021, le film Seaspiracy critique le MSC pour son inefficacité à réduire les dégâts causés par la pêche industrielle, dont il ne contribue qu'à aménager l'acceptabilité..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Claire Christian, David Ainley, Megan Bailey, Paul Dayton, John Hocevar, Michael LeVine, Jordan Nikoloyuk, Claire Nouvian, Enriqueta Velarde, Rodolfo Werner, Jennifer Jacquet (2013). A review of formal objections to Marine Stewardship Council fisheries certifications. Biological Conservation, 161, 10-17. Constance, D. H., et Bonanno, A. (2000). Regulating the global fisheries: The world wildlife fund, unilever, and the marine stewardship council. Agriculture and Human Values, 17(2), 125-139. Cummins, A. (2004). The Marine Stewardship Council: A multi-stakeholder approach to sustainable fishing. Corporate Social-Responsibility and Environmental Management, 11(2), 85 (résumé). Fowler, P., et Heap, S. (1998). Learning from the Marine Stewardship Council: A Business-NGO Partnership for Sustainable Marine... Greener Management International, (24) (résumé). Fowler, P., et Heap, S. (2000). Bridging troubled waters: The marine stewardship council. In Terms for endearment: Business, NGOs and sustainable development (Vol. 135, No. 148, pp. 135-148). Greenleaf Publishing in association with GSE Research. Foley, P. (2012). The political economy of Marine Stewardship Council certification: Processors and access in Newfoundland and Labrador's inshore shrimp industry. Journal of Agrarian Change, 12(2‐3), 436-457 (résumé). Foley, P. (2013). National government responses to Marine Stewardship Council (MSC) fisheries certification: insights from Atlantic Canada. New Political Economy, 18(2), 284-307. Gale, F., et Haward, M. (2004, September). Public accountability in private regulation: Contrasting models of the Forest Stewardship Council (FSC) and Marine Stewardship Council (MSC). In Australasian Political Studies Association Conference, University of Adelaide (Vol. 29). Goyert, W., Sagarin, R., et Annala, J. (2010). The promise and pitfalls of Marine Stewardship Council certification: maine lobster as a case study. Marine Policy, 34(5), 1103-1109 (résumé). Gulbrandsen, L. H. (2009). The emergence and effectiveness of the Marine Stewardship Council. Marine Policy, 33(4), 654-660. Howes, R. (2008). The marine stewardship council programme. Seafood Ecolabelling: Principles and Practice, 81-105 (résumé). May, B., Leadbitter, D., Sutton, M., et Weber, M. (2003). The Marine Stewardship Council (MSC). Eco-labelling in Fisheries: What is it all about?, 14-33 (résumé). Council, M. S. (2012). MSC Certification Requirements. Martin, S. M., Cambridge, T. A., Grieve, C., Nimmo, F. M., et Agnew, D. J. (2012). An evaluation of environmental changes within fisheries involved in the Marine Stewardship Council certification scheme. Reviews in Fisheries Science, 20(2), 61-69 (résumé). Owens, C. M. (2008). Sustainable seafood labeling: An analysis of the marine stewardship council. Graduate School of international relations and pacific studies. University of California, San Diego, IR/PS Case, 07-02. Peacey, J. (2001). The Marine Stewardship Council fisheries certification program: Progress and challenges, Université d'Oregon. Ponte, S. (2006). Ecolabels and fish trade: Marine Stewardship Council certification and the South African hake industry. Trade Law Center for Southern Africa, Working Paper, 9. Ponte, S. (2012). The Marine Stewardship Council (MSC) and the making of a market for 'sustainable fish'. Journal of Agrarian Change, 12(2‐3), 300-315 (résumé). . .

Articles connexes WWF Forest Stewardship Council Aquaculture Stewardship Council (Conseil pour la bonne gestion de l'aquaculture) Surpêche Pêche durable Développement durable

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